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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 22:07
Alors que le gouvernement vient d’autoriser la mise sur le marché de maïs OGM, de nouvelles études soulignent le caractère toxique du maïs OGM MON 863. Je sais, c’est un nom un peu barbare, mais c’est son nom. Ce maïs élaboré par la firme Monsento est un maïs OGM de première génération. qu’est-ce que ça veut dire? ça veut dire qu’il n’a qu’une caractéristique, en l'occurrence produire un pesticide. Les maïs OGM de première génération sont élaborés soit pour produire un pesticide, soit pour résister aux pesticides style “round up”. Les maïs deuxième génération sont capables de faire les deux...

Ce maïs à qui on a modifié son ADN pour qu’il fabrique un pesticide est capable de tuer les bestioles qui auraient l’imprudence de le consommer. Ceux qui fabriquent cet OGM (Monsento) prétendent que nous pouvons manger ce maïs sans danger, le pesticide étant détruit pendant le processus de digestion... A chacun de voir si il veut essayer. toujours est-il que des essais sur les rats ont montré qu’une consommation de ce maïs posait de graves problèmes aux reins et au foie... De mes souvenirs de biologie, je me rappelle que le foie transforme ce qu’on mange en “liquide nutritif” pour l’injecter dans le sang et ainsi alimenter les organes et les muscles, quant aux reins ils servent à nettoyer le sang.

En fouillant un peu, j’ai fini par trouvé ce qu’écrit Monsento à propos de son maïs OGM:

L'absence de toxicité aiguë lors des études sur les animaux et le manque d'homologie avec des toxines protéiques connues laissent entendre qu'aucune protéine MON 863 Cry3Bb1.11098 présente dans les produits alimentaires préparés à partir de la nouvelle variété de maïs ne présenterait d'activité toxique.


Vous avez bien lu... Le fabriquant garanti juste qu’il n’y a pas de toxicité AIGUE, - c’est à dire on ne s’empoisonne pas d’un coup - et que le maïs ne présenterait ( au conditionnel) pas d’activité toxique...

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, je n’ai pas spécialement envie de savoir si mon foie et mes reins sauront bien éliminer sans dommage cette toxine qu’on essaie de me faire manger... En tout cas, je ne comprends pas l’attitude du gouvernement actuel qui a choisi d’autoriser toutes les demandes de cultures en plein champs des maïs OGM juste avant les élections. Peut-être pour laisser un cadeau empoisonné au gouvernement suivant...
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 22:44
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir des jeux informatiques pédagogiques pour vous ou vos enfants. Ces jeux sont gratuits, jouables directement en ligne ou téléchargeable et traitent de sujet écologiques ou humanitaires.

foodforce (en français malgré les captures d'écran...)
http://www.food-force.com/fr/
C’est un outil pédagogique sous forme de jeu, ou il faut réaliser 6 missions types des nations-unies.

Reconnaissance aérienne: Il faut piloter un hélicoptère pour survoler une zone de crise.

Rations énergétiques: Avec un budget limité il faut composer des rations énergétiques pour les habitants.

Largage aérien: Il faut larguer de la nourriture aux populations.

Achat et livraison: avec un budget limité il faut acheter et acheminer de l’aide alimentaire.

Convoi: au volant d’un camion il faut acheminer l’aide par route.

Assurer l’avenir: aider la population à se développer.


Ecoville
http://www.ademe.fr/particuliers/jeu2/ADEME/sommaire.html
Un jeu de simulation où il faut construire une ville écologique. Ce jeu peut être soit joué en ligne, soit être téléchargé. Ce jeu est réalisé par l’ADEME. Sur le même site un autre jeu pour mettre en pratique les bons gestes écologiques


Darfourisdying
http://darfurisdying.com/
Dans ce jeu beaucoup moins drôle, vous incarnez un réfugié au Darfour. Difficile de gagner à ce jeu, d’autant plus qu’il est destiné à sensibiliser sur la situation au Darfour. Il est en tout cas bien fait. Pas besoin de télécharger ce jeu, il se joue directement en ligne.



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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 22:55
Décidément, le maïs n’a pas fini de surprendre... Ce n’est un secret pour personne, le maïs est une des plantes les plus concernées par les OGM. Beaucoup vous dirons que c’est pour le bien de l’humanité, cela permettra de nourrir plus de monde...

Il suffit d’observer le cours du maïs sur les marchés d’échanges internationaux pour se rendre compte qu’il se passe quelques choses. en effet, depuis quelques temps le maïs augmente de manière très rapide. Tiens donc! une demande de plus en plus importante ou une pénurie de maïs? Avec les quantités de maïs produites la deuxième solution est à exclure. C’est bien une demande de plus en plus importante qui est à l’origine de cette envolée des cours.

Mais une demande pour qui? C’est là que ça devient surprenant, l’augmentation de la demande provient essentiellement de l’industrie du pétrole pour les bio-carburants... Le maïs entrant dans la composition de l’éthanol, les distilleries transformant le maïs en carburant fleurissent un peu partout dans le monde. Et comme il devient plus rentable de cultiver le maïs pour les bio-carburants que pour l’alimentation, devinez ce qui est en train de se passer..?

Le maïs alimentaire commence à manquer. Pour comprendre l’enjeux, il faut savoir que le maïs est une des céréales principales pour l’alimentation du bétail, et que si on ne mange pas de maïs directement, la majorité de la viande qui est vendue est obtenue en nourrissant du bétail au maïs... ça c’est pour les pays riches. Pour les pays pauvres, dont beaucoup dépendent de l’aide alimentaire, le problème est encore plus criant. Est-ce lié, il y a quelques jours, un cargo contenant de l’aide alimentaire a été pris par des pirates.

Il est clair que le bio-carburant soulève un problème majeur... doit-on cultiver pour manger, ou cultiver pour faire du carburant? Car manifestement, on ne peut pas faire les deux. Imaginer qu’on puisse faire rouler toutes les voitures et camions du monde avec du bio-carburant et cultiver en même temps des céréales pour manger, est une belle utopie... Par exemple, si la France ne devait utiliser que du bio-carburant pour rouler les surfaces agricoles n’y suffiraient pas. Au delà de 800 000t de céréales pour biocarburant, il faut empiéter sur les cultures alimentaires.

Les fabricants OGM, sont en train de se frotter les mains. Eux qui voulaient un contrôle total sur l’alimentation sont en train d’en prendre un second bien plus lucratif, ils vont devenir les fournisseurs exclusifs des carburants de demain. Une fois que le maïs naturel aura disparu au profit du maïs OGM, il n’y aura pas d’autre solution, pour produire de l’éthanol, il faudra aller taper à la porte des semenciers... Faisons leur confiance pour qu’il ne soit plus possible d’obtenir du maïs naturel, cela serait une concurrence trop gênante...

En attendant, pour ceux qui ont un petit bout de terre, il devient possible de faire un peu de résistance en cultivant quelques épis de maïs fournis gratuitement ( plus d’infos ici ) par l’association kokopelli, non pas pour les manger -bien que ce soit possible- mais pour envoyer une poignée de grains récoltés au ministère de l’agriculture pour demander des analyses de non-contamination. Si il y a suffisamment de personnes qui s’y mettent, il sera possible de surveiller l’évolution de la contamination du maïs qui aura inévitablement lieu prochainement, le gouvernement venant d’accepter la quasi totalité des essais OGM en plein champs demandés par les fabriquant OGM.
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 23:56
Un collègue de boulot (merci Alexis) m’a récemment envoyé une fiche conseil pour nettoyer autrement. Cette fiche bien pratique donne quelques conseils pour utiliser des produits moins agressifs pour l’environnement. En regardant cette fiche d’un peu plus près, j’y ai trouvé une adresse internet, je m’y suis donc rendu.

Il s’agit d’un site écologique belge. http://www.ecoconso.be qui regorge  d’infos intéressantes et notamment une quantité assez impressionnantes de fiches conseils si l’on souhaite avoir un comportement un peu plus écologique. Les fiches conseils sont à cette adresse:

http://www.ecoconso.be/publications.php

Si vous avez le temps, fouillez car il y a vraiment des fiches sur un peu tout. Les produits ménagers, alimentaires, cosmétiques, etc. En plus chaque fiche peu être téléchargée au format PDF

En voici quelques unes par exemple:

Pour nettoyer autrement: http://www.ecoconso.be/article25.html
Et apprendre ainsi que l'eau, le sel, le vinaigre, le jus de citron, le savon de marseille sont des produits efficaces pour nettoyer pas mal de choses.

Ou alors,

Mieux utiliser son frigo:  http://www.ecoconso.be/article191.html
Les allergies à la maison: http://www.ecoconso.be/article292.html

Et plein d'autres encore.

Enfin bref, voyez par vous même, ce n’est pas mal du tout. Merci à nos voisins de Belgique pour ce site très riche en informations pratiques.
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 07:53
Alors que EXXONMOBIL dépense sont argent pour financer les scientifiques afin qu’ils réfutent la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique, Mr Branson, le patron emblématique de Virgin choisi une voie plus constructive. En effet, Mr Branson, pardon Sir Branson, offre 25 millions de dollars à qui trouvera une solution pour réduire d’au moins 1 milliard de tonnes par an les émissions de CO2.

On ne peut que se réjouir d’une telle initiative, mais elle montre à quel point notre société est ambiguë...  Sir Branson est également le patron d’une compagnie aérienne, et quand on connaît les émissions de CO2 du au transport aérien... On pourrait simplement se dire qu’en renonçant à une partie du trafic aérien, l’objectif est assez facile à atteindre... Il faut savoir que le trafic aérien n’est pas pris en compte dans le protocole de Kyoto.

Ça semble surprenant, mais personne a réussi à résoudre le casse-tête: qui pollue quand un avion vole?. Le pays propriétaire de la compagnie aérienne, le pays des passagers, le pays de la destination, le pays d’arrivée. Personne ne tombant d’accord, le trafic aérien international a tout simplement été mis de côté par le protocole de Kyoto. Pourtant c’est loin d’être un aspect négligeable de la pollution humaine. Le lendemain des attentats du 11 septembre, tous les vols ont été supprimés aux Etats-Unis. Ce qui a conduit à une augmentation de 1 à 2 degrés de différence de température entre le jour et la nuit aux USA. Certes, difficile de tirer des conclusions de ces mesures ponctuelles, mais le constat n’étonne personne parmi les scientifiques.

Quoi qu’il en soit, je dis bravo Mr Branson pour votre initiative, même si vous contribuez de manière significative aux émissions de CO2, vous ne fuyez pas vos responsabilités comme EXXONMOBIL qui pourtant gagne encore beaucoup plus d’argent que vous. Les solutions ne pourront être trouvées que si les énergies sont orientées dans le bon sens. Il est donc préférable de solliciter l’intelligence humaine pour qu’elle réduise les émissions plutôt que de l’user à démontrer que l’activité humaine n’est pas responsable du réchauffement climatique.
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 17:50
Ban Ki-Moon, le nouveau secrétaire général des Nations-Unies fraîchement élu, affirmait dans un récent communiqué que le réchauffement climatique sapait les efforts de l’ONU pour lutter contre la pauvreté. Combattre le réchauffement climatique ne peut être envisageable que si tout le monde s’y met, c’est-à-dire tous les pays sans exception. Ce qui fait des Nations-Unies le cadre idéal pour espérer trouver une solution.

Ne nous leurrons pas, le réchauffement climatique n’aura pas seulement des incidences sur la température, la biodiversité ou tout autre aspect “physique” de la planète. Il est quasi certain que le réchauffement climatique s’accompagnera de fortes tensions géopolitiques. Suffisamment pour menacer la paix et la sécurité internationale. Lorsque les Nations-Unies ainsi que le groupe international d’experts sur le climat affirment que le réchauffement climatique est la conséquence de l’activité humaine, se pose naturellement la question de la responsabilité.

Si votre voisin par mégarde laisse échapper un polluant dans votre jardin, il n’y a pas d'ambiguïté, la loi vous protège, il devra financer la dépollution de votre jardin. Vous demander le moindre effort ou le moindre argent pour procéder à ce nettoyage vous paraîtrait fortement injuste, d’autant plus que vous avez certainement mieux à faire avec votre argent. Malheureusement, ce principe de responsabilité ne s’applique pas dès qu’il s’agit du réchauffement climatique. Les principaux responsables sont clairement identifiés, il s’agit bien sûr des pays industrialisés, c’est-à-dire: nous. Inutile de s’autoflageller, l’idée n’est pas de se punir ou quoi que ce soit, ce serait contre-productif. Toutefois, nous sommes obligés d’admettre que le développement industriel n’a concerné qu’une faible partie de la population mondiale (environ 20%), mais que maintenant nous demandons à toute l’humanité de participer à la lutte contre le réchauffement climatique.

Alors que nous avons eu la chance de nous développer sans contrainte, nous demandons à toute nation qui essaie de se développer maintenant de limiter son impact sur le réchauffement climatique. Si aujourd’hui, l’augmentation de nos émissions de CO2 n’est plus corrélée avec celle de notre PIB, cela a longtemps été le cas. Par contre pour les pays en développement, la courbe d’évolution du PIB et celle des émissions du CO2 sont évidemment “confondues”.

Une question fondamentale se pose, sommes-nous prêts à assumer notre responsabilité dans le réchauffement climatique en “aidant” les pays en voie de développement à se développer? La question n’est pas anodine. accepterions-nous de payer pour des dommages dont nous ne sommes pas responsables? Nous devons avoir l’honnêteté de réaliser que c’est ce que nous demandons aux pays en voie de développement... Par honnêteté et responsabilité, nous devons participer de manière significative au développement des énergies nouvelles dans les pays en voie de développement. Pas sous forme “d’aide”, mais sous forme d’indemnités aux pays en voie de développement pour avoir eu la “chance” de se développer sans contrainte, mais surtout pour avoir rejeté autant de CO2 dans l’atmosphère au point de ne plus permettre à quiconque d’en faire de même.

Dans cette simple question, se trouve beaucoup de crises à venir. Par exemple. Le monde demande au Brésil de ne pas toucher à ses forêts pour préserver le poumon de la Terre. Quelle solution laissons-nous au Brésil si nous ne le finançons pas pour préserver ses forêts? Le Brésil déforeste à tout va pour vendre ses essences de bois d’une part, et surtout pour cultiver le soja destiné à l’élevage industriel américain et européen. Là encore, nous voulons le beurre et l’argent du beurre... C’est nous qui sommes demandeurs de son soja d’élevage, de ses essences de bois, de son coton, mais c’est nous aussi qui lui demandons de ne pas toucher à ses forêts...

http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=181

Le cas du Brésil n’est pas unique, par exemple, en Indonésie, les forêts disparaissent et avec elles les orangs-outans, parce qu’au final il y a la consommation des pays industrialiser à satisfaire. Plus généralement les pays en voie de développement n’ont d’autre choix que de produire de l’énergie à partir d’énergie fossile. Ça ne coûte pas cher et cela ne requière qu’un minimum de compétences techniques. Si nous voulons éviter un rejet massif de gaz à effet de serre par les pays en voie de développement, nous n’avons pas d’autre choix que de participer à l’installation de moyens de production d’énergie propre pour préserver l’atmosphère que nous partageons tous et que nous avons fortement contribué à dégrader.

Viennent ensuite les problèmes liés aux ressources naturelles, l’eau, le gibier, le poisson, le pétrole, autant de sources de conflits lorsque ces ressources viendront à manquer. L’Afrique qui souffre déjà de beaucoup de maux, sera, d’après les experts du climat, la plus touchée par les conséquences du réchauffement climatique. Alors que c’est certainement un des continents qui a le moins contribué à l’augmentation des gaz à effet de serre, c’est l’Afrique qui risque de pays le plus lourd tribu. Doit-elle affronter cela sans notre aide?

Toute analyse sur le réchauffement climatique ne peut se limiter à des conséquences météorologiques ou naturelles. Nous partageons la même terre et nous savons comment se comportent les hommes dès que le bateau coule et qu’il faut trouver un coupable. Les années à venir, risque de nous faire glisser dans des querelles sans fin si nous n’y prenons pas garde. Nous devons aller vers une vrai communauté de destin, comprendre que pour s’en sortir, il faut souhaiter que tout le monde s’en sorte. Nous devons chacun assumer nos responsabilités passées, présentes et futures. L’homme a tout ce qu’il faut pour y arriver, il ne lui manque que la motivation de le faire.
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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 22:21
Ce mercredi 1er février 2007, 3 millions de personnes ont volontairement éteint leurs lumières à l’appel de l’alliance pour la planète, histoire d’offrir 5 minutes de répit à celle-ci. Pour beaucoup, cela représentait une première action concrète pour la planète. Une introduction à l’écologie. Cette date, n’a pas été choisie au hasard, elle coïncide avec  la fin de la réunion du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) qui s’est tenue à Paris. Par ce geste, beaucoup d’entre nous ont pu ainsi exprimer leur préoccupation pour l’avenir de notre planète. Ce geste était un symbole. Il n’avait pas pour ambition de sauver la planète, juste d’aider à une prise de conscience. Certes, la consommation à baissé de 1%, mais c’est comme si l’on avait jeté un verre d’eau sur un feu de forêt...

Les conclusions du GIEC sont sans équivoque, le réchauffement climatique est fort probablement le résultat de l’activité humaine. La confiance dans les nouveaux modèles d’évolution du climat permet au GIEC d’être catégorique à ce sujet. Bien sur, les opposants du réchauffement climatique sont toujours là, et EXXONMOBIL a réagi aussitôt en finançant de nouveau des scientifiques pour qu’ils puissent démontrer le contraire. Et ce, malgré le fait que EXXONMOBIL vient de faire l’objet de rapport dénonçant sa manipulation de données scientifiques sur le réchauffement climatique... Drôle d’obstination!

Que les scientifiques aient tort ou raison, nous n’avons que deux solutions. Ou le réchauffement climatique est préjudiciable à la vie en générale et l’humanité en particulier, ou il est sans effet. Doit-on être sage et appliquer le principe de précaution, ou doit-on se rassurer et ne rien faire? Je pense quand même que les conclusions auquelles sont arrivés les experts du GIEC ont beaucoup de chances d’être sérieuses.

Il est donc urgent d’agir. Toutefois, arrêtons de déplacer le problème en disant qu’il faut sauver la planète, la planète nous survivra au réchauffement climatique. Ce qu’il faut sauver, c’est la vie! Ce qui est en danger, ce sont les conditions qui permettent la vie sous toutes ses formes. si l’on y prend pas garde, l’humanité peut disparaître par ses propres bêtises, entraînant avec elle la majorité des espèces vivantes. Voilà ce qu’il nous faut sauver. La vie on ne la sauvera pas en éteignant ses lumières pendant 5 minutes, c’est carrément une modification profonde de nos comportements qui aura le pouvoir de changer les choses. On fait plus pour la vie en renonçant à acheter des fraises en hiver qu’en éteignant ses lumières 5 minutes.

Pour que cette action ne soit pas qu’un symbole, il faut maintenant, si on se sent concerné, modifier voir supprimer certaines de nos habitudes. Il faut qu’un changement profond s’opère dans notre façon de consommer. Ouvrez un dictionnaire et lisez la définition de consommer... consommer = se servir de choses qui se détruisent par l’usage... N’est-ce pas assez clair? Nous consommons la planète et ses ressources sans retenue, que pouvons nous espérer de l’avenir? Nous sommes comme le cultivateur qui vend toute sa récolte pour gagner le plus d’argent possible et qui réalise trop tard qu’il n’a pas gardé quelques graines à replanter.

Alors n’oublions pas, si nous avons poussé notre interrupteur ce jeudi 1er, réalisons bien à quoi cela nous engage! Nous avons éteint la lumière, que cela nous ouvre les yeux!

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le livre blanc des nouveaux scénarios climatiques sur le site de météo france. C’était le document de travail du GIEC lors de cette dernière réunion.

http://www.cnrm.meteo.fr/LIVRE_BLANC_ESCRIME.pdf
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 22:31
Souvent il ne faut pas grand chose pour qu’un comportement ou une action de la vie quotidienne devienne écologique. Je viens en effet de découvrir un nouveau geste simple auquel je n’avais pas prêté attention jusqu’à présent. Le brossage de dents...

quelque chose me dit que vous allez tout de suite penser au fait qu’il ne faut pas laisser le robinet couler pendant qu’on se lave les dents. Même si vous avez raison, il y a autre chose à faire. Choisir différemment sa brosse à dents.

Fort heureusement pour l’écologie, les français ne sont pas les champions de la propreté bucco-dentaire... Si on écoutait les conseils du dentiste, il faudrait changer de brosse à dents 4 à 5 fois par an. La moyenne nationale est à 2... Or avec cette moyenne ridicule, nous consommons quand même 109 millions de brosses à dents chaque année. A raison de 15 grammes par brosse à dents, on atteint 1300 tonnes de déchets...

Plutôt que de ne pas se laver les dents, il est préférable de bien choisir sa brosse à dents pour limiter l’impact que nous pouvons avoir sur cette pollution. Les super brosses à dents de l’espace avec un manche archi ergonomique avec anti-dérapant et tout et tout, des poils à dénicher les morceaux rester entre les dents ou les bactéries qui s’attaquent à la plaque dentaire, ne sont que des arguments commerciaux... La seule chose qui lave vraiment les dents, c’est un bon brossage de 3 minutes. C’est ce que vous diront les dentistes.

Le plastique utilisé pour la fabrication des brosses à dents est recyclable. Malheureusement la super brosse à dents hi-tech ne peux pas l’être. En effet, elle est souvent composée de plusieurs matériaux (le manche, le grip antidérapant etc) tout ces matériaux moulés ensemble ne permettent plus le recyclage. De plus elles ont consommé plus d’énergie à leur fabrication, et plus de produit comme les colles et autres.

La brosse à dents de base est donc la championne toute catégorie pour le recyclage et l’aspect écologique. Facile à fabriquer, faite en une seule matière, elle peut ensuite être recyclée facilement. Elle coûte moins chère et lave très bien les dents. C’est sûr, elle est moins fun, mais écologiquement parlant, elle est une excellente alternative à la brosse à dents version startreck! Mieux encore, la brosse à dents vendue avec plusieurs têtes. Nous l’avons tous remarqué, seuls les poils s’usent sur une brosse à dents. Avec l’apparition des brosses à têtes interchangeables, on ne change le manche qu’une fois sur deux ou plus, ce qui est bien meilleurs pour l'environnement.

Voilà donc comment je choisirai mes prochaines brosses à dents, faite en une seule matière et à tête interchangeable. Je sais, ce n’est pas grand chose, mais c’est un petit geste qui viendra compléter ma collection de petits gestes.
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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 12:04
Une commission d’experts américains vient de publier un rapport montrant comment l’entreprise pétrolière EXXONMOBIL a financé entre 1998 et 2005 une grande campagne de manipulation de l’information concernant le réchauffement climatique. Le groupe a financé à hauteur de 16 millions de dollars 43 organismes chargés de manipuler l’information sur le réchauffement climatique et nier l’impact de l’activité industrielle sur celui-ci.
Le rapport peut être téléchargé à cette adresse. (c’est en anglais)

http://www.ucsusa.org/assets/documents/global_warming/exxon_report.pdf

Le rapport dénonce également la méthode utilisée, semblable à celle de l’industrie du tabac lorsqu’elle tentait de démontrer que le tabac ne donnait pas le cancer du poumon...

A ceux qui doutent encore de l’impact de l’activité de l’homme sur le changement climatique, je répondrai simplement que si même EXXONMOBIL reconnaît aujourd’hui son erreur c’est qu’il doit y avoir un sérieux fond de vérité. Si le doute avait encore été possible, EXXONMOBIL continuerait à le financer.

Une fois n’est pas coutume, la pression est venue des actionnaires qui s’inquiète du fait qu’EXXONMOBIL ne se prépare pas spécialement à tout ces changements. L’entreprise ne consacre que 10 millions de dollars par an à la recherche sur les énergies renouvelables. C’est l’argent que gagne EXXONMOBIL en 2h30...

Deuxième info intéressante, l’entreprise BRIDGESTONE/FIRESTONE vient de se voir décerner un prix dont elle se serait bien passée... Le Public Eye Awards. Prix qui récompense les entreprises les plus irresponsables. Pour ses pneumatiques, cette entreprise utilise des arbres plantés au Libéria. Pour extraire le caoutchouc, elle utilise des méthodes dignes de l’esclavage. Chaque employé doit extraire 204kg de latex par jour, c’est-à-dire traiter environ 1000 arbres par jour. si il n’y arrive pas, il ne sera pas payé au prorata de ce qu’il a ramassé, il n’aura que la moitié de son maigre salaire. Les ouvriers n’ont d’autre choix que de faire travailler leurs enfants pour espérer toucher l’intégralité de leur salaire. De plus, cette exploitation pollue l'environnement, les eaux, chaque famille de travailleur vie dans une cabane en torchis délabrée autour des plantations. Les employés sont en permanence en contact avec des produits toxiques préjudiciables à leur santé. Enfin bref que du bonheur...

Le détail de ce prix et le rapport qui va avec:

http://www.evb.ch/cm_data/Bridgestone_f.pdf
http://www.evb.ch/cm_data/Laudatio_Bridgestone_f.pdf
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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 23:33
Souvent je me suis demandé pourquoi les canettes ou les boites de conserves avaient toujours plus ou moins la même taille. En fait pour comprendre, il suffit de se demander de combien de métal avons nous besoin pour faire une canette par exemple. Prenons la fameuse canette de 33cl. Une canette pouvant être assimilé à un cylindre, la quantité de métal utilisée est représentée par la surface de ce cylindre. La surface du tour plus les surfaces du haut et du bas. A partir de là, on peut se demander si pour un volume donné (33cl) la quantité de métal dépendra du rayon qu’on aura choisi pour la canette. Par exemple, elle pourra être fine et grande, ou large et petite.

Je me suis donc amusé avec mon ordinateur pour tracer la courbe qui relie la surface de métal utilisé au rayon choisi... La solution apparaît d’elle même. Pour une canette de 33cl, il y a un rayon (un peu moins de 4cm) qui minimise la quantité de métal utilisé. Voici le résultat de ce petit calcul. C’est le même raisonnement pour les boites de conserves.


Chercher à utiliser le moins de métal possible, c’est déjà une bonne chose en soit. C’est même plutôt écologique. Mais le plus important aujourd’hui, c’est que les canettes puissent être recyclées. en effet, aujourd’hui, la majorité des canettes sont en aluminium. L’avantage de l’aluminium c’est de pouvoir être recycler à l’infini. On le récupère, on le fait fondre, et ça repart. Malheureusement, chaque année c’est plus de 1 million de tonne de canettes qui échappe au recyclage. quand on voit ce que pèse une canette vide (environ 17gr) je vous laisse imaginer le nombre de canette...

Pourquoi c’est dommage? Parce que fabriquer de l’aluminium coûte très cher. aussi bien en énergie, qu’en conséquences environnementales. L’aluminium s’obtient après un processus complexe vraiment énergivore. Par contre, recycler une canette ne nécessite que 10% de l’énergie utilisée pour fabriquer l’aluminium de la canette pour la première fois. C’est à dire que si toute les canettes était recyclées, il ne serait pas utile d’extraire et de fabriquer autant d’aluminium, ce qui permettrait d’économiser 16 milliards de kilowatts heure par an. De quoi alimenter 2 millions de foyers en électricité pendant 1 an... Avec tout les impacts sur l’effet de serre, la pollution etc.

Pour que les canettes soient recyclées, il est donc impératif de les déposer dans les poubelles appropriées, c’est à dire dans les poubelles jaunes du tri sélectif, ou à défaut dans les poubelles domestiques classiques où elles pourront être triées ensuite. choisir la bonne poubelle pour une canette, n’est donc pas un geste anodin, mais c’est en tout cas un geste simple.
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