Comme je l'ai déjà abordé dans 2 de mes précédents articles (le biocrunch et le biocrunch à la ferme) le nombre d’espèces vivantes (aussi bien végétales qu’animales) est en train de s’effondrer à vitesse grand V. Les raisons de cet effondrement sont parfois complexes. Le fond des Nations-Unies pour l’agriculture ainsi que l’Europe au travers de plusieurs directives encouragent la sauvegarde de diverses espèces pour assurer la sécurité alimentaire de la population mondiale. Jusqu’à là, me direz-vous tout va bien, les choses évoluent dans le bon sens…
Eh bien non ! Les limites de l’absurdité viennent d’être franchies par la justice.
Depuis quelques années, une association (kokopelli) œuvre pour préserver les semences en voie de disparition afin que celles-ci ne se perdent pas. Le travail de cette association est un véritable travail de fourmi. Cependant, cette association vient d’être condamnée en appel pour lui interdire de vendre ces variétés entièrement naturelles et consommées de tout temps par l’homme.
Le pourquoi du comment peut être lu dans ce communiqué, mais pour ceux qui veulent un résumé rapide : le travail de cette association gêne énormément la prise de monopole des producteurs de semences OGM et hybrides.
De plus, Il faut savoir que cette association avait été relaxée en première instance, mais la cour d’appel a choisi de donner raison aux industriels. L’association n’a d’autre choix que de se pourvoir en cassation.
Pour aider cette association, nous pouvons signer une pétition en ligne contre l’aliénation des semences par les industriels.
Voici cette pétition
La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité.
L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs.
Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir.
- Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain,
- Conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples,
- Je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte.
- Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie.
En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures.