Être le changement que nous voulons voir dans le monde. Gandhi.
Souvent lorsqu’on rencontre un ami dans la rue ou ailleurs, on s’arrête, on discute on rigole et on se dit au revoir le sourire aux lèvres. Aussi surprenant que
cela puisse paraître, ce sourire ne disparaît jamais tout de suite. On l’emporte avec nous, il nous accompagne quelques instant encore, car notre visage ne serait revenir instantanément à
l’expression fermée qui était peut-être la notre avant la rencontre. C’est un fait, souvent nous marchons le visage fermé. Que ce soit dans la rue, le métro ou le train, notre visage à tendance à
se fermer comme si nous voulions être le plus neutre possible. Nos relations avec les autres se limitant à s’éviter pour ne pas se bousculer.
Fort heureusement, cette fermeture n’est pas aussi ferme que ça, et les occasions ne manquent pas pour la faire disparaître quelques instants. Par exemple, lorsque nous sommes en voiture et que
nous nous arrêtons pour permettre à une personne de traverser ou une voiture de pouvoir s’engager, nous sommes souvent remercié par un large sourire, un geste de la main amical, qui pendant
quelques instant encore maintiendra les protagonistes dans une sorte d’attitude mentale positive. On oublie les soucis quelques secondes pour vivre cette petite émotion passagère échangée avec un
inconnu. Ce n’est pas grand chose, mais lorsque nous sommes dans un état d’esprit plutôt positif, nos réactions sont en générale plus saine ou plus humaine.
Par exemple, si un homme apprend au réveil que sa femme le quitte, ou/et qu’il est licencié et que marchant dans la rue une jolie fille lui marche malencontreusement sur le pied avec son talon
aiguille, il y a de fortes chances que sa réaction soit plutôt désagréable: “tu peux pas faire attention espèce de ....., regarde où tu marches”. A l’inverse, si ce même bonhomme viens de gagner
au loto ou que sont amie vient d’accepter sa demande en mariage, à la même situation il risque de réagir de façon bien différente: “ Ce n’est pas grave, je vous en prie, ce n’est rien”. Le tout
dit avec un grand sourire. C’est souvent ainsi que nous fonctionnons. La façon dont nous réagissons aux situations que nous vivons sont largement dépendantes de l’état d’esprit dans lequel nous
nous trouvons. Les situations sont souvent neutres, et c’est avec notre état d’esprit que nous les colorons.
C'est peut-être idiot idiot, mais je crois beaucoup à ces petits riens qui font beaucoup. Dans les grandes métropoles où nous nous croisons sans cesse, j’ai la conviction que ces petits gestes
anodins comme par exemple laisser passer quelqu’un, aider une personne, ramasser un objet que quelqu’un a laissé tomber, nous aident à nous respecter, nous entraider, à nous maintenir dans un
état d’esprit plutôt positif qui fait que nos réactions sont plus saines. Bien sûr on a pas toujours un stylo à ramasser ou une personne à laisser passer, mais nous pouvons toujours faire
l’effort d’avoir un visage ouvert, un visage naturellement souriant plutôt qu’un visage fermé et triste. Ça fait du bien à soi et ça fait du bien aux autres. Car nous sommes en perpétuelle
interaction avec les autres, le sourire est communicatif, l’indifférence aussi. Alors à choisir, il vaut mieux transmettre la joie. C’est notre contribution personnelle à l’état d'esprit
général.