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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 19:29
En faisant ma petite visite des blog amis, j’arrive sur le blog de Christian Julia. Son article du jour concerne un appel à l’aide pour une petite fille malade. Comme je le fais à chaque fois je fouille un peu pour savoir de quoi il en retourne. J’apprends donc qu’il s’agit d’un groupe d’enfants malades, qui bénéficiait depuis quelques temps d’un traitement offert par un laboratoire pharmaceutique, et qui soudainement s’est retrouvé abandonné par le dit laboratoire, qui juge l’affaire non rentable... Je recherche donc quel est le laboratoire fabricant le médicament nécessaire aux enfants, il s’agit du laboratoire suisses Actelion. J’apprends également que la rentabilité financière de ce laboratoire est bien au rendez-vous (bénéfices net pour l’année 2006: 241 millions de francs suisses), mais en parcourant leur site et leurs documents, on se rend très vite compte que profit et rentabilité sont les seuls mots que les dirigeants ont à la bouche. J’en viens à me demander pourquoi dans ce cas, ils se sont lancés dans cette aide envers ce groupe d’enfants, je ne trouve rien de probant, si ce n’est que le laboratoire s’est lancé en 2006 à l'évaluation de 8 médicaments au travers de 25 projets dont faisait certainement parti ce groupe d’enfants.

Le laboratoire a donc commencé par donner les médicaments aux enfants, puis dès que les premiers résultats positifs furent obtenus à la moitié du traitement, il est devenu inutile pour le laboratoire de continuer à offrir ses gélules. Il a donc mis fin à son aide et réclame maintenant 84 Euros HT par gélule (il faut à chaque enfant 3 gélules par jour) à ceux qui veulent poursuivre le traitement jusqu’à sa fin

Inutile de vous dire ce que je pense de ce cher laboratoire et des hommes qui le contrôlent. De toute façon je l’ai dit dans le titre. Comment la recherche du profit peut nous faire perdre à ce point toute humanité? J’ai du mal à comprendre comment ces hommes ont pu en arriver là. Certes, ces dirigeants seront certainement félicités pour leur gestion parfaite, et la rentabilité des fonds investis, mais quand même? est-ce normal d’en arriver là?

Pour nous, aider ces enfants, ne nous rapportera rien, strictement rien. Ce ne sera même pas rentable, et pourtant je sais que plusieurs d’entre nous allons le faire. Nous le faisons parce que nous mesurons le caractère précieux de la vie humaine. Nous le faisons parce que nous réalisons qu’il n’existe aucun prix auquel un parent est capable de laisser mourir son enfant. Nous le faisons parce que nous réalisons l’espoir des parents au début du traitement et la déception qui a certainement été la leur après le lâche abandon du laboratoire. Nous le faisons parce qu’il nous reste l’humanité qui fait défaut aux dirigeants de ce laboratoire.

Le site pour aider Juliette et les autres enfants:

http://juliette.istres.free.fr/
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 20:53
Sur le site de Pierre Rabhi, Il y a une légende amérindienne que j’aime beaucoup.

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit « Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! » Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part ».



Eh bien récemment, ensemble, nous avons fait chacun notre part et nous avons fini par éteindre un feu de forêt...

Rappelez vous, en avril l’appel à l’aide lancé par Zezette qui cherchait 800 parrains pouvant donner 10 euros pour permettre à un projet de se réaliser. Eh bien c’est fait! La solidarité a fonctionné, regardez ici.

Bravo à tous!

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 22:30
Grâce à nos blogs, nous communiquons, échangeons, partageons bien au-delà de notre cercle de connaissance habituel. Nous découvrons des gens, leurs passions, leur vie, nous sympathisons, parfois même nous nous rencontrons et notre cercle d’amis s'agrandit. Nous faisons cela par plaisir de l’échange, pour l’enrichissement que procure les relations humaines.

Et puis parfois, parmi ces messages qui s’échangent, une main se tend pour réclamer de l’aide, un appel au secours. Une première main l’attrape, puis une deuxième et petit à petit une chaîne de solidarité se met en place. Le message se multiplie, se diffuse , les gens se lient pour espérer faire changer les choses.

Aujourd’hui, c’est un de ces message que je vais relayer, j’associe les lignes de mon blogs aux lignes de tous ceux qui ont entendu et relayé l’appel pour que la vie du petit Alexandre change. C’est vrai, ce n’est pas le seul à avoir besoin d’aide, et personne ne pourra à lui seul supprimer toute la misère du monde. Mais quand un appel arrive jusqu’à nous, c’est parfois l’occasion de faire un geste. Parfois l’occasion de se dire, tentons quelque chose.

en tant que bloggeur, nos moyens d’actions se résument essentiellement à relayer l’info et/ou envoyer une participation financière. Participation souvent modeste. Tellement modeste qu’elle représente souvent ce que nous aurions dépensé pour une bêtise, un livre qui ne nous plaira pas forcement, un gadget dont on va se lasser, une revue qu’on ne lira qu’une fois. Petite dépense que nous faisons pour éprouver une satisfaction, pour se faire plaisir. Pour ce prix dérisoire, il nous est donné d’éprouver un plaisir bien plus grand, une satisfaction hors norme, celle d’avoir été utile à quelqu’un, celle d’avoir sauvé une vie.

Et c’est ça aussi que permet nos blogs. Parce que nous sommes nombreux, nous n’avons pas grand chose à faire ou a donner. Parce que nous sommes nombreux, nos gouttes d’eau s’additionnent, notre effort aussi modeste soit-il s’associe à celui des autres et les choses deviennent possibles. A nous tous nous faisons renaître l’espoir.

Si vous voulez savoir de quoi souffre Alexandre et pourquoi il a besoin de notre aide.

Si vous voulez directement aller à la rubrique “comment aider”

Merci d’avance à tous ceux qui pourront faire un geste, aussi modeste soit-il.

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 23:01
Quelque soit l’origine qu’on lui donne, une création divine ou bien une succession d’heureux hasards, la vie n’est pas un jeu. La vie a quelque chose de magique. Si aujourd’hui on connaît les mécanismes qui engendrent la vie, personne ne peut dire pourquoi il y a la vie plutôt que rien. La vie est donc une chance pour quiconque la possède, et ce, quelque soit son espèce, qu’il soit homme ou animal. Mettre un terme à la vie par jeu, pour le spectacle ou le plaisir ne peut trouver de justification dans une société comme la notre où nos valeurs nous mettent à l’écart de nos pulsions les plus barbares.

Pourtant, aujourd’hui encore, alors que nous nous vantons de notre évolution, nous organisons encore des fêtes dont le seul but est de mettre en scène la souffrance et la mort. De quel droit pouvons nous prendre une vie simplement pour le plaisir? De quel droit pouvons nous penser qu’une vie a moins de valeur que la notre? La vie est le bien le plus précieux que nous ayons, nous les créatures vivantes toutes espèces confondues.  

Bien que créature vivante parmi les autres, l’homme se considère comme une espèce au dessus des autres. Après tout, pourquoi pas, nous sommes capables de sentiments d’une grande noblesse tel que la compassion ou l’altruisme. Nous avons défini ce qu’était un comportement humain et un comportement inhumain. Il y a des comportements que nous estimons indignes de notre condition d’être évolué. Supprimer la vie par pur plaisir en fait partie... Alors que nous avons trouvé le courage d’abolir la peine de mort de criminels, nous continuons à condamner des bêtes innocentes pour le plaisir du jeu. C’est dire l’idée que nous avons des autres espèces vivantes qui ne sont là que pour nous nourrir, nous vêtir ou nous divertir...

Où est l’art, la beauté, le courage dans une corrida? L’art de l’esquive? pourquoi pas. Mais pourquoi tuer le taureau après avoir montré sa capacité à l’esquiver? Comment oser dire que le taureau a autant de chance que l’homme? L’homme s'entraîne des jours et des jours pour apprendre à esquiver et tuer. Le taureau est élevé au contact des hommes qui lui procurent les soins dont il a besoin, comment imaginer que le taureau puisse réaliser que les hommes qui l’ont nourri, élevé et soigné vont soudainement se mettre à le tuer? Non, il ne réalisera que trop tard que ceux en qui l’animal avait mis toute sa confiance vont se transformer en bourreau.

Si il y a des comportements humains et d’autres inhumains, il ne fait aucun doute que la corrida appartient à la deuxième catégorie. Un spectacle de sang ne fait appel qu’à nos pulsions les plus barbares. Nos vraies valeurs sont le respect de la vie, notre humanité se révèle dans la compassion, dans notre volonté de ne plus accepter la souffrance inutile. Il est temps que nous abandonnions ces pratiques sanglantes pour continuer a évoluer vers notre idéal d’humanité. Nous avons réussi à abandonner les combats de gladiateurs et autres spectacles sanglants, il est maintenant temps de tourner la page de la corrida. Elle appartient à un autre âge. Il faut ranger l’épée et nous divertir de manière plus humaine.
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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 12:29
Je n’étonnerai personne en disant que le savoir est une force et qu’avoir accès à la connaissance donne un avantage certain. Je fais donc parti des gens qui pensent que le savoir doit être en accès libre et gratuit pour tous. C’est également le point de vue de la fondation WIKIMEDIA qui est une organisation à but non lucratif dont l’objectif est de partager une information libre avec chaque personne de par le monde et ce en plus de 200 langues. C’est la fondation WIKIMEDIA qui gère l’encyclopédie en ligne gratuite WIKIPEDIA, dont j’ai fait un lien dans mon précédent article pour présenter l’automatique.

Cette encyclopédie se veut un espace d’échange de toute les connaissances humaines dès l’instant qu’une personne est prête à partager ses connaissances. En effet, ce sont les gens comme vous et moi qui alimentent cette immense base de donnée. Si on fait une erreur il y a de forte chance qu’elle soit corrigée par quelqu’un d’autre. Est-ce fiable? La célèbre revue scientifique NATURE  c’est penché sur WIKIPEDIA et son concurrent de référence, la célèbre encyclopédie BRITANICA. Le verdict est simple. Il y a grosso modo autant d’erreur dans une encyclopédie que dans l’autre, avec un avantage certain pour WIKIPEDIA (en plus d’être gratuit) qui se corrige beaucoup plus vite que BRITANICA dès qu’une erreur est répertoriée. L’encyclopédie WIKIPEDIA

Cette liberté, a quand même un coût. Si sont accès est gratuit, il faut des serveurs pour héberger les millions de pages créées dans toutes les langues, il faut également assurer de la bande passante pour que les utilisateurs ne souffrent pas de temps de chargement trop long. Pour se faire, la fondation WIKIMEDIA, ne fonctionne qu’avec la cotisation des adhérents (il n’est pas nécessaire d’être adhérents pour consulter et modifier l’encyclopédie) et les dons des utilisateurs (là encore non obligatoire). La fondation ayant fait le choix de ne pas faire appel à la publicité pour se financer. Quoi qu’il en soit l’encyclopédie est victime de son succès car les utilisateurs devenant de plus en plus nombreux, il devient impératif à la fondation d’augmenter le nombre et la capacité de ses serveurs.

Le libre va t-il l’emporter? les dons seront t-ils assez nombreux pour que l’encyclopédie puisse perdurer? c’est ce que j’espère. Internet donne une opportunité de penser le savoir autrement, de permettre à quiconque qui est équipé d’un ordinateur ou qui a simplement accès à internet d’avoir accès à la connaissance. La fondation WIKIMEDIA gère en plus de l’encyclopédie une bibliothèque universelle, une multitude de textes pédagogiques libres de droits, un reccueil de citation, un inventaire du vivant qui devrait plaire à PATRIARCH, des news et plein d’autres choses gratuites.

Vous l’aurez deviné, je fais évidemment partie des donateurs à la fondation WIKIMEDIA, parce que je pense vraiment que le savoir doit être en libre accès pour tout le monde. Je ne vous demande bien évidemment pas de faire pareil, il appartient à chacun de décider ce qu’il a envie de faire avec son argent. Maintenant si certains d’entre vous partage ce point de vue et souhaitent le défendre, c’est par ici:

http://wikimediafoundation.org/wiki/Faire_un_don

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 22:47

“Il n’y a pas de petit geste lorsqu’on est des millions à le faire”. Ce slogan d’EDF me plaît beaucoup tant il est parlant. Si chacun de nous fait un peu, on pourrait déplacer des montagnes. Par exemple, il existe des tas de façon d’aider la recherche sur le cancer le sida ou toute autre maladie, en voici une originale.

Mettre à disposition de la recherche la puissance de votre ordinateur que vous n’utilisez pas. En effet, les ordinateurs sont largement surdimensionnés par rapport à notre utilisation quotidienne.  Votre ordinateur peut donc faire des calculs en taches de fond pour la recherche sans que cela vous gêne.

Comment ça marche?
Cela ne peut pas se faire à votre insu... ouf! il faut donc télécharger un petit programme qui faut ensuite installer, et c’est fini. A partir de là, le programme regarde si vous utilisez toute la puissance de votre ordinateur, et si vous ne l’utilisez pas, ou bien qu’il se met en veille, le programme va commencer à réaliser des calculs pour la recherche. Le petit programme se connecte au centre de recherche, télécharge un paquet de données à calculer, les calcules et les renvoie. C’est aussi simple que ça.

bien sûr dans le calcul partagé, il y a du bon et du mauvais. Par exemple, certaines sociétés privées utilisent cette méthode “gratuite” de calcul et vend ensuite les résultats... Pour ceux qui comme moi avaient envie de participer à des recherches à vocation humanitaires, il fallait trouver une solution.
La solution je l’ai trouvé auprès de World Community Grid (WCG), pas de soucis, c'est en français. La WCG recense les projets de calculs partagés suivant 4 critères.

    •    axées sur la résolution de problèmes profitables à l'humanité ;
    •    conduites par des organisations publiques ou à but non lucratif ;
    •    versées dans le domaine public et
    •    susceptibles d'être accélérées par la technologie de l'informatique distribuée.

C’est à dire qu’en s’inscrivant auprès de la WCG, on est sûr de mettre a disposition la puissance de notre ordinateur pour des causes qui profiteront à tout le monde, puisque par contrat, les résultats de recherches doivent être rendus public. Pour info le Programme de Développement des Nations-Unies fait partie de la commission consultative qui sélectionne les projets éligibles. Les principaux projets concernant le domaine médical et notamment le sida et le cancer.

Il suffit donc de s’inscrire, c’est gratuit et facile. Une fois inscrit on télécharge le programme, on l’installe et ensuite tout se fait tout seul. Vous pouvez suivre l’évolution de votre contribution si cela vous chante, ou bien ne plus vous occuper de rien. Cela ne procure aucune gêne sur votre poste, les calcul se font lorsque vous ne faite rien, ou bien que vous avez une activité qui ne nécessite pas beaucoup de puissance comme le traitement de texte ou l’internet par exemple.

Ne sous-estimez pas cette méthode de calcul, elle a réellement fait ses preuves. des projets ont déjà abouti et les résultats ont été publié conformément à la charte. La puissance du calcul partagé, vient du nombre de participants. Pour info, la WCG totalise plus de 73000 ans de calcul en temps cumulé. J’y suis bien évidemment inscrit, et pour l’instant je n’ai pas de problème.

Le programme installé (BOINC) permet en plus de participer à d’autre projets plus ludiques si cela vous chante comme des programmes d’analyse de jeu d’échec ou bien des programmes qui cherchent la meilleure façon de placer 18 points dans un graphe tout en minimisant les intersections... Ne rigolez pas, les débouchés concernent par exemple des optimisation de circulation dans les grandes villes. Vous pouvez aussi participer à la recherche pour le CERN. Enfin bref après c’est à chacun de voir à quels projets il souhaite participer. La WCG ne vous fera participer qu’à des projets dont l’éthique a été détaillée plus haut. Pour les projets plus funs, c’est à vous qu’il incombe d’aller vous inscrire sur les autres projets. Le programme BOINC étant multiprojets ce n’est pas génant si vous rajoutez un projet fun aux projets de la WCG.
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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 23:01
Comme je l’ai succinctement évoqué dans mon article sur le congé solidaire, j’ai fait mon service militaire dans les Nations-Unies au Liban. Ce n’était évidemment pas hier, mais ce n’est pas si loin non plus... disons pas très loin... C’est en tout cas une expérience que je n’ai jamais regretté. D’abord parce qu’on côtoie plusieurs nationalités, et ensuite parce que le contact que nous avions avec la population (pas tous...) était humainement très riche.  La FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban) était composée de plusieurs bataillons de différentes nationalités. Il y avait les italiens, les suédois (et les suédoises qui s’occupaient de l'hôpital...), les norvégiens, les finlandais, les fidjiens, les ghanéens, les népalais, je crois n’avoir oublié personne. Il y avait 4 compagnies françaises, j’appartenais à l’unité de combat, la CCB (Compagnie de Combat Blindée). J’étais pilote VAB (Véhicule de l’Avant Blindé). Notre principale mission consistait à escorter les officiels qui souhaitaient circuler dans la zone. Vous pouvez vous faire une idée de cette zone à cette adresse.

http://www.un.org/Depts/Cartographic/map/dpko/unifil.pdf

On réalisait également des missions humanitaires dans des villages assez reculés pour apporter des soins médicaux et dentaires. Le rythme était invariablement le même, un jour d’escorte, un jour de garde (2h de mirador suivi de 4h de repos et ce pendant 24h) et un jour d’alerte hijack (enlèvement). Le temps passait vite, pas le temps de réfléchir, sauf peut-être lorsqu’on était seul pendant les 2h de mirador. Les journées d’escortes avaient ma préférences, mêmes si elles étaient plus “risquées”. On voyait du pays, on était en contact avec la population, et on rencontrait les autres bataillons étrangers. Un véritable tour du monde. J’adorais les fidjiens, ils étaient vraiment cool!, les finlandais... assez froid. Les norvégiens sympa, les népalais... surprenant... enfin bref, à chaque fois que nous nous arrêtions dans un bataillon étranger, c’était un peu comme si nous étions dans leur pays, tant la culture était présente.

Je crois que je pourrai noircir des pages et des pages sur ce passage de ma vie, mais aujourd’hui j’ai juste envie de vous faire partager une de ces expériences. Pas une expérience de guerre, les journaux s’en charge assez, non juste une expérience humaine.

Près du camp vivaient beaucoup de personnes. Certains y avaient ouvert une petite boutique où nous pouvions dépenser nos dollars. On y trouvait à peu près tout ce qui pouvait se vendre, et la population locale était toujours prête à rendre service. Nous avions donc pris l’habitude de faire laver et repasser notre linge dans une famille en échange de quelques dollars. Au fil du temps, cette famille devenait comme une famille d’accueil, à qui on rendait visite dès que nous avions un peu de temps libre pour discuter un peu et donner notre sac de linge. Un soir, je me rendis donc dans ma famille d’accueil, et j'eus le privilège d’être invité dans l’arrière boutique par le propriétaire des lieux. Sa joie se lisait sur son visage et je voyais bien qu’il avait vraiment envie de me faire plaisir. Il me prit de m'asseoir, ce que je fit. Nous commençons à discuter jusqu’au moment où réjouie, il me tendit un verre de lait chaud. Du lait chaud, ce n’était pas ma tasse de thé... Je n’avais donc pas spécialement envie de le boire, et n’y prêta qu’une vague attention. Je vis très vite que mon désintérêt pour son verre de lait le décevait vraiment. Il m’a fallut un peu de temps pour comprendre que ce qui le réjouissait depuis le début, c’est qu’il voulait m’offrir un verre de lait. Le lait, nous n’en manquions pas au camp et bizarrement j’avais extrapolé en pensant que eux non plus n’en manquaient pas... Ben j’avais tout faux... Ce procurer du lait, ça n’avait rien de facile pour eux. Et m’offrir ce verre de lait dépassait largement le cadre du “tiens tu bois un coup?”. J’ai donc fait l’effort de boire ce verre en le remerciant chaleureusement pour ce geste. Je n’en ai pas laissé une goutte!

Je repense souvent à cette anecdote et au fait qu’un produit courant comme le lait puisse devenir un produit de luxe pour certains. Chaque fois qu’il y a une collecte alimentaire dans mon supermarché pour les restos du coeur ou autres, je repense à cette histoire, et je réalise le bien que je peux faire en achetant quelques boites, couches pour bébé, ou autre nécessaire d'hygiène. Je repense à ces sourires, à cette générosité et je me dis qu’en achetant quelques denrées c’est certainement à un bonheur identique que je contribue. Qu’une mère ou un père sera heureux de pouvoir donner quelque chose de bon à ses enfants ou sa famille. C’est à ça que je pense lorsque je tends ce que j’ai acheté aux bénévoles qui font la collecte.
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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 07:32
La haine jamais ne met fin à la haine ici-bas
La bonté seule apaise la haine, telle est la loi éternelle.
Bouddha

L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut.
M. Luther King

Quel mérite y a t-il à aimer ceux qui vous aiment? En vérité je vous le dis, aimez vos ennemis, aimez-vous les uns les autres.
Jésus

En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.
Gandhi



Le XXIeme siècle ne nous a pas mis à l’abri de la haine, trop de liens de haine se tissent entre les êtres. La couleur de peau, la culture, la religion, les idées, un bout de terre, une ressource, tout est prétexte à nous haïr les uns les autres. Chacun se haït en tenant l’autre pour responsable. Il faut gagner, écraser l’autre à tout prix. Mais la victoire n’engendre que plus de haine chez le vaincu. Nous justifions notre haine par la haine de nos ennemis. Nous nous disons que nous arrêterons de haïr quand l’autre arrêtera de nous haïr. Mais personne ne veut arrêter de haïr en premier. L’escalade de la haine est sans fin, elle n’a pas d’issue.

A un moment donné, il faut que quelqu’un se montre plus intelligent, plus courageux, il faut que quelqu’un fasse le choix du pardon, c’est la seule solution pour mettre fin à la haine.

Puisse le monde être plus courageux...
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 00:01
« Ce qui n'est pas utile à l'essaim n'est pas non plus utile à l'abeille.  »
MARC-AURÈLE


C’est par cette phrase de Marc-Aurèle que j’ai choisi de commencer mon article traitant de l’altruisme. Pourquoi traiter de l’altruisme? Parce que je pense que le modèle de société que nous prônons et défendons en est complètement dépourvue.

Puisqu’on entend souvent dire que l’homme est un animal social, j’aimerai bien connaître quelle espèce animale  dite “sociale” type abeilles, fourmis termites etc. a été capable de se développer de manière efficace avec pour seul moteur l’égoïsme de ses membres. Les espèces comme les abeilles, les termites ou les fourmis sont redoutablement efficaces pour construire une société pérenne puisque chaque membres (pour être exact, la majorité) agit pour le bien de la colonie. Lorsqu’un animal a un tempérament égoïste, c’est plutôt un animal solitaire. Est ce notre intelligence qui nous pousse à croire que le chacun pour soi peut aboutir à une société qui fonctionne correctement, ou notre crédulité?

Si l’égoïsme échoue à construire une société efficace, qu’en est-il de son contraire, à savoir l’altruisme? L’altruisme c’est l’amour désintéressé d’autrui. Que se passerait-il si une dose d’altruisme était rajoutée dans notre société? Pas que chacun devienne altruiste, on en demande pas tant, mais juste un peu plus d’altruisme dans la façon dont la société est gérée. Si les hommes ne peuvent pas être tous altruistes, les lois qui régissent la société peuvent l’être. Car si nous avons fait des lois, c’est pour que les hommes puissent vivre en société, et que cette société soit juste et équitable.

Que se passerait-il donc si l’altruisme était une valeur fondamentale de notre société, une valeur que nous défendrions au même titre que notre liberté?

Un élément de réponse est donné par un article parut dans une revue scientifique plutôt sérieuse:

Physica A (Science Direct)
(article n° 35, 15 Mars 2005, volume 348, page 453-464)


L’article dont le titre parle de lui-même: “La loi de répartition des richesses dans une société altruiste.” expose de façon claire et assez compréhensible comment un peu d’altruisme abouti à une meilleure répartition des richesses. Il est clair qu’intuitivement on pouvait s’en douter, mais c’est quand même mieux de le montrer scientifiquement. Avant ça, il faut savoir que l’éconophysique a pour principe de base l’étude des systèmes économiques et de leur évolution en faisant une analogie avec un système physique composé de systèmes simples: les agents économiques. Pour reprendre les propos de l’auteur:
Pour les éconophysiciens, l'agent économique idéal se comporte de manière exclusivement égocentrique. Et il mettra en œuvre des stratégies pour poursuivre son intérêt égoïste et tenter de ramener à lui le plus de richesses possible. Les éconophysiciens appellent même cela «se comporter rationnellement». Ce type de comportement est la base reconnue d'un système économique réel tel que le capitalisme.


En considérant que l’agent économique ne se comporte que de façon égoïste on abouti à une répartition des richesses qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, a savoir une minorité qui se partage la plus grosse partie de la richesse pendant que le majorité survie avec ce qui reste.

En fait, c’est ni plus ni moins que la loi du plus fort qu’on a voulu supprimer en construisant des sociétés humaines qui a été remplacée par la loi du plus riche. Pour au final produire le même effet.

Maintenant en considérant qu’une partie des agents se comportent de manière altruiste, l’auteur démontre que la répartition des richesse devient plus équitable. Et là ça devient intéressant. Car si l’homme n’est pas forcement enclin à l’altruisme naturellement, les lois qui encadrent son activité peuvent l’être. Car le but des lois, c’est bien cela, faire une société humaine juste et équitable malgré les travers de ses membres. En mettant un frein à l’égoïsme des plus riches (car après tout, à partir d’une certaine somme, est-il encore légitime de s’enrichir encore?), on donne la possibilité à d’autre de pouvoir s’enrichir, ce qui réparti les richesses de façon plus équitable.

Mais l’altruisme ne s’arrête pas là. Le monde est de plus en plus interdépendant et nos actions auront toujours une répercussion sur les autres d’une manière ou d’une autre. D’après Jacques Attali (dans son dernier livre: une brève histoire de l’avenir) l’économie altruiste n’a pas d’autre choix que de s’imposer et c’est elle qui s’imposera. voici ce qu’il répond à un journaliste lors d’un interview au journal 20 minutes (ici):

Qu’est-ce qui vous fait penser que l’économie altruiste prévaudra ?

Aujourd’hui se développe le sentiment selon lequel nos actions quotidiennes ont des conséquences sur la vie des autres ; on a intérêt au bonheur de l’autre ; la paix chez nous dépend du recul de la pauvreté ailleurs. Le fait qu’on emploie de plus en plus souvent le terme « communauté internationale » – qui est un mot flou mais qui signifie quand même « gouvernement mondial » – traduit une conscience que la planète a un sens en tant que tel. La technologie permettra aussi la naissance progressive d’une intelligence collective qui sera bientôt celle de l’humanité tout entière.



On a intérêt au bonheur de l’autre... Des mots qui me remotive l’utopiste que je suis à croire en une société plus juste et équitable. Une société où l’altruisme en serait une des principales valeurs.

Et en fouillant encore un peu plus dans le web, je tombe sur des travaux de Pitirim Sorokin sociologue à l’université de Harvard qui a travaillé pendant plus de 25 ans sur l’altruisme et qui pense que l’humanité alterne en permanence entre deux systèmes de valeurs complètement opposées et que le matérialisme et l’égoïsme qui prévaut aujourd’hui dans nos sociétés capitalistes finiront par laisser la place à une société plus altruistes. Voilà qui me regonfle encore un peu plus.

Pour finir, Jacques Languirand auteur d’un essai “La voie c’est... les autres” dit:

Si on m'avait dit qu'un jour j'écrirais un essai sur la redécouverte des autres et la compassion... Cette entreprise, pourtant, s'est imposée à moi le plus naturellement du monde.

Je me proposais au départ d'écrire un article sur la gestion du stress... par l'altruisme. Je voulais simplement faire état de l'importance d'une interaction positive avec les autres, l'être humain étant un animal social. Des recherches récentes démontrent en effet qu'un esprit de compétition excessif comporte des risques pour la santé et que l'entraide et la coopération sont au contraire bénéfiques. Cette théorie est aujourd'hui solidement documentée.

Je devais aussi découvrir que l'entraide et la coopération ont jusqu'ici contribué davantage à l'évolution de l'humanité que la compétition. Or, au moment où s'impose à nous la convergence des races, des peuples, des cultures, il ne fait pas de doute que la redécouverte des autres représente, pour la suite du monde, la prochaine étape de notre évolution.

Cette transformation des mentalités, alors que nous sommes quelques part entre l'animal et le Surhomme, doit nécessairement passer par l'éveil de la compassion chez des individus.

Ces individus seront ainsi parvenus à un état de mieux-être et, du même coup, à un niveau de conscience plus élevé. D'où le titre de cet essai : La Voie, c'est... les autres!


L’altruisme est une des plus belle valeur humaine, plutôt que de l’oublier, nous gagnerions vraiment à construire nos sociétés sur des valeurs telle que celle-ci. Je sais que vous me dirait que la nature de l’homme n’est pas forcement toujours très altruiste, mais nos lois peuvent l’être, nos modèles de sociétés peuvent l’être. Nous pouvons avoir la volonté de construire un monde plus juste et équitable pour le bien de tous.

Puissent ces hommes avoir raison!
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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 00:01

La société avance vite, nos cafés chauffent en quelques secondes, nous commandons quelque chose que nous nous faisons livrer en 24h chrono, notre quotidien fourmille d’exemples où le temps nécessaire à quelque chose s’est réduit au minimum.

Le travers de cela, c’est que maintenant, nous ne savons plus attendre. Notre patience s’amenuise au profit du « tout, tout de suite ». Nous n’acceptons plus d’attendre. Que notre ordinateur mette un peu de temps à se lancer et on râle, que le film commence en retard et on râle, que la personne devant nous mette du temps à démarrer au feu vert et on râle…

Les files d’attentes sont devenues interminables, et quand nous y sommes, nous maudissons nos semblables. « qu’est-ce qu’il fout l’autre devant ? trois plombes pour demander un timbre ! », « bon elle le bouge son gros c.. la madame ! ». Notre emploi du temps dépend des personnes qui sont devant nous, et nous n’aimons pas ça ! Ils le font forcement exprès. Ils ont vu qu’on était pressé alors ils prennent leur temps. L’idée que la raison de leur présence dans la file soit plus importante que la nôtre ne nous effleure même pas, que leur emploi du temps soit plus important que le notre : impossible ! Nous sommes la personne qui souffre le plus de cette attente.

 

Pourtant la patience est une belle vertu, mais on se dit qu’être patient c’est accepter de perdre du temps, et nous n’avons plus de temps à perdre. C’est vrai, dans une file d’attente nous ne pouvons pas faire grand chose, mais pourquoi considérons nous ce temps comme perdu ? Parce qu’il ne peut pas être mis à profit pour autre chose ? sommes nous vraiment démunis lorsque nous n’avons rien à faire ? Nous avons pourtant toujours notre capacité d’analyse et de réflexion avec nous, cela ne nous quitte jamais. Mais bizarrement si nous n’avons rien à faire, nous ne savons plus alimenter seul notre réflexion ou notre rêverie. Même cela nous l’avons sous-traité à notre société moderne.

 

Et c’est dommage, car ces temps d’attente peuvent être mis à profit pour faire un petit retour sur soi, réfléchir, philosopher ou simplement rêver. Prendre le temps d’observer les gens, de voir à quel point ils nous ressemblent dans cette course contre le temps. Et si on les observe bien, c’est nos propres défauts que nous voyons. Nous commençons à prendre une sorte de recul, comme si l’on s’élevait au dessus de cette agitation, et on sourit. On sourit de nous-mêmes, de se voir pris dans cette agitation permanente. D’un coup, le temps prend une autre dimension, notre pensée change de rythme et soudain…

 

c’est à nous !

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