Être le changement que nous voulons voir dans le monde. Gandhi.
J’affirmais dans un précédent article que je croyais profondément que l’être humain était bon, et je précisais que je détaillerai ce point de vue dans un prochain article. C’est donc le sujet du jour:
L’homme est-il bon par nature?
En interrogeant google, on s'aperçoit que cette question en taraude plus d’un. Je n’ai certes pas la prétention d’apporter une réponse définitive à cette question, j’ai juste envie de partager ma conviction. Car c’est une conviction! Si je n’en étais pas convaincu, ce blog n’aurait certainement jamais vu le jour.
Inconsciemment, même si nous ne le disons pas, lorsque nous disons que l’homme est bon ou mauvais, cela sous-entend toujours bon ou mauvais envers les autres êtres vivants qu’ils soient humains ou animal. Quelqu’un qui ne fait de mal à personne est d’office qualifié de bon. A l’inverse, dès que l’on nuit à autrui sous quelques formes que ce soit, il devient difficile d’être rangé du côté du bien. Être bon ou mauvais relève donc de notre relation aux autres.
Alors qu’est-ce qui nous motive à agir avec de la haine?
Là encore, les réponses ne sont pas simples et je pense que chacun d’entre vous à ses propres réponses. En tout cas, le constat que je fais, c’est que nous passons notre temps à nous diviser, nous classer dans des catégories, des groupes. On pourrait simplement tous se considérer comme des êtres humains, mais on préfère se diviser en race, en nationalité, en groupe avec une quelconque spécificité comme la religion, la culture, les choix politiques ou simplement les goûts ou l’orientation sexuelle.
De ces divisions naissent les tensions entre nous. Nous ne voyons plus l’autre comme un semblable, quelqu’un qui pourrait nous sauver la vie par le don de son sang ou d’un organe, mais voyons l’autre comme un rival. Rivalité que nous entretenons par une compétition journalière que notre société nous impose. Il faut toujours se comparer aux autres et plus encore les dépasser. Il ne faut pas être heureux, il faut être plus heureux que les autres, il ne faut pas être à l’aise, mais plus riche que les autres. Si l’autre est meilleur, nous ne savons pas être content pour lui, nous préférons la jalousie. L’autre nous permet de nous situer, et c’est un paradoxe, nous avons besoin de l’autre, mais nous le voulons moins fort, moins riche, moins heureux. Nous nous focalisons sur notre bien-être et notre bonheur, en faisant total abstraction de ce que peut ressentir l’autre. Sa souffrance n’a pas de réalité particulière, seul compte notre douleur, nos frustrations qu’il faut absolument faire disparaître.