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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 21:14
tous ceux qui mangent dans un self ou une cantine on la possibilité de voir la quantité de nourriture qu’il reste sur les plateaux lorsque le repas est fini. Le phénomène est aussi visible chez nous, mais nous en mesurons plus facilement l’ampleur dans la restauration collective. Chaque jours, ce sont des tonnes de nourriture qui partent à la poubelle car non consommées par ceux qui les ont prise.

Un gaspillage qui fait parti de notre mode de vie. La peur de manquer, la peur de ne pas avoir assez à manger, nous incite à remplir nos assiettes plus que de raison. C’est d’ailleurs assez pathétique de voir l’acharnement que certains mettent à remplir une coupe ou une assiette lorsque les entrées ou les desserts sont vendus non pas au poids, mais au récipient. Certains arrivent à ériger de véritables cathédrales d’hors-d’oeuvre dans une petite assiette pour éviter de payer les quelques centimes supplémentaires que leur aurait coûté une grande assiette. Arrivé aux caisses, les récipients débordent de compotes, fromage blanc, car s’arrêter à un millimètre du bord nous aurait laissé l’impression d’avoir été floué de quelques microcentimes. Oui, nous en sommes là...

Parmi tout ce gâchis, il y a celui de la chair animale. Chaque jours les tonnes de viande et de poissons jetées renvoie l’image d’animaux morts pour rien! D’animaux nourris et abattus sans avoir apporté la moindre calorie, la moindre protéine, à ceux qui justifie la boucherie par le besoin de se nourrir. Tout ça, simplement pour avoir eu peur de manquer, de ne pas être rassasié en fin de repas.

nous payons cette peur de plus en plus cher. en moyenne, 10 kg de céréales sont nécessaire pour faire un kilo de viande. Le cours des céréales s’envolent, mais nous gaspillons toujours autant de viande. Chaque kilo de viande jetée représente 10 kilos de céréale soustrait à l’alimentation humaine.

si on considère le bilan écologique, c’est encore pire. Des produits chimiques répandus sur et dans les sols, l’énergie consommée pour produire engrais, pesticides et faire fonctionner les élevages, les nappes phréatiques polluées, les tonnes de CO2 émises, tout ça pour rien...

Quand nous entendons que les stocks de céréales n’ont jamais été aussi bas, que la pénurie frappe déjà les populations les plus fragiles, prenons vraiment conscience de ce que nous jetons. Prenons vraiment conscience que la solution réside dans la modération. Nous pouvons continuer à manger autant, mais il faut faire l’effort de n’acheter que ce que nous consommons. Faire l’effort de réduire notre gaspillage au minimum. On n’évitera pas le gaspillage, mais on peut vraiment le réduire au strict minimum si on fait l’effort.

Il serait vraiment stupide de manquer, simplement parce qu’à une époque on a eu peur de manquer....
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 21:50
C’est à n’y rien comprendre! Alors que tout le monde au niveau national comme international tire la sonnette d’alarme en disant qu’il faut préserver la biodiversité, l’association Kokopelli vient d’être lourdement condamnée pour avoir tenté de préserver les semences naturelles de plusieurs variétés de végétaux.

Plus d’infos ici

L’humanité continue donc son lent suicide pour espérer mourir riche... quelle tristesse!
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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 21:31
Une petite vidéo présentant le principe d'une tour solaire.  C'est un des moyens les plus simple de produire de l'électricité, sans avoir recour  à des matériaux compliqués. ça marche avec le même principe qu'un tuyau laissé en plein soleil, à la différence près , qu'ici c'est l'air qui est chauffé et qui monte naturellement. Ce qui entraine les turbines.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 08:04
Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas dire de mal de Monsento...

Monsento vient de faire une chose intéressante: un maïs enrichi en vitamine A. Intéressant car réalisé sans faire appel aux OGM. Pour ce faire, la génétique a été utilisé à bon escient. Une grande variété de maïs a été étudié pour déterminer ensuite le croisement naturel qui permettrait d’obtenir ce maïs enrichi en vitamine A.

Cette expérience montre à elle seule la nécessité de préserver la biodiversité. Ce n’est qu’en disposant d’une multitude de variétés différentes que nous pouvons grâce aux biotechnologie réaliser des croisements judicieux pour répondre aux grands défis de la planète sans avoir à recourir aux OGM.

Aujourd'hui, la biodiversité est menacée. Nous le savons tous. Nous savons que chaque jours des espèces animales et végétales disparaissent. si les OGM peuvent apporter une solution dans un monde stérile, dans notre monde, tel qu'il est fait aujourd'hui, c'est la biodiversité qui est la clé de nos problèmes. Au lieu d'attendre des années de pratiques, de croisements infructueux, d'essais ratés, etc, la biotechnologie est capable de faire gagner un temps énorme à la le recherche.

En mémorisant la fiche génétique de chaque espèce dans une base de donnée, il devient possible de lancer des algorithmes pour rechercher les croisements judicieux à réaliser. Exactement comme vient de le faire Monsento pour le maïs.

Le seul véritable problème, c'est que ce n'est pas une méthode très rentable... comment breveter ce que tout le monde peut faire, même la nature..? La biotechnologie peut servir sans difficulté les intérêts de l'humanité, mais pas vraiment ceux des financiers... Une fois qu'on sait qu'il suffit de croiser telle variété naturelle avec telle autre pour obtenir un croisement efficace, tout le monde peut le faire... Alors qu'avec les OGM c'est vérouillé. Le résultat est brevetable car il n'a rien de naturel.

J'encourage volontier Monsento à poursuivre dans cette voie, et pour que cette voie puisse être efficace, je les encourage également à ne pas mettre en danger la biodiversité avec leur OGM, mais à la préserver. La biodiversité n'est rien d'autre que la banque de donnée dans laquelle nous pourrons puiser nos solutions de demain. c'est en la préservant que nous prendrons soin de l'humanité. L'Humanité, qui n'est qu'une composante de la biodiversité...
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 08:06
Brûler les livres... Vous n’y pensez pas..!

C’est vrai que mon dernier article prêtait un peu à confusion. L’objet était avant tout de réfléchir à la façon dont nous consommons l’information et la culture. Le programme télé n’était qu’un prétexte. Car en plus, je dois vous l’avouer... je ne regarde pas la télé...

C’est vrai que j’ai fait le choix depuis maintenant presque deux ans de ne plus acheter de journaux et magazines, ce qui ne veux pas dire que je ne me tiens plus informé. J’ai juste changé ma façon d’accéder à l’information et à la culture. Le net est devenu ma principale source d’information. Ça a l’avantage de la diversité des sources, et de pouvoir se faire une meilleure idée de l’information en consultant plusieurs sites qui traitent du même sujet. Notamment, lire la politique de la France vu par les journaux étrangers donne une vision assez intéressante des choses.

Je reste par contre un gros consommateur de livre, mais là encore, je suis avec attention le développement des livres électroniques, car nous pouvons prendre le problème dans tous les sens, nous n’y échapperons pas.

Nous avons la chance de vivre une époque où l’accès à la culture et l’information n’a jamais été aussi facile, il est hors de question de faire machine arrière. D’un autre côté, notre monde change, et l’impact des publications papiers sur l’environnement ne peut plus être ignoré. Maintenant que des alternatives crédibles existent, il est donc légitime de se poser la question sur les supports d’information et de culture.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 11:43
Y a t-il un sens à acheter le  programme télé de nos jours...?

Si cette question peut surprendre, elle n’en reste pas moins pertinente dans le contexte actuel où il ne se passe pas un jour sans qu’on nous demande de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

La question mérite d’être posée pour essentiellement trois raisons

L’énergie consommée pour le produire et l’acheminer est loin d’être négligeable
l’information qu’il contient a une durée de vie très limitée
Il est très facile d’accéder à la même information par d’autres biais et souvent gratuitement.


Sur le premier point il est assez facile de voir que pour produire un magazine, il faut des arbres, les couper, les transformer en pâte à papier par un processus assez énergivore et polluant, confectionner des encres, acheminer le papier et les encres dans les imprimeries, imprimer le magazine, l’acheminer jusque dans les points de vente ou directement par correspondance. Puis une fois jeté, reconsommer de l’énergie et polluer à nouveau pour pouvoir recycler le papier. Le bilan global est assez lourd...


Sur le deuxième point, il faut reconnaître qu’une fois la date passée, l’information contenue dans un programme télé n’a plus de valeur... sauf si l’on veut savoir ce qu’on a raté.

Lorsqu’on fait le bilan de l’énergie consommée et de la pollution engendrée par rapport au service rendu, le troisième point prend tout son sens.

Il suffit de taper dans n’importe quel moteur de recherche internet les mots “programme télé” pour accéder à une multitude de sites donnant l’information gratuitement. Mieux encore, certains de ces sites permettent d’être prévenu à l’avance d’un programme correspondant à nos centres d’intérêt si on a pris la peine de les renseigner à l’avance.

viennent ensuite deux remarques:

tout le monde n’a pas internet...
C’est vrai, mais si on ne prends que la population qui en dispose, ça en fait déjà un bon paquet...

ça va supprimer des emplois...
C’est vrai aussi. Mais là ce n’est qu’une question de temps. Car beaucoup de constructeurs d’appareils électroniques planchent sur les livres et magazines électroniques. Et les prototypes sont de plus en plus aboutis. Le modèle recherché étant évidement un appareil qu’on connecte à internet et qui se charge avec tous les journaux, magazines livres etc pour lesquels on se serait abonné. Les distributeurs de contenu en rêves car cela supprimerait tout leur frais d’impression et de distribution. Les métiers de l’impression sont donc condamné à plus ou moins long terme. anticipé est la meilleure solution.

Bien sûr nous pourrions avoir le même raisonnement pour beaucoup de magazines, mais je pense que le monde n’est pas prêt à se passer de la presse pipeule par exemple. Aujourd’hui encore, il est vital de gaspiller nos ressources pour savoir avec qui couche untel et que l’actrice la plus glamour du siècle a un bouton sur le nez. La vie est une question de priorité...

Modifier nos habitudes pour accéder à la grille des programmes peut donc devenir un geste véritablement écologique, simple à réaliser et qui ne nous prive même pas d’un des progrès les plus importants de ce siècle: Savoir ce qu’il y aura à la télé ce soir...

Quand je regarde la télé, je m'ennuie, mais quand je l'allume, c'est pire...
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 13:16
Je crois que c’est la nouvelle qui a le plus réjouit tous ceux qui militent pour un monde meilleur: L’activation de la clause de sauvegarde sur les OGM. Et comme beaucoup, je me réjouis vraiment de cette nouvelle.

Bien sûr, je ne suis pas dupe, c’est une décision purement politique. De moins en moins de français faisant confiance au gouvernement. Ne pas activer la clause de sauvegarde aurait accentué le sentiment que le grenelle de l’environnement n’était que du vent, que des effets d’annonces...

De plus, les liens qu’entretient le gouvernement avec Bouygues laissent penser que le gouvernement préférera défendre le nucléaire plutôt que les OGM. Et personnellement c’est la solution que je préfère... Attention, je ne suis pas en train de dire que je suis pour le nucléaire, je dis juste que de deux maux je choisi le moindre.

Peu importe la raison, je me félicite de cette décision, les OGM sont un véritable danger pour la vie, ils ne sont qu’une quête de profit et une volonté de certains groupes de s’assurer un contrôle total sur l’alimentation humaine. Car au delà des explications scientifiques dont on se débrouille pour ne pas les mettre à la portée de tout le monde, le modèle économique même des OGM est une aberration.

Si demain, une société disait que l’air était trop polluée pour être respiré et se mettait à vendre de l’oxygène pour que nous puissions vivre, au demeurant ça ne gênerait personne, nous sommes tous libre de respirer l’air qui nous entoure. Si maintenant, cette société se mettait à dire que son air est bien meilleur que l’oxygène naturel et que pour pouvoir le vendre, elle faisait tout pour supprimer l’oxygène naturel de l’atmosphère. Là, plus beaucoup de monde ne seraient d’accord, car payer pour respirer est une aberration.

Les OGM développent le même modèle économique. Avec des arguments fort discutables comme sauver l’humanité de la famine, les industries OGM sont en train de détruire la biodiversité, condition nécessaire pour que tout homme libre disposant d’un bout de terre et de quelques graines puisse se nourrir. La volonté de l’industrie OGM, n’est rien d’autre que l'éradication totale des semences naturelles et reproductibles pour obtenir le contrôle absolu sur l’alimentation. Il suffit de voir l’acharnement avec lequel les semenciers s’attaque à l’association KOKOPELLI pour s’en persuader. Le seul tort de KOKOPELLI: préserver les semences naturelles pour que chacun puisse continuer à se nourrir de manière autonome.

De plus, si les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux, cela prouve bien, si c’était encore nécessaire, que la science est loin de maîtriser toutes les conséquences de la culture OGM. Ceci incite à la plus grande prudence. Et quand on pense que l’alternative naturelle existe, pourquoi s’acharner à vouloir produire des OGM? La recherche peut bien évidement continuer pour mettre au point de nouvelles molécules. Mais pour nourrir l’humanité, inutile de prendre ce risque.

J’applaudis donc des deux mains cette activation de la clause de sauvegarde, mais prenons bien conscience que le combat n’est pas fini pour autant car les cultures OGM ne sont gelées que pour l’année 2008...
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 13:50
Pour illustrer mon  article précédent, voici une petite vidéo.  Elle montre bien une chose. Obtenir de l'énergie à partir de l'hydrogène est à la portée de tout le monde. cela demande peu d'investissements.

Bien sûr, pour parler technique, les puristes diront que l'hydrogène n'est qu'un vecteur d'énergie, et que pour le produire il faut de l'énergie. C'est vrai. Mais l'énergie, le soleil,  les vents, les marées, la biomasse nous en fournissent suffisament.

Imaginez un pays pauvre d'Afrique innondé de soleil et situé en bordure de mer. A peu de frais il peut facilement installer une usine d'hydrogène pour remplir des tankers à destination de l'occident. Peu importe que le rendement de la transformation entre l'énergie solaire et l'hydrogène  ne soit pas très bon, car l'hydrogène peut être produit en très grande quantité et pour un prix raisonnable.

L'hydrogène, est une solution concrète au problème de l'énergie, mais comme elle est à la porté de tous, elle est "dangereuse". Comment taxer l'énergie que n'importe qui peut produire?



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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 00:48
Parfois, les objets de notre quotidien peuvent soudainement devenir très inspirants. Certes, je ne vais pas vous faire un remake des madeleines de Proust, mais simplement vous faire partager quelques réflexions que m’a inspiré... ma brosse à dent.

Nous faisons tous ce geste anodin qui consiste à mettre du dentifrice sur notre brosse à dent. Et en le faisant, je me disais:

Le monde est quand même bien foutu, la quantité de dentifrice nécessaire est compatible avec la longueur de ma brosse à dent...

Et quand on regarde bien les publicités de dentifrice, on prends bien soin de nous montrer qu’il faut en mettre sur toute la longueur avec les bouts en pointes car ça fait super joli...

J’en suis venu à me demander quelle était la quantité de dentifrice nécessaire pour bien se laver les dents. J’ai donc pris le risque inconsidéré de mettre mes quenottes en danger et de voir ce que cela faisait si je ne mettais pas du dentifrice sur toute la longueur, mais juste la moitié.

Premier constat, j’ai toujours la bouche pleine de mousse en moins de 30 secondes, et globalement le lavage me semble toujours efficace.

Deuxième constat, je consomme deux fois plus de dentifrice que nécessaire...

Attention, je ne suis pas en train de vous dire que nous allons sauver la planète en divisant par deux notre consommation de dentifrice, c’est juste que ce cas illustre assez bien la façon dont on nous conditionne. Les gestes anodins que nous faisons sans réfléchir sont une vrai mine d’or pour nos industriels. C’est sûr, nous ne consommons pas des tonnes de dentifrice, mais nous sommes des millions à en consommer. Pour celui que le fabrique c’est une aubaine. Il produit et vend bien plus que nécessaire...

Comme c’est un geste que nous faisons sans réfléchir, pour la majorité, nous reproduisons inconsciemment  ce que nous voyons faire à la télé: en mettre sur toute la longueur...

Mais ce n’est pas tout, si on regarde bien les dentifrices à bandes (bleu, rouge verte ou à paillette), ils ont un avantage indéniable, inconsciemment, pour voir les bandes se former, nous mettons naturellement plus de dentifrice que si il était d’une seule couleur. C’est quasiment incontrôlable, on le fait sans réfléchir. surtout les enfants. Ceci explique la créativité de nos industriels qui nous pondent des dentifrices multicolores dont on se demande comment tout cela arrive à sortir du tube non mélangé...

Ceci dit, en bon écologiste on est en droit de se demander ce que cela changerait si la majorité ne faisait pas ce geste aussi “mécaniquement”. Ça diviserait la quantité de dentifrice vendu entre 20 et 50%, ce qui économiserait de l’énergie, du CO2, des matières premières, du transport, des emballages, et ça limiterait d’autant les déchets qu’induisent notre surconsommation de dentifrice.

Bon brossage!
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 11:40
Il est parfois utile de prendre un peu de recul afin d’avoir une vision la plus large possible d’une situation. Le réchauffement climatique est maintenant devenu une préoccupation majeure pour la majorité des gouvernements. Plusieurs mesures ont donc été prises pour limiter les émissions de CO2, puisque ce sont ces émissions que nous rendons responsables du réchauffement climatique.

Nous obligeons par exemple les constructeurs automobiles à réduire la consommation de leur véhicule, les fabricants d’équipements à réduire la consommation de leurs appareils, à l’industrie de réduire l’énergie nécessaire à la fabrication, aux particuliers de limiter leur consommation électrique et d’investir pour réduire leur dépense de chauffage, enfin bref, toute une série de mesure destinée à une seule chose, limiter les émissions de CO2.

Mais il reste la mesure tabou, celle que personne ne veut prononcer, mais qui pourtant et à l’origine de nos problèmes...

La modération de la consommation!

aujourd’hui, on veut bien axer la lutte contre le réchauffement climatique par la réduction des dépenses énergétiques, mais il n’est pas question d’inciter les consommateurs à la modération, car nous avons choisi comme indicateur le PIB qui est directement lié à cette consommation.

En prenant donc un peu de recul, la question devient:

Est-ce que faire des produits qui consomment de moins en moins nous permet de continuer à consommer de plus en plus....?

La réponse est bien évidement non, et tout le monde le sait. Les mesures prises pour limiter la consommation énergétique des produits doit être impérativement complétées par la modération de la consommation si l’on veut espérer un jour gagner la bataille du réchauffement climatique. Sans cette dernière mesure, il n’y a pas grand chose à espérer...

Nous consommons trop, nous sommes dans le superflu. La surconsommation est présente dans quasiment tous les postes de dépense d’un ménage standard.

L’alimentation
Le besoin est de s’alimenter et de boire pour vivre. Voilà bien longtemps que nous avons satisfait et dépassé ce besoin, maintenant, nous en sommes au point où il nous faut se faire plaisir par la nourriture. Il faut manger beaucoup, souvent. Et pour nous y aider, on nous matraque de messages publicitaires pour que nous associons nourriture et plaisir de la vie. Un bon vivant est un bon mangeur.

Avons nous reçu des messages pour moins consommer? non, tout au plus nous avons eu droit au slogan “mangez moins salé, moins sucré et moins gras” mais absolument pas mangez moins...

Pour les boissons c’est pire, seule l’eau est nécessaire à notre déshydratation, malheureusement le nombre de gens qui se sentent obligés de consommer des sodas augmentent de plus en plus. Dire qu’il faut plus d’un litre d’eau pour faire un litre de soda... Là aussi on nous proposera du sans sucre, du ligth etc. pour que boire ces sodas soit comme boire de l’eau avec le plaisir en plus, car c’est bien connu, l’eau ne procure aucun plaisir à être bu....

Les vêtements
Le besoin c’est se couvrir en fonction de la saison. Là aussi, le besoin est largement dépassé, il ne faut pas juste avoir de quoi s’habiller mais avoir une multitude de vêtements différents juste pour avoir le plaisir de changer. Et pour qu’il ne nous vienne pas à l’idée d’utiliser un vêtement trop longtemps, la mode est là pour nous dire que ce que nous avons acheté hier c’est ringard et qu’il nous faut le nouveau truc à la mode. Là encore, on associe la notion de plaisir au changement. quand on sait la quantité d’énergie nécessaire à la fabrication d’un vêtement, ça devrait faire réfléchir...

Les jouets
Là encore, nous inondons nos enfants de jouets, et ce n’est même pas la peine de détailler, tout le monde en est conscient mais personne ne fait rien tant nous associons quantité avec plaisir, on a l’impression de mieux aimer nos enfants si on leur achète plus que pas assez.


Enfin bref, de partout la surconsommation est de mise, car nous n’avons qu’une politique, celle du PIB? c’est notre seul indicateur est il n’est basé que la production de bien et de service et cet indice doit progresser d’année en année. Il n’y a donc aucun espoir de voir les émissions de CO2 se réduire.

Aucun gouvernement n’aura le courage de se détacher de cet indicateur et d’appeler à la modération de la consommation, cette modération ne peut venir que d’une prise de conscience collective, que d’une envie de chacun de nous à nous rendre compte que nous courons après des arc-en-ciels pour nous en faire des manteaux. Notre véritable problème est que nous avons perdu la capacité à trouver du contentement dans ce que nous avons déjà. Avoir une plus grosse voiture que le voisin, nous coûtera plus cher mais ne nous rendra pas plus heureux. Avoir suffisamment de vêtements pour pouvoir toujours être propre est largement suffisant.

La solution pour lutter contre le réchauffement, il n’y en a qu’une... devenir raisonnable.


vivre simplement pour que les autres puissent simplement vivre. (Gandhi)
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