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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 00:01
C’est certainement l’envie d’une vie meilleure qui a conduit l’homme à vivre en société. Ainsi, il pouvait faire face au danger à plusieurs, se reposer pendant que d’autre veillaient, se partager les tâches comme la cueillette, la chasse, la cuisine, la construction d’abri, s'occuper des plus jeunes etc. Ce système a très vite montré son efficacité pour améliorer la vie de chaque membre du clan. L’individu se sentait appartenir à un groupe et la notion d’entraide en assurait la cohésion. La société devenant de plus en plus évoluée, les activités se multiplièrent. Chacun avait une activité spécifique, on rendait service à la communauté, et la communauté apportait sécurité et confort en échange.

Au fil du temps, cet échange a évolué. Quand le chasseur partageait sa viande avec l’agriculteur, l’agriculteur n’était pas forcement capable de lui rendre service immédiatement. La récolte n’ayant pas encore eu lieu. De même, si celui qui faisait l’élevage demander une aide pour refaire sa hutte, la personne qui venait l’aider n’avait pas forcement besoin d’un fromage tout de suite ou même, n’en avait pas envie.

C’est pour rendre le troc plus souple que l’homme inventa la monnaie. On donna une valeur aux choses, on matérialisa ensuite cette valeur avec des coquillages ou autre, et plutôt que de s’échanger des services, on échangeait un service contre de la monnaie, avec laquelle on pouvait ensuite obtenir le service de son choix. L’idée était révolutionnaire. Toutefois, les fondements de la vie en société restaient les mêmes. Les hommes bénéficiaient des avantages de la société en échange d’une solidarité sans faille.

En fixant une valeur juste des choses, la réserve de monnaie que chacun pouvait constituer était l’image des services qu’il avait rendu. On aurait très bien pu continuer ainsi, la monnaie n’étant qu’un moyen pour s’échanger des services au sein d’une société basée sur la solidarité de ses membres.

Quelques milliers d’années plus tard, les sociétés humaines ont bien changé... La monnaie n’est plus un moyen mais une fin en soi. Accumuler de la monnaie est devenu le but d’une vie. Les valeurs humaines qui soudaient les sociétés par le passé ont complètement disparu au profit d’un seul but: s’enrichir. L’argent a réveillé et développé les sentiments les plus bas de l’homme, l’égoïsme, l’avidité, la jalousie. Le sort de nos semblables est devenu dérisoire au regard de notre volonté d’enrichissement.

Aujourd’hui, l’Afrique meure du SIDA. L’Afrique aurait les moyens de produire des médicaments génériques pour faire face à ce fléau. Mais on trouve plus juste de leur interdire car cela pénaliserait les profits des sociétés pharmaceutiques qui détiennent les brevets de ces médicaments. On accepte sans réagir des millions de morts pour un profit. La liste est malheureusement longue, je ne prends qu’un exemple pour illustrer la dérive de nos société. Chaque années, des millions d’êtres humains meurent parce que l’argent n’est plus un moyen mais une fin. C’est devenu normal de se dire qu’une personne meure parce qu’elle n’a pas d’argent.

L’argent est et doit rester un moyen pour le bien de tous. La société n’est plus un clan, la société c’est l’humanité entière. Nous devons utiliser notre intelligence non pas pour s’enrichir ou faire la guerre, mais pour trouver la façon de faire vivre le mieux possible le plus grand nombre d’individus. Il nous faut impérativement redonner à la société des valeurs humaines comme l’altruisme, la solidarité, la compassion. Nous devons nous interroger sur la société que nous voulons pour demain. Nous interroger sur les valeurs que nous voulons partager. Car une société humaine se construit à partir de valeurs humaines.
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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 09:08
Personne n’est dupe, Noël est devenu au fil du temps une fête commerciale. Mais bizarrement, celle-ci garde quelque chose de magique, d’indéfinissable qui la rend si particulière. C’est peut-être ce qu’on appelle la magie de Noël. Pendant cette période, nous nous consacrons vraiment aux autres, nous avons vraiment à coeur de faire plaisir à ceux qu’on aime.

Certes, l’agitation qui précède Noël, la course aux cadeaux ajoute un peu de stress, mais globalement, on peut dire que les gens sont plus généreux pendant cette période. C’est d’ailleurs le moment où l’on donne le plus aux associations caritatives. C’est comme si le coeur s’ouvrant un peu plus que d’habitude, l’amour qui en découle va au-delà du cercle de nos proches. Pendant quelques jours, les autres comptent plus que nous-même.

Puis vient le moment où les gens se retrouvent et les cadeaux s’échangent. Et là c’est encore plus magique. Malgré le bonheur de recevoir des cadeaux, ce que nous voulons surtout c’est que les cadeaux que nous offrons fassent plaisir. Et pour une fois, pas vraiment par orgueil. Simplement pour avoir la satisfaction d’avoir réussi à faire plaisir, avoir réussi à rendre un proche heureux. La surprise et la joie qui se manifestent à l’ouverture du cadeau est notre plus belle récompense.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, dès qu’on se préoccupe un peu plus des autres et qu’on cherche à leur faire plaisir et les rendre heureux, la magie est la même on reçoit autant de bonheur que celui qu’on donne. Cet échange d’émotion nous fait un bien fou.

Aussi complexe que soit notre façon de penser, une chose est sûre, nous ne pouvons pas éprouver de l’amour et de de la haine (ou de la colère) au même instant. On arrive bien sûr à éprouver l’une ou l’autre de ces émotions à des moments différents, mais les éprouver ensemble au même instant n’est pas possible. Et c’est bien ça la magie de Noël. Préoccupé par l’envie de faire plaisir et de rendre heureux, nous sommes libéré de nos pensées névrotiques de colère et de haine. Débarrassé momentanément de ces poisons de l’esprit, notre vie est bien plus agréable, et notre esprit glisse vers une certaine paix.

De même que la lumière chasse d’un coup l'obscurité, les pensées altruistes et bienveillantes chassent les pensées égoïstes et plein de haine aussi facilement.

Vous savez, je crois que ça marche aussi les autres jours que Noël...




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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 00:01
Qui n’a jamais rêvé de changer de vie? Nous sommes beaucoup à avoir voulu un jour changer de vie. Et tout autour de la planète, une multitude d’êtres ferment les yeux et rêvent à une vie nouvelle. Pour certain, c’est changer de métier, changer d’endroit, changer les conséquences d’une erreur passée, mais pour beaucoup, c’est simplement rêver à un avenir meilleur. Ce désir d’avenir (sans faire de référence politique) brille encore plus dans les yeux des enfants. Les enfants sont la plus belle ressource de la planète, celle qui peut tout changer si tenter qu’elle puisse avoir accès à un minimum d’éducation.

Notre société est pleine d’injustice, mais parfois elle sait faire preuve d’une belle solidarité. Des hommes et des femmes touchés par la souffrance des autres mettent en place de véritables ponts entre les pays développés et les pays pauvres. Des ponts qui relient des êtres à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Je veux parler du parrainage, de la chance que nous avons de pouvoir aider un enfant du bout du monde.

Malheureusement, ces ponts sont peu fréquentés, et si tout les gens qui ont les moyens de le faire le faisaient, nous changerions vraiment la face du monde. Mais l’homoconsomus que nous sommes peine à franchir le pas de la générosité et de la solidarité. On sait jamais, nous pourrions avoir besoin des poussières d’euros nécessaires à parrainer un enfant. Mais pas question de passer pour un radin, nous avons élaboré une multitude de stratégies pour se justifier de ne pas le faire... La plus classique: “Moi j’aimerai bien donner, mais tu ne sais pas où va l’argent. Si ça se trouve tu donnes et tu engraisses un escroc au passage”. C’est peut-être vrai, mais n’est-ce pas ce que nous faisons tous les jours? Quand on achète un parfum, on engraisse l’industrie du luxe et on le sait. On prend un abonnement téléphonique, les opérateurs abusent et on le sait, la liste est longue mais cela ne semble gêner personne. Certain vont même réciter par coeur le scandale de l’ARC, qui à lui seul a anéanti le travail d’une foule d’ONG honnêtes. Notre intelligence a pu efficacement être mise à contribution pour inventer toute une foule d’excuses aussi originales les unes que les autres. La main bien refermée sur notre porte-monnaie, nous nous réjouissons d’avoir pu cacher notre radinerie par notre argumentaire de génie.

C’est vraiment dommage, car le parrainage d’un enfant est vraiment quelque chose de facile, à la portée de beaucoup de bourses, et qui apporte beaucoup plus que ce que l’on donne. Nous avons ici et maintenant le pouvoir de changer la vie d’un enfant, de lui assurer une éducation de base, un avenir meilleur. Par cet acte, nous nous montrons solidaire, nous retrouvons nos vraies valeurs. Celles qui ne sont pas cotées en bourse. Pour certains, c’est même une façon de reconnaître la responsabilité que nous avons dans la pauvreté de beaucoup de pays du monde. Un juste retour des choses. On change la vie d’un enfant et voilà que notre vie change. On reçoit des lettres du bout du monde pleine de chaleur, de joie et d’affection. Nous tissons des liens fraternels entre les peuples.

Au final, le parrainage nous permet de changer DEUX vies
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 00:01
Nous avons réussi à construire une société moderne, hi-tech et confortable et aussi bien que cette société puisse être, elle souffre d’un véritable défaut. elle n’est pas accessible à tout le monde. Ceux qui en jouissent côtoient rarement ceux qui en sont exclut. C’est même pire que ça, les premiers ne font plus attention aux seconds qui deviennent comme invisible. De temps en temps, quand l’esprit n’est pas occupé par les prochaines vacances à préparer ou la dernière console de jeux à acheter, il arrive que des images de pauvreté interpellent et frappent les consciences. On se dit qu’il faudrait faire quelque chose pour ces malheureux. Pensée éphémère qu’on balaie en se disant qu’on ne va pas s’excuser d’être riche!

Puis, viennent les dîners, les soirées entre amis, les réunions mondaines. Une multitude d’occasions pour se mettre en valeur, exposer sa réussite et montrer sa noblesse de coeur. Pour cela on se vante de quelques bonnes actions. Mais de quelles bonnes actions il s’agit..? Pour beaucoup cela se limite à dire: “Moi je ne jette pas, je donne aux pauvres!”. Voilà à quoi se résume la solidarité de nos jour. On passe pour généreux si à la place de jeter ce qui n’a plus grâce à nos yeux on le donne. On s'enorgueillit d’avoir laisser un sac de vieux vêtement aux associations caritatives plutôt que de l’avoir jeter. La bonne conscience est sauvée. On aurait pu le jeter, mais non, on s’est montré bon seigneur et on l’a donné.

Vu du côté des plus démunis, c’est une bonne chose, c’est mieux que rien. Mais vu du côté humain, c’est différent, le confort moderne nous à fait perdre toute humanité. Nous avons abandonné nos valeurs humaines pour le matérialisme. Fort heureusement nous avons gardé suffisamment de condescendance pour faire du tri sélectif et donner ce que nous aurions pu jeter sans aucun état d’âme. Mais de la compassion nous n’en avons plus. Nous ne partageons plus le pain frais avec celui qui est dans le besoin, nous ne lui laissons que le pain rassit. Celui qu’on avait gardé pour être sur de ne pas manquer et qu’au final nous n’avons pas mangé. Les pauvres ne méritent que nos poubelles.

Donner au lieu de jeter, ce n’est pas bien, c’est simplement normal pour quiconque se prétend humain. Ça ne mérite même pas qu’on en parle ou qu’on s’en vante tellement se geste doit être naturel. La solidarité c’est de renoncer à quelque chose pour l’offrir avec le coeur. C’est faire l’effort d’ouvrir son porte-monnaie à défaut d’ouvrir son coeur parce qu’on réalise que nous n’avons pas tous la même chance.

Puisque Noël approche, retrouvons un peu d’humanité, retrouvons nos valeurs de générosité offrons autre chose que nos poubelles.
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