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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 01:05
Pour continuer sur la lancée de mon article précédent, et puisque dans quelques jours des mouvements sociaux vont avoir lieu pour défendre les retraites, c’est peut être l’occasion de parler un peu retraite...

C’est manifestement un sujet où tout le monde à quelque chose à dire, alors pour commencer, je vais me limiter dans cet article à simplement définir la retraite, et vous invite à participer à cette réflexion.

L’idée est de définir la retraite car si on se réfère à sa définition du dictionnaire, c’est tout simplement le fait de se retirer de la vie active. Or, en tant que membre d’une société humaine, que pouvons nous attendre de la retraite?

Si nous faisons le bilan, nous passons d’abord la première partie de notre vie à l’école pour y emmagasiner des connaissances. C’est une période qu’en général on apprécie quelques années après qu’elle soit terminée... ensuite, nous travaillons et produisons de la richesse, et enfin, après de bons et loyaux services, on considère qu’on a plus rien à vous demander et vous pouvez enfin faire ce que bon vous semble. Et pour cela on nous donne tout les mois de l’argent de poche pour faire face à nos dépenses courante. En fait la retraite est un peu la récompense d’une vie de labeur.

A partir de là, quand avons nous droit à cette récompense? Avant de parler financement de la retraite, il est serait intéressant de se demander à quoi doit correspondre cette récompense? 5, 10, 20 ans? Le problème c’est que nous ne savons pas quand nous mourrons. La seule donnée que nous ayons c’est l’espérance de vie calculée par l’insee.

aujourd’hui pour un homme elle est de 77,2 ans. D’ailleurs ce qui est surprenant lorsqu’on manipule ces chiffres, c’est que l’espérance de vie qu’on donne en 2006, concerne les enfant née en 2006. La définition de l’insee est bien clair sur ce sujet. Mais dès qu’il s’agit politique, si en 2006 on dit qu’un homme qui naît aujourd’hui aura une espérance de vie de 77,2 ans, le politique comprend que tout homme encore en vie en 2006 a des chances de vivre 77,2 ans...


Donc on dispose d’une durée de vie statistique. La question est, et là je vous demande de répondre sans réfléchir à son financement:

A combien d’années de retraite avons nous droit pour une vie de labeur? On peut raisonner en % ou en nombre d’année.

Comme c’est moi qui écris l’article, je donne ma réponse en premier. J’imagine au minimum 10 ans de retraite. Une vie de labeur mérite au moins 10 ans de tranquillité en fin de vie.

Mais quand on dit 10 ans, on dit 10 ans en pleine possession de ses moyens ou bien on ne tient pas compte de l’état de santé? Si on dit au moins 10 ans en pleine possession de ses moyens, sachant qu’on n’arrête pas de nous dire que si les cancers sont plus nombreux, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson sont plus répandues c’est parce qu’on vit plus vieux, si on veut bénéficier de 10 ans en pleine possession de ses moyens, c’est sûr partir à 67 ans est plutôt risqué... Si je prend mon cas personnel, j’ai commencé à travailler apres l’armée à 24 ans, sachant qu’il me faudra environ 42 ans de cotisations, je pourrais partir à la retraite à 66 ans. A 66 ans j’ai combien de chance de pouvoir passer 10 ans en pleine possession de mes moyens? Un étude à montrée qu’à 75 ans, environ 20% des personnes ont des “chances” d’être atteintes par la maladie d’Alzheimer ou une maladie dégénérative apparentée. Et on ne parle pas ici de cancer et autre joyeuseté de la vieillesse... Donc si je pars en retraite en 66 ans, avoir 10 ans en pleine possession de mes moyen est loin d’être acquit. Et ceci bien sûr, si je ne connais pas une seule fois le chômage, ce qui m’obligerai à retarder mon départ...

En conclusion estimer qu’une vie de labeur me donnerait droit à 10 ans de tranquillité semble un peu utopique... Il me faut donc revoir mes prétentions à la baisse.

Je vous repose la question. A combien d’année pensez-vous que nous ayons droit pour une vie de labeur? Répondez à cette question sans vous soucier du financement, j’aborderai ce point dans les article suivants.
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 14:36
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 13:17
voilà une question (parmi tant d’autres) que je me pose ces temps ci.

Prenons le contexte mondial. tout le monde s’accorde à dire que la fin du pétrole est programmée pour d’ici une cinquantaine d’années. Je laisse les experts se chamailler sur les chiffres et leurs doutes et certitudes, toujours est-il que une bonne majorité considère que la fin du pétrole est prévisible. Et l’économie mondiale s’y prépare.

Le pétrole est vital à la majorité des économies occidentales, et si la fin du pétrole arrive avant que les solutions alternatives soient matures, il y a de fortes chances que ceux qui bénéficient des derniers barils disposent d’un avantage certain sur les autres.

La demande en pétrole de la Chine est quasi exponentielle. Sa croissance est forte et l’évolution de son PIB directement proportionnelle à la quantité de pétrole consommée. C’est d’ailleurs le cas pour tout les pays en voie de développement.

L’Iran dispose d’une partie non négligeable des réserves de pétrole restantes. Et si elle doit choisir à qui vendre, il n’est pas dit qu’elle préfère vendre aux pays occidentaux lorsque le pétrole se fera rare. De plus, rien ne garanti aujourd’hui à l’occident que la Chine n’utilisera pas la force pour mettre la main sur le pétrole iranien.

Il est donc crucial pour les économies occidentales de se garantir un approvisionnement en pétrole pour les années à venir.

Bien sûr, il est hors de question d’aller faire la guerre pour du pétrole... ce n’est politiquement pas correct. La majorité des populations dirait non. Il est donc important de “convaincre” l’opinion si l’on veux se réserver un peu de pétrole...

La menace iranienne...

“Grâce” au concept de guerre préventive développé par nos amis américains, maintenant il n’est plus nécessaire d’être attaqué pour pouvoir lancer une offensive. On peut juste se contenter d’estimer la menace trop pesante... La machine est donc lancée, L’Iran est devenue LA menace de la paix mondiale. L’Iran, par ses travaux sur le nucléaire menace la paix mondiale de façon certaine. Et pour l’Iran, c’est encore plus facile que pour l’Irak, il n’y a pas besoin de trouver des armes nucléaires, juste convaincre qu’ils ont l’intention d’en faire.


Plaçons nous maintenant quelques instant à la place des iraniens. Ils savent qu’ils ont du pétrole, ils savent que bientôt il n’y en aura plus pour tout le monde, ils savent que la majorité des grandes puissances convoitent son pétrole et sont à peu près certain d’être attaqué pour cela.

N’oublions pas que la majorité des pays disposant de l’arme nucléaire, appellent cela une force de dissuasion. En deux mots ça veut dire “laissez moi tranquille car j’ai les moyens de me défendre et ça peut faire mal”.

Sentant la menace grandissante, l’Iran aimerait certainement faire jeu égal avec ceux qui la menacent. Donc de leur point de vue, s’armer semble répondre à une logique de protection, car ils savent pertinemment que leurs prochains agresseurs seront des puissances nucléaires.

Pour les puissances occidentales, c’est une super aubaine. De notre point de vue, ils n’essaient pas de s’armer pour se défendre, mais ils s’arment pour mener la guerre au monde. Comme si les Iraniens, n’avaient pas conscience qu’ils n’auraient aucune chance d’engager une guerre avec le reste du monde... Comme tout esprit rationnel arriverait à la même conclusion, que l’Iran ne sera jamais assez stupide pour s’attaquer au reste monde, il est impératif de mettre un peu d’irrationnel dans tout ça.

Deuxième aubaine, le fanatisme religieux. Ils suffit d’étendre le concept des attentats suicides à un pays et se dire que si ils ont la bombe atomique, ils iront forcement se suicider en lançant leur nouveau jouet sur Israël. Les tensions permanentes entre l’état hébreu et le monde musulman nous aide à donner vie à ce scénario catastrophe.

C’est ce qu’on va essayer de nous faire croire dans les mois à venir, que l’Iran veux l’arme nucléaire pour mener un baroud d’honneur et rayer Israël de la carte. Ce qui bien évidemment déclencherait une guerre nucléaire mondiale, autant dire la fin de l’humanité. Voilà qui devrait suffire à faire peur à tout le monde.

Pourtant, dans “l’axe du mal” il y a la Corée du nord qui s’est montrée bien plus menaçante et qui plus est, a démontré sa capacité à produire l’arme nucléaire, ce qui a bien joué son rôle de dissuasion puisque personne n’a osé l’attaquer... malgré les menaces proférées par la communauté internationale.

Une fois que l’opinion sera convaincue que la paix mondiale est menacée par l’Iran, il ne restera plus qu’à y aller...

Et nous, allons nous y aller..?

D’abord, nous sommes une puissance occidentale très dépendante du pétrole. ensuite, nous avons un niveau de vie très supérieur à ce que dame nature peut nous donner, et surtout, nous n’avons pas spécialement envie de réduire notre niveau de vie ce qui se traduirait à nos yeux comme une régression. Donc prenons le problème dans le sens, il nous faut du pétrole, on ne veut pas être en reste lorsqu’il commencera à manquer.

Si nous y allons, cette décision sera prise par notre président. Nous savons tous que nous avons le meilleur président du monde, capable de dire aux autres ce qu’il faut faire. Si on analyse son discours, on s'aperçoit que c’est quelqu’un qui est très martial dans les mots qu’il emploi. De plus, nous savons que son envie de marquer son ou ses mandats est bien là, et que gagner une guerre serait pour lui la meilleure des choses. Pour finir, un de ses meilleurs amis, qui lui apporte son amitié et évidement sa puissance financière, est un grand marchand d’armes... Il est plutôt normal d’aider ses amis et de leur renvoyer l'ascenseur, et la seule chose que puisse faire notre président pour aider son ami, c’est bien évidement de participer à une action offensive...

Ce n’est bien évidemment qu’un sentiment personnel que je partage aujourd’hui avec vous, comme d’habitude chacun à le droit de dire ce qu’il pense et me dire que je me trompe. D’ailleurs, si aujourd’hui, je décide de mettre cette article en ligne après beaucoup d’hésitations, c’est pour qu’on puisse me dire que je me trompe et que je dit n’importe quoi. Car c’est vraiment mon voeu le plus cher, me tromper et passer pour un imbécile d’ici quelques mois.
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 21:09
Je me suis toujours demandé pourquoi les lobbies des pesticides étaient aussi puissants. En fait en réfléchissant un peu et en feuilletant le livre sur les pesticides, j'ai peut-être un élément de réponse. Comme c'est tordu, je précise d'avance que je n'affirme rien, je suppose juste...

On sait que les produits phytosanitaires ont vu le jour après la guerre. et que ceux qui travaillaient dessus étaient les mêmes que ceux qui ont travaillé sur les armes chimiques. Car qu'est-ce qui sépare un pesticide d'une arme chimique ? La quantité...

Les pesticides sont fait pour s'attaquer au système nerveux des insectes ou à leur système endocrinien... comme les armes chimiques... ça tombe plutôt bien. Les armes chimiques faisant l'objet d'une interdiction, j'en viens à me demander si les pesticides ne sont pas tout simplement un moyen détourné pour poursuivre les travaux sur les armes chimiques malgré l'interdiction. Car fondamentalement ce sont les mêmes produits... On garde donc les capacités de production, la connaissance scientifique et cerise sur le gâteau, on peu réfléchir à de nouvelles molécules encore plus efficaces pour tuer les vilaines bêtes qui nous mangent nos céréales... Et ce qui n'est pas bon pour elles, risque de ne pas être bon pour nous...

Prenez un pesticide, augmentez les doses, vous avez une arme chimique.

Est-ce un hasard? Je n'en sais rien, je trouve juste que la question mérite d'être posée...
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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 21:11
Agriculture biologique, commerce équitable, développement durable. Voilà des termes à la mode... Et si on se penchait un peu sur leur raison d’être. Pourquoi a t-il fallut créer ces expressions? Regardons leur définition.

agriculture biologique (prise sur wikipédia)
L’agriculture biologique est un système de production agricole, basé sur la gestion rationnelle de la fraction du sol, dans le respect des cycles biologiques et de l'environnement, tenant compte des connaissances en écologie, pour une production de qualité, équilibrée, plus autonome, plus économe et non polluante.


commerce équitable (prise sur le site max havelaar)
Le commerce équitable est un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d'équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, spécialement dans le Sud, et en sécurisant leurs droits.
Les acteurs du commerce équitable, soutenus par les consommateurs, s'engagent à appuyer activement les producteurs, à sensibiliser le public et à se mobiliser pour des changements dans les règles et les pratiques du commerce international conventionnel.


Développement durable (définition officielle)
un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.


A lire ces définitions, on ne peut qu’être d’accord, et nous sommes nombreux à y adhérer. Seulement voilà, ces expressions ne sont pas nées par hasard, elles sont nées parce que, l’agriculture n’a plus rien de biologique, le commerce est de moins en moins équitable et le développement n’a rien de durable...

Si l’agriculture n’est pas biologique, cela sous-entend qu’elle est chimique, car si l’on n’y mettait pas de produit chimique elle pourrait prétendre au label bio. Mais plus encore, si l’agriculture n’est pas biologique, cela sous-entend également qu’elle pollue, qu’elle ne tient pas compte des cycles de la nature et appauvrit les sols etc...

Pour le développement durable, c’est pareil... Dès l’instant que notre développement n’est pas jugé durable, cela veut dire qu’il compromet de fait le développement des générations futures.

Quant au commerce équitable, vous l’aurez compris, si un produit n’est pas estampillé commerce équitable, ça sous-entend inévitablement que quelqu’un s’est fait exploité...

Pourquoi ces précisions? Tout simplement parce qu’en tant que consommateur, nous faisons des choix. Et de nos choix dépendent beaucoup de choses. Par exemple lorsqu’on a le choix entre un produit estampillé commerce équitable et un produit sans label, il se peut que nous préférions prendre le produit sans label car forcement moins cher. Notre objectif étant simplement de dépenser le moins possible. Notre choix n’a qu’un critère: l’argent. J’imagine assez bien qu’après avoir dit cela, les habituelles remarques viennent à l’esprit “oui mais tout le monde ne peut pas s’acheter du bio ou de l’équitable!”

C’est évidemment plus cher d’acheter bio ou équitable, mais au final sommes nous vraiment perdant? Par exemple, l’eau du robinet devient de plus en plus chère, car elle demande de plus en plus de traitement pour être débarrassée des pesticides, fongicides, herbicides et nitrates en tout genres dû à l’agriculture intensive destinée à produire des légumes moins cher. Chaque année, les doses d’engrais et de produit phytosanitaires doivent être augmentées pour compenser les dégâts occasionnés au sol par les produits répandus la saison précédente. Les coûts indirects de notre légume bon marché sont loin de se réduire au seul prix de l’eau. Peuvent y être rajouter le surcoût des assurances, des énergies, une détérioration des emplois dans le monde agricole, de la pollution et bien d’autres choses encore.

tout comme l’agriculture, le commerce non équitable engendre des coûts cachés que nous ne mesurons pas forcement au moment de l’achat, mais que nous finissons par payer un jour ou l’autre. En plus, nous pouvons nous demander si nous sommes coupables d’exploitation en achetant des produits non estampillé “équitable”. Sommes nous les complices d’une exploitation humaine en préférant acheter un produit un peu moins cher et non équitable?


Alors oui c’est plus cher d’acheter bio et équitable, mais l’argument qui consiste à dire que tout le monde ne peut pas se le permettre, est-il vraiment légitime? Car malgré ce qu’on pourrait croire, bon nombre de gens aux revenus modestes achètent bio et équitable. Certes ils n'achètent pas que ça, ni beaucoup, mais ils le font avec leurs moyens. Comme le colibri, ils font leur part... C’est bien connu, ce sont souvent les plus modestes qui sont les plus généreux. Et c’est parce que de plus en plus de gens achètent équitable et bio, que petit à petit les choses changent. Faire le choix du bio et de l’équitable, c’est surtout faire un choix d’avenir. Ce n’est pas dépenser plus mais investir pour une vie meilleure.

On peut acheter avec pour seul critère le prix, car à l’instant T on aura l’impression d’être un peu plus riche, mais si nous raisonnons à long terme, on se rendra compte qu’on a simplement différer nos dépenses... Et lorsqu’il faudra payer, les intérêts ne seront pas oubliés... Pour illustrer mon propos, je vais faire un parallèle avec l’époque où les auto-radio se faisaient régulièrement voler. Et certainement quelques uns d’entre nous ont connu des gens “bien sous tout rapport” qui n’hésitent pas à acheter le dernier modèle d’auto-radio sous le manteau pour le payer moins cher. tout le monde savait que l’auto-radio été volé, mais celui qui l’achète avait vite tendance à l’oublier. Là où ça devient “risible”, c’est lorsque notre brave homme découvre qu’il vient à son tour de se faire voler l’auto-radio qu’il venait d’acheter sous le manteau. Bien sûr, dès l’instant que le vol le concerne il trouve cela injuste et anormal, que la police ne fait pas son travail, mais reste persuader qu’acheter un auto-radio sous le manteau en s’efforçant d’oublier d’où il provient n’a rien de malhonnête. Notre brave homme ne voulait qu’une chose, dépenser le moins d’argent possible, ce qui a entretenu un commerce dont il fini par être victime.

Le parallèle est un peu osé, je vous l’accorde, mais au final, nous sommes un peu dans le même type de cercle vicieux. Ce que nous voulons payer le moins cher possible finira par engendrer un surcoût que nous n’aurions jamais eu si nous avions acheté notre produit au “juste” prix dès le départ. Il n’est pas question de jeter la pierre à qui que ce soit, mais de réaliser à quel point nos choix, nos actes achats n’ont rien d’anodins et influencent grandement notre environnement et notre économie.
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 21:58
Peut-être que certain d'entre vous se sont demandé pourquoi j'avais intitulé mon dernier article G2...

Histoire d'une photo:

J'étais tranquillement dans mon jardin en train de contempler les petites bêtes qui peuplent ma haie de lauriers, et notamment j'observais avec attention, l'araignée qui était à l'affut dans sa toile, lorsque une guêpe s'est mise en tête d'aller voir ce qui se passait dans mes lauriers... En remontant, elle s'est prise dans la toile de l'araignée, qui en moins de temps qu'il me faut pour l'écrire fond sur cette proie providencielle. Je me suis demandé si la guêpe allait essayer de se défendre, mais l'araignée ne lui en a pas laissé le temps, elle l'a de suite enmaillotée dans sa soie.

J'ai pris une minute pour récupérer mon appareil photo, et hop voilà la photo que j'ai faite.

Alors pourquoi G2..?

En fait, en voyant ces deux grand prédateurs du monde des petites bêtes, je n'ai pas pu m'empecher de penser à l'homme prédateur. A la nuance près, c'est que l'homme est aussi devenu un prédateur économique... Il faut manger l'autre, avant d'être manger. ça m'a fait penser au G8 ou les grands prédateurs de la planete se demandent comment ils vont manger les autres, et lorsque à ce petits jeux ils se seront tous manger les uns les autres et qu'il n'en restera plus que 2, je me suis dit que lorsqu'ils feront leur G2, ça devrait ressembler à ça...

Bon je sais, c'est un peu tiré par les cheveux (pas les miens...), mais c'est vraiment à ça que j'ai pensé en voyant ces deux prédateurs s'enlacer dans les bras l'un de l'autre...

En tout cas, cette photo illustre à merveille (c'est un pur hasard) le commentaire laissé par David (sur l'article "plus d'abeille, plus d'humain") qui stipulait qu'on tuait trop facilement les araignées alors qu'elle nous débarrassent de bon nombre d'insectes nuisibles comme les guêpes... La preuve en image!

bon comme après j'ai été faire un petit tour en forêt, j'en profite pour vous montrer d'autres petites bêtes...






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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 13:09

G2

Sans commentaire tout est dit dans le titre...

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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 16:06
Beaucoup d’entre nous vont se retrouver le 14 Août à Dax pour le rassemblement contre la corrida (pour plus d’info allez voir l’article sur le blog de Zara) car beaucoup d’entre nous sommes opposés aux corridas. Pour être plus précis, la majorité des français. Cependant, dire que nous ne sommes pas d’accord ne suffit pas. Nous passons notre temps à nous focaliser sur la souffrance du taureau, ce qui est légitime, mais nous oublions de fait, la société dans laquelle nous vivons. Oublier ce qu’est notre société fait que notre protestation est inaudible.

Nous vivons dans une société où la seule valeur est l’argent. S’opposer à la corrida, c’est s’attaquer à une économie lucrative. Les villes organisatrices de féria, comptent énormément sur les corridas pour faire rentrer de l’argent dans les caisses, maintenir des emplois etc. Demander à ces villes d’y renoncer, est peine perdue. Bien sûr, on va nous sortir l’argument culturel, c’est dans nos racines et tout le reste, mais la réalité, n’est qu’une addition de chiffres, une triste réalité comptable… La corrida, ça rapporte !


Aujourd’hui, si j’aborde ce thème, ce n’est bien évidemment pas pour renoncer à m’opposer à la corrida, mais plutôt pour partager avec vous une réflexion  pour trouver des solutions pour combiner la protestation avec des propositions concrètes pour que les villes organisatrices de féria puissent continuer à organiser des festivités et qu’économiquement cela reste intéressant pour elles. Il ne faut pas simplement supprimer la corrida, il faut la remplacer par autre chose.

 
Mais quoi.. ? Je crois que nous devons sérieusement y réfléchir.

 
La première question évidente, c’est la place du taureau dans ces manifestations. Ces nouvelles festivités peuvent elles continuer à avoir pour thème le taureau ? Si c’est le cas, doit ont organiser de nouveaux « spectacles » mettant en scène un taureau vivant mais qui serait ni maltraité et encore moins mis à mort ? Quel sorte de spectacle cela peut être ? La contrainte principale étant le respect de l’animal.

 
Si le taureau vivant doit être supprimé, quel type de spectacle peut prendre la relève ? des jeux sportifs ? qui contre qui ? des festivals ? des spectacles ?

 

Le deuxième point important, c’est la mutation. A supposer qu’on puisse trouver de nouvelles idées pour maintenir les férias, le changement doit il être direct ou progressif ? Accepterions nous l’idée d’une mutation progressive, c’est à dire que quelques corridas continuent pendant qu’apparaissent les nouveaux spectacles qui devront séduire  pour détourner le public des corridas ?

 
A ces questions, je n’ai évidemment pas de réponses toute faite. Mais je crois qu’il nous faut y réfléchir sérieusement, trouver des idées, être force de proposition  pour que cesse les corridas. Continuer bien évidemment la protestation contre les corridas, mais ne pas oublier que ce qui maintient les corridas, ce n’est pas la culture, ce n’est pas la tradition, comme on veut bien nous le faire croire, car dans bien d’autre cas nous avons su évoluer, non ce qui maintient les corridas, c’est l’argent et rien d’autre que l’argent. Si les corridas n’étaient pas rentables, elles n’existeraient plus !

 

Alors si vous avez des idées…

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 10:45
Lors de ma dernière randonnée, il m’est arrivé une chose bien étrange... Alors que je marchais sur un sentier forestier, je me suis retrouvé nez à nez avec un grand cerf. Il était là, immobile, en plein milieu du chemin. Je pensais au début qu’il ne m’avait pas vu, sinon il aurait pris la fuite, mais son regard fixe dans ma direction montrait non seulement qu’il m’avait vu, mais qu’en plus il n’avait pas l’intention de bouger. On s’est donc regardé ainsi quelques instant avant que je décide d’avancer pour voir jusqu’où je pouvais l’approcher.

Je fis un premier pas discret, puis un deuxième, mais toujours aucune réaction de sa part. J’étais conscient que me rapprocher davantage finirait par le faire fuir, mais bizarrement j’avais comme l’impression qu’il n’en avait pas envie. Il était maintenant à porté de main, et alors que je m'apprêtais à tendre le bras, une chose étrange se produisit... Le cerf se mit à parler et me dit:

- Nous t’attendions.

!!!! après un délais dû à ma surprise qui me paru une éternité, je fini par ouvrir la bouche pour répondre forcement un truc idiot...

- Qui, “nous”?

Le cerf tourna la tête vers la forêt, et là je vis sortir plusieurs animaux. Il y avait, des sangliers, des écureuils, des oiseaux, des renards, des hérissons etc. enfin bref, un bon échantillon de ceux qui vivent dans la forêt. Le cerf se tourna à nouveau vers moi pour répondre simplement en montrant les autres animaux:

-Nous.

- Et pourquoi m’attendiez vous?

- Pour te parler.

- Vous ne savez même pas qui je suis!

- Si, tu est Genfi, mais on s’en fout...

- Si c’est pour me dire ça, ce n’était pas la peine de se mettre à parler...

- Si nous parlons aujourd’hui, c’est pour que tu puisses transmettre un message à quelqu’un.

- Pourquoi n’allez vous pas directement voir cette personne?

- Il nous est difficile de sortir de ces bois.

- Oui mais je risque de passer pour un fou en disant que j’ai un message de la part d’un cerf et d’autres animaux.

Le cerf se mit à rire d’un rire... moqueur.

- Tu n’es plus à ça près...

Je me demandais bien comment je devais prendre cette dernière remarque... Mais au point où j’en suis.

- soit, je vous écoute.

Le cerf s’éclaircit la voix et dit:

- Nous, créatures du règne animal, voulons aujourd’hui exprimer notre immense gratitude à une personne qui depuis des années défend notre cause avec un courage hors norme, une volonté sans faille, un respect et un amour immense pour toutes les formes de vie. Nous voulons la remercier du fond du coeur pour son action et son engagement. Beaucoup d’entre nous lui doivent la vie, et ça, nous ne l’oublierons jamais. Elle agit pour nous sans jamais rien attendre de nous.

Elle se bat pour que vous les hommes puissiez comprendre que nous sommes des êtres sensibles tout comme vous. Car comme vous, nous éprouvons le plaisir et la douleur, comme vous, nous ne voulons pas mourir, comme vous, nous ne voulons pas souffrir, comme vous, nous tenons à nos enfants.

Elle se bat pour vous faire comprendre que nous payons un trop lourd tribu pour vous servir de nourriture, de vêtement, de canapé ou pire encore pour simplement vous servir de jeux stupides et sanguinaires, d’essais de laboratoire et d’exploitation en tout genre. Elle se bat pour nous redonner notre place d’espèce vivante à part entière qui avons les mêmes droits à la vie que les droits que vous vous êtes octroyés.

Elle se bat pour l’harmonie entre les tout êtres vivants et notre Terre à tous. Car cette Terre est aussi la notre. Vos droits sont aussi les nôtres. Nous voulons lui rendre hommage pour le temps qu’elle passe à défendre notre cause, à être notre porte-parole notre avocat dans un procès où l’on nous a condamnés d’avance. Nous voulons la remercier d’avoir un coeur rempli d’amour, où chacun de nous peut y trouver refuge.


Nous voulons que tu transmettes ce message à Zara, car c’est d’elle qu’il s’agit. C’est elle que nous, les animaux, voulons remercier du fond du coeur. Bien sûr, nous sommes conscients qu’elle n’est pas la seule, et que fort heureusement beaucoup d’entre vous nous défendent, mais Zara est devenue un symbole dans la lutte pour la protection animale et en la remerciant elle, nous remercions tout ceux qui s’activent pour faire reconnaître notre droit à la vie.

Maintenant, poursuit ton chemin.

Ayant achevé son discours, le cerf me regardant une dernière fois avant de se retourner et de s’enfoncer dans la forêt qui pour l’occasion se voilât d’une brume légère. Je restais là, planté au beau milieu du sentier, avec un air abruti comme quelqu’un qui venait de parler avec un cerf...

Je réalisai soudain, qu’en effet, les gens qui agissent pour la protection animale, eh bien on ne leur disait jamais merci. Ils agissent avec leur coeur, sans jamais rien attendre en retour. Ils agissent pour la beauté et le respect de la vie. Leur seule récompense c’est de voir la vie s’épanouir. Alors puisque aujourd’hui, ce drôle de cerf m’en donne l’occasion, j’en profite pour remercier tous ces gens qui usent de leur temps et de leur énergie pour s’élever contre la souffrance animale.

Un grand merci à tous et un grand merci à toi Zara, d’avoir mis ton nom au service d’une noble cause.
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 07:20

Un jour, un économiste de la banque mondiale (L. Summers) a dit ceci:

Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable.


Cette déclaration a été reprise par le magazine The Economist, par le Financial times et par courrier international.

Quoi de plus logique..? Si il est hors de question de partager les richesses, il est par contre naturel de vouloir partager les déchets et la pollution, même s’il s’agit de partager avec ceux qui n’ont pas participé à cette pollution.

Dans une économie où la recherche du profit maximal est le seul but à atteindre, la vie humaine n’a plus vraiment de valeur. Bien sûr, on va par principe nous parler d’éthique, mais tout le monde se gardera bien d’en définir les limites à ne pas franchir, car l’éthique limite le profit. Il est donc nécessaire que ces limites soient le plus floues possible. Comme l’économie libérale n’est qu’une concurrence acharnée, si jamais on s’impose des limites au nom de l’éthique, on se fera dépasser par le voisin qui gagnera plus d’argent en ne les respectant pas. Alors pourquoi se gêner ? On le voit bien en ce moment avec les Etats-Unis qui refusent de limiter leurs gaz à effets serre tout en se frottant les mains que les autres les respectent. La production américaine produisant ainsi sans contrainte des produits qui coûteront forcement moins chers que ceux des autres pays ayant accepter ces contraintes, et dont les prix tiennent compte des efforts à faire pour limiter les émissions de CO2. Faire durer les discussions et les négociations, c’est du temps gagné par les Etats-Unis pour continuer à vendre moins cher. Seule solution à la désinvolture américaine, la taxe carbone que j’espère le gouvernement aura le courage d’instaurer.

Malheureusement, la pollution n’est pas le seul domaine concerné par cette vision déshumanisée de l’économie. Pour obtenir plus de profit, le respect de la vie est largement bafoué dans plusieurs domaines. Pour ne citer que quelques exemples, on pourrait parler des hommes qui, pour ne pas arrêter la production, continuent le ramassage des bananes pendant qu’un avion procède à l’épandage de pesticides, on pourrait parler des ouvriers au Libéria récoltant le latex des arbres et qui manipulent et vivent au milieux de produits hautement toxiques, les exemples sont légions et je n’ai pas le courage de les énumérer tous dans cet article. Ce qui est sûr, c’est que chaque année des millions d’hommes, de femmes et d’enfants meurent simplement parce qu’il y a une éthique pour nous et une éthique pour les autres. Quand on voit déjà chez nous le nombre de maladies professionnelles malgré les protections réglementaires ou autres, il est facile d’imaginer le désastre dans les pays peu regardant sur la protection des salariés ou des populations.

L’actualité remet sur les devants de la scène un de ces jolis scandales... Le laboratoire américain Pfizer, fait actuellement l’objet d’une plainte pour s’être servie des populations africaines pour tester un nouveau médicament non homologué. Test qui a conduit à la mort de plusieurs enfants et de nombreuses conséquences graves et handicapantes sur les survivants. Bien sûr, Pfizer, se défend en insistant sur le fait qu’il a sauvé des vies, ce qui est de tout façon difficile à quantifier. Quoique puisse dire Pfizer pour sa défense, il n'empêche que Pfizer n’aurait jamais pris le risque de tester un nouveau médicament non encore homologué sur la population américaine. Alors pourquoi le faire sur les populations africaines? De plus l’argument qui consiste à dire que ces tests ont sauvé des vies est du cynisme à l’état pur, car ces mêmes laboratoires américains refusent à l’Afrique le droit de se soigner du SIDA, en leur interdisant de produire des médicaments génériques. Où est la cohérence? L’Afrique n’a pas les moyens d’acheter les médicaments au prix fort, mais a les moyens de sauver des vies en produisant des génériques. Pourquoi le lui interdire? Si les laboratoires américains sont capables de faire de “l’humanitaire” avec des médicaments non homologués, pourquoi ne sont-ils pas capable d’en faire avec des médicaments homologués?

Il n’y a pas de différence entre quelqu’un qui tue pour voler de l’argent et un autre qui laisse mourir pour gagner de l’argent. Car dans les deux cas, les morts sont la conséquence de la même avidité, la même soif d’argent.

 

 

Jusqu’où peut on solder la vie humaine pour pouvoir faire du profit?

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