Alors que EXXONMOBIL dépense sont argent pour financer les scientifiques afin qu’ils réfutent la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique, Mr Branson, le patron emblématique de Virgin choisi une voie plus constructive. En effet, Mr Branson, pardon Sir Branson, offre 25 millions de dollars à qui trouvera une solution pour réduire d’au moins 1 milliard de tonnes par an les émissions de CO2.
On ne peut que se réjouir d’une telle initiative, mais elle montre à quel point notre société est ambiguë... Sir Branson est également le patron d’une compagnie aérienne, et quand on connaît les émissions de CO2 du au transport aérien... On pourrait simplement se dire qu’en renonçant à une partie du trafic aérien, l’objectif est assez facile à atteindre... Il faut savoir que le trafic aérien n’est pas pris en compte dans le protocole de Kyoto.
Ça semble surprenant, mais personne a réussi à résoudre le casse-tête: qui pollue quand un avion vole?. Le pays propriétaire de la compagnie aérienne, le pays des passagers, le pays de la destination, le pays d’arrivée. Personne ne tombant d’accord, le trafic aérien international a tout simplement été mis de côté par le protocole de Kyoto. Pourtant c’est loin d’être un aspect négligeable de la pollution humaine. Le lendemain des attentats du 11 septembre, tous les vols ont été supprimés aux Etats-Unis. Ce qui a conduit à une augmentation de 1 à 2 degrés de différence de température entre le jour et la nuit aux USA. Certes, difficile de tirer des conclusions de ces mesures ponctuelles, mais le constat n’étonne personne parmi les scientifiques.
Quoi qu’il en soit, je dis bravo Mr Branson pour votre initiative, même si vous contribuez de manière significative aux émissions de CO2, vous ne fuyez pas vos responsabilités comme EXXONMOBIL qui pourtant gagne encore beaucoup plus d’argent que vous. Les solutions ne pourront être trouvées que si les énergies sont orientées dans le bon sens. Il est donc préférable de solliciter l’intelligence humaine pour qu’elle réduise les émissions plutôt que de l’user à démontrer que l’activité humaine n’est pas responsable du réchauffement climatique.