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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 20:31
J’ai commencé depuis quelques jours, le livre: “Pesticides: révélations sur un scandale français”.

C’est pas la joie... Bien sûr, beaucoup d’entre nous ne sommes pas dupes, on sait que l’argent roi fait prendre des décisions par toujours en accord avec la prudence ou l’ethique, mais à ce point, on croit rêver!

Je pourrais vous parler plus en détail du livre, mais les auteurs ont eu la bonne idée de faire un site entièrement dédié à ce livre avec des extraits, des vidéos, des coupures de presses, des documents en références, qui rendrait mon article beaucoup moins complet qu’une visite de ce site. Si vous voulez donc en savoir un peu plus sur la façon dont on nous empoissonne petit à petit, je ne peux que vous encourager à visiter ce site, ou mieux  encore à lire le livre.

http://www.pesticides-lelivre.com/

Par exemple, depuis quelques années les abeilles se meurent par milliard à cause de pesticides comme le gaucho et le régent. On ce dit ce n’est pas grave, ce ne sont que des abeilles, mais sans abeille, plus de 80% des plantes ne peuvent plus se reproduire... Einstein aurait dit que si les abeilles venaient à disparaître, l’humanité ne tiendrait pas plus de 4 ans... Ce livre vous montrera comment notre cher gouvernement à préférer protéger les intérêts financiers des industriels plutôt que de stopper net la vente de ces produits donc la dangerosité à été mis en évidence par toutes les études scientifiques. Et ce n’est qu’un scandale parmi tant d’autres... Vous apprendrez aussi comment le gouvernement met un produit américain sur le marché, tout en sachant que les américains eux-mêmes on renoncé à l’utiliser compte tenu du danger qu’il représente... Mais en France ont préfère ignorer cela et permettre aux industriels de l’industrie chimique de faire quelques profits...

Enfin bref, un livre sans concession qui dérange plus d’une industrie qui aimeraient travailler tranquille...
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 16:49
Difficile d’échapper au dernier livre de Mr Allègre: “Ma vérité sur la planète” flanqué d’un bandeau rouge avec inscrit: “Non Mr Hulot!”. Le quatrième de couverture nous permettra d’apprendre que le monde se trompe et que Mr Allègre a la solution. Parmi ces (ou ses) solutions, Mr Allègre propose de développer les OGM. J’ouvre donc le livre au chapitre des OGM et le lis. Et là je dis:

NON MR ALLEGRE!

Pour nous démontrer que les OGM vont sauver l’humanité, Mr Allègre nous parle du riz enrichie en vitamine A permettant de sauver des millions d’enfants. Le riz doré, car tel est son nom, est en effet un riz génétiquement modifié pour produire du bêta carotène qui sera transformer ensuite par l’organisme en vitamine A. A lire Mr Allègre, ce riz a sauver les enfants. C’est bien évidemment archi-faux. Les quantités de vitamine A obtenues par ce biais sont largement insuffisant pour couvrir les réels besoins en vitamine A du corps humain. Les carences n’ont donc pas disparues elles sont tout au plus légèrement réduites, mais les carences persistent. Encore heureux que les industries OGM n’ont pas fait payé ce riz, qui de plus permettra aux mêmes industries d’avoir un retour sur les conséquences pour l’homme de la consommation de plants OGM.

Quoi qu’il en soit, cette transformation génétique consistant à réactivé un gène déjà présent dans le riz mais qui ne s’exprimait pas, n’a  rien à voir avec les autres OGM dont la modification permet aux plants OGM de fabriquer un pesticide. A vous lire, Mr Allègre, consommer du maïs enrichi aux pesticides et aussi inoffensif que consommer du riz enrichi à la vitamine A. C’est une alléGration très personnelle... Votre argumentaire expliquant la différence de système digestif entre une pyrale et un humain rendant ce poison mortel pour la pyrale et inoffensif pour l’homme me laisse sceptique... Car jusqu’à présent, la pyrale et nous les hommes mangions la même chose... De plus, les dernieres expériences scientifiques ont montré que l’ingestion de ce maïs n’était pas sans conséquence sur le foie et les reins qui se retrouvent mis à contribution pour traiter ce poison "inoffensif" qu’on souhaite nous faire avaler.

Concernant la capacité aux OGM de consommer moins d’eau... Peut-être serait-il utile de préciser que ça consommerait moins d’eau qu’une agriculture intensive, c’est-à-dire avec pesticides et engrais en tout genres, mais que ça consommerait TOUJOURS plus d’eau que l’agriculture conventionnelle. Sur ce point, les OGM ne font pas mieux que la nature. Comme pour la vitamine A, les OGM se contentent de réduire les besoins en eaux d’une agriculture chimique hyper gourmande en eau, mais la consommation d’eau résultante reste bien supérieure à ce qui est disponible en milieu aride.

Concernant les contaminations... Alors là... j’ai un peu de mal à croire que c’est un scientifique qui parle, mais aucun doute à croire que c’est un homme politique... Parler de la contamination en mètres, alors que des tas de sites gouvernementaux ou associatifs ont relevé de façon précise et non discutable des contaminations sur plusieurs kilomètres. Encore récemment des traces d’OGM ont été trouvé dans des produits destinés à l’alimentation humaine, OGM qui de plus est étaient réservés à l’alimentation animal (c’est normal, ils n’iront pas se plaindre...). Comment le scientifique que vous êtes explique ces cas de plus en plus fréquents si ce n’est par une contamination qui dépasse largement la portée dont vous parlez?

Faisons un parallèle avec Tchernobyl. La contamination n’avait rien d’uniforme, on pouvait être près de Tchernobyl et avoir une faible contamination et se situer à des centaines de kilomètres et être fortement contaminé, car cela dépendait des mouvements du vent et des masses d’air, système chaotique par excellence. Peut-être avez vous simplement cherché la contamination autour des champs et conclu de façon “très” scientifique qu’à partir du moment où les relevés montraient sur une zone où la contamination était nulle, qu’il n’était pas utile de chercher plus loin... Que la contamination est une fonction mathématique du type monotone décroissante. Le principe de précaution, ne méritait-il pas d’avoir une vision plus large?

De façon plus général, en tant que scientifique vous pourriez nous montrer des tonnes d’exemples dans la nature où les effets sont de nature bien différentes de la cause. Car la vie est une succession d'enchaînement causal qui fait que le monde est entièrement indépendant. Combien de fois par le passé l’homme s’est fait piégé par des effets qu’il n’avait pas prévu..? Les livres fourmillent d’exemples. Et malgré ça, vous affirmez que les OGM sont sans danger parce que vous n’en avez pas identifier (sauf un qui relève du risque terroriste). Chercher quelque chose et ne pas le trouver, ne veut pas dire que cette chose n’existe pas, ça veut dire qu’on ne l’a pas trouvé. C’est tout! Pour prouver que quelque chose n’existe pas, il faut démontrer sa non existence comme on sait le faire en science, je ne vous apprends rien. Permettre la culture d’OGM en plein champs, c’est faire des OGM le nouvel environnement de la nature. Et là, personne ne sait dire comment la nature va réagir à plus ou moins long terme. Comment être certain d’avoir envisager l’interaction des OGM avec toutes les espèces vivantes susceptible de les côtoyer? Comment être sur que si la promiscuité d’un OGM avec une espèce sauvage qui semble sans danger, ne peut pas devenir problématique si un troisième facteur intervient dans cette chaîne d’interdépendance? Cela c’est déjà vu, et pour reprendre un cas qui amuse tout le monde en ce moment, un coca-cola tout seul, ça ne fait rien, un mentos tout seul ça ne fait rien, les deux peuvent être consommé, mettez les ensemble, le mélange devient... “explosif” le mentos provocant le dégazage soudain du gaz contenu dans le coca. Ni coca-cola, ni mentos, n’avait prévu cet effet.

Dernier point, ce n’est pas parce que des personnes ont choisi de ne pas croire aux OGM que ces personnes sont contre le progrès. Lorsqu’il s’agit de faire des recherches OGM dans le domaine du médical pour obtenir tel ou tel molécule, il n’y a pas de problème, il suffit de le faire sous environnement contrôlé comme on sait le faire pour les travaux sur les virus ou autres. La seule chose qu’on refuse c’est de manger des OGM et de les faire pousser dans nos champs. Pour le reste, si les savants ont envie de croiser des gènes de papillon avec des gènes d’éléphant pour que ces dernier puissent voler...

Arrêtez aussi de nous dire que la France va à la catastrophe si elle ne fait pas comme les autres. La France a le droit de choisir une autre voie. Les autres n’ont pas la science infuse. Et que fera t-on si on prend tous la même voie et qu’ensuite on s'aperçoit qu’on s’est trompé?  La prudence n’èxigerait-elle pas de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier?

Aujourd’hui, personne ne peut affirmer de façon certaine que les OGM sont sans danger. Tant que cette certitude n’est pas acquise, il n’est pas utile de jouer les apprentis sorciers avec les OGM. Nous pouvons nous passer des OGM pour résoudre les problèmes de famine dans le monde, inutile de nous faire culpabiliser dès qu’on dit non aux OGM. Ce n’est pas votre vérité, mais c’est celle de millions de personnes. Et si vous pensez que c’est impossible...

L’impossible est le seul adversaire digne de l’Homme.
Andrée Chedid


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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 19:10

Tous les vins ne se ressemblent pas. Certains sont meilleurs que d’autres, et les spécialistes savent que l'environnement dans lequel poussent les vignes est primordial pour faire un bon vin. Tout l’environnement rentre en ligne de compte. La nature du sol et les minéraux qui le composent, l’exposition, la quantité d’eau et de soleil reçu, etc. Tous ces facteurs vont se combiner pour donner naissance à un vin de qualité ou non. D’un environnement naît le vin, d’où l’origine des appellations régionales. Ce qui est vrai pour les vignes et les végétaux en général, est aussi vrai pour l’homme. D’ailleurs c’est de l’environnement qu’est apparût la vie, et pas l’inverse.

Nous imaginons souvent à tort que notre corps est une entité physique autonome évoluant dans un environnement indépendant et bien distinct de lui. Or, notre corps et l’environnement dans lequel nous évoluons entretiennent de fortes relations d’interdépendance. Ne serait-ce que par l’air que nous respirons et la nourriture que nous avalons. Le métabolisme du corps humain fait qu’en permanence la matière qui nous constitue est renouvelée, en remplaçant les cellules qui meurent par de nouvelles cellules. Cette fabrication de matière vivante, n’est possible que si l’on s’alimente, car la matière première n’est rien d’autre que notre alimentation issue de notre environnement. Il nous faut absorber une variété considérable de nutriments pour permettre à cette merveilleuse usine de fonctionner. Tous ces nutriments sont les ingrédients nécessaires à la recette de la vie.

Parmi tout ces ingrédients nécessaires, figure la vitamines B12. C’est un ingrédient aussi important que les autres, mais ce qui est remarquable, c’est que nos besoins en vitamine B12 ne dépassent pas quelques microgrammes par jour (un microgramme = 0,000001 gr). C’est infiniment peu comparé à notre masse. Et pourtant, si nous avons une carence en vitamine B12, les conséquences peuvent être très graves.

L’objet de cet article, n’est pas de présenter la vitamine B12, il suffit de faire une recherche sur le net pour savoir ce qu’il y a à savoir sur elle. C’est plutôt de voir à quel point notre corps est sensible aux petites quantités que l’on ingère et à notre environnement. Aujourd’hui, si on analyse les aliments avec lesquels nous nous nourrissons, on constate qu’ils contiennent une foule de produits pas vraiment naturels, tel que pesticides, nitrates, métaux lourds, molécules artificielles, etc. Les proportions varient, d’un aliment à l’autre, mais leur présence est permanente. Nous ingérons tous les jours des microgrammes de produits toxiques ou de molécules artificielles.

Bien sûr, on nos dit que cette consommation involontaire est sans danger pour nous, que notre système de digestion est suffisamment efficace pour faire le tri entre ce qui est bon pour le corps et ce qui ne l’est pas. Mais en sommes nous si sûr? Pourquoi des microgrammes de vitamines B12 influencent notre santé et des microgrammes de produits toxiques sont-ils sans effets?

Qu’on le veuille ou non, nous sommes fait de ce que nous mangeons. Pour faire de la matière, il faut de la matière, et l’alimentation est la seule entrée de matière dans le corps humain. La matière que nous ingérons est raffinée pour fabriquer des cellules et tout les autres composants de notre corps. Ainsi, les produits toxiques que nous avalons, suivent le même circuit et ne sont pas tous éliminés, beaucoup s’accumulent dans l’organisme et se mêlent au processus complexe de fabrication de nos cellules allant jusqu’à en perturber celui-ci. Le cancer par exemple, n’est rien d’autre qu’une dégénérescence dans la fabrication des cellules, et même s’il devient plus facile de survivre à un cancer, il n’en reste pas moins que ceux-ci ont augmentés de plus de 60% en 20 ans. Y a t-il un lien de cause à effet? A chacun de se faire son opinion. De même, le nombre d’enfants développant des intolérances au lait ou au gluten sont de plus en plus nombreux. Pourquoi le corps tolère de moins en moins ces produits naturels? Peut-être parce que ces produits sont de moins en moins “naturels”. Le lait qui n’est pas bio est majoritairement obtenu à partir de vaches nourries aux OGM et la majorité du blé cultivé en France est du blé industriel dont la variété a été choisie non pas pour des raisons nutritives, mais pour leur capacité à supporter le pétrissage industriel. C’est un blé dont les valeurs nutritives sont médiocres comparées aux autres variétés.

Dire qu’ingérer des produits toxiques est sans danger pour nous revient à nier l’interdépendance que nous avons avec notre environnement. C’est oublier que nous sommes issus de notre environnement et c’est croire que nous pouvons nous en affranchir. OGM, pesticides, nitrates, engrais chimiques, pollution aux produits toxiques et métaux lourds, tous ces produits font maintenant partie de l’environnement dans lequel nos corps évoluent, se nourrissent et respirent. Prendre soin de notre environnement, n’est donc pas une lubie d’écologistes arriérés. Prendre soin de l’environnement c’est prendre soin de nous, de la vie en générale. c’est nécessaire compte tenu de l’interdépendance que nous entretenons avec notre environnement. Que pouvons nous espérer si notre environnement nous devient hostile? Les espèces vivantes s’adaptent et évoluent c’est vrai, mais l’histoire montre que lorsque l’environnement évolue plus vite que les espèces, celles-ci disparaissent tout simplement.

Faire attention à notre environnement c’est faire attention à ce que nous mangeons.
Faire attention à notre environnement c’est protéger et permettre la vie.

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 11:43
L’argument principal utiliser pour justifier le développement des OGM, est leur capacité à résoudre les problèmes de famine dans le monde. On va même jusqu’à nous faire comprendre que s’opposer aux OGM c’est s’opposer à la vie, au bien-être de la population mondiale. Il est évident que nous serions tous preneurs d’une solution pour résoudre les problèmes de famine dans le monde. Mais tout ça n’est qu’un mensonge savamment orchestré par les puissants céréaliers OGM aidées pour l’occasion par tout les ambassadeurs du libéralisme économique.

Aujourd’hui, la production céréalière mondiale permet de nourrir plus de 12 milliards d’individus. Nous ne sommes que 6 milliards sur Terre, le premier argument des pro-OGM n’a donc aucun fondement. Aujourd’hui, nous avons déjà fait le choix de ne pas nourrir la population mondiale. Nous en avons les moyens, mais pas la volonté. Il n’existe aucun frein technique ou matériel pour pouvoir assurer cette alimentation mondial. La seule raison pour laquelle les famines existent, sont des choix économiques.

Les pro-OGM insistent aussi également que grâce aux OGM, les plantations pourrons mieux résister aux sécheresses en consommant moins d’eau. Là encore, cet argument ne tient pas debout. Dans l’agriculture traditionnelle ou biologique, le sol est nourrit et enrichi par du compost. Lorsque le compost est dans le sol, il se comporte comme une éponge. Si bien qu’un litre d’eau qui pénètre dans un tel sol est piégé. Ce qui permet aux plantes qui y poussent de profiter de ce litre d’eau pour plusieurs jours.

Dans l’agriculture intensive où l’utilisation d’engrais et de pesticides est de mise, le sol n’est devenu qu’un substrat inerte, qui ne contient plus aucun organisme vivant, la nourriture est apporté à la plante uniquement par les engrais chimiques. Plus besoin de rotation de culture, la terre n’est plus nourricière. Cette terre stérile est incapable retenir l’eau. L’eau glisse sur le sol, et quand elle le pénètre elle n’y reste pas, elle s’enfonce dans les couches profondes bien au-delà des racines. Ce qui veux dire que pour donner un litre d’eau à une plante, il faut en verser dix!

L’agriculture conventionnelle aura donc toujours besoin de moins d’eau que l’agriculture utilisant pesticides et engrais. C’est ce qu’à démontré de façon remarquable Pierre Rabhi, en obtenant des récoltes dans des pays où la sécheresse sévissait. Là où l’agriculture chimique à montré son impossibilité à obtenir une récolte en milieu aride, les méthodes d’agroécologie défendues par Pierre Rabhi ont montrées leur efficacité.

Les rendements OGM sont là aussi bien loin de ceux annoncés. Même le département de l’agriculture américaine a fini par le reconnaître. Ce qui a contraint les semenciers OGM à réduire leur prétention de royalties tant les récoltes furent décevantes. Au Paraguay, les pertes ont même été plus importantes sur les cultures OGM que sur les cultures traditionnelles. Le constat est sans appel, les OGM ne supportent pas la sécheresse. La vie à besoin d’eau, on ne ferra jamais rien pousser sur une terre stérile sans eau.

Un autre point à ne pas négliger, les semenciers OGM n’ont rien de philanthropes... Aujourd’hui alors qu’ils ont les moyens de fournir la population mondiale en céréale à un moindre coût, ils ne le font pas. Il n’y a pas de raison qu’ils le fassent pour les OGM qui coûteraient bien évidemment plus cher qu’une céréale naturelle. Ceux qui meurent de faim, n’auraient de tout façon pas les moyens d’acheter, céréales OGM + engrais + pesticides.

Il faut vraiment arrêter de croire à cette hypocrisie véhiculer par les semenciers OGM et les avocats du libéralisme. La seule motivation qui pousse les OGM est une motivation purement financière. Le point faible de l’homme, c’est qu’il doit se nourrir. Pas de nourriture, pas de vie. Aujourd’hui, avec quelques efforts, l’homme est capable de se nourrir sans rien payer à personne. Il lui faut, des graines que la nature lui offre, de l’eau que les pluies lui apportent, du soleil pour que les plantes poussent. En respectant les cycles de la nature et la nature elle-même, l’homme est capable de se nourrir sans craindre la famine. C’est vrai, qu’il y a eu des famines par le passé, mais maintenant que le monde est ouvert et communiquant, on sait pallier de manière simple à ces problèmes.

Or, nous avons fait le choix d’une société basé sur le profit. Le but des semenciers n’est donc plus de nourrir la planète, mais de gagner le plus d’argent possible. Dans une économie libérale, le rêve absolu est de vendre ce dont tout le monde à besoin. L’alimentation étant le besoin partagé par tous, celui qui contrôlera l’alimentation, contrôlera le monde. Jusqu’à présent, ce contrôle n’a jamais possible. Mais maintenant, grâce aux OGM, l’envisager devient réaliste.

Pour obtenir ce contrôle, il est impératif d’empêcher la concurrence “déloyale” de Dame Nature. Pour les semenciers, qu’on puisse assurer seul son alimentation est un manque à gagner. Aujourd’hui, les semenciers ont déjà réussi à obtenir qu’un agriculteur n’ai plus le droit de replanter ses propres semences, et qu’il soit obliger de racheter chaque année de nouvelles semences aux semenciers. Mais ce contrôle par voie judiciaire n’est possible que dans les pays développés comme en Europe ou aux Etats-Unis, et encore difficilement vérifiable. Le graal des semenciers serait donc d’avoir une semence incapable de se reproduire, pour obliger les agriculteurs à racheter des semences tous les ans. Ces semences stériles, sont déjà plus ou moins dans les cartons des semenciers et sont appelées semences TERMINATOR. 

Les semences TERMINATOR sont en concurrence directe avec les semences naturelles. Tant qu’il existera des semences naturelles, le contrôle sera difficile à prendre. D’où la question: les semenciers ont-ils la possibilité de faire disparaître les semences naturelles? Oui ils le peuvent, et sont en train de le faire...

La première phase: l’intox. Il faut que la population pensent que les études sur les OGM permettront de résoudre les problèmes d’alimentation mondiale, qu’elle soit convaincue que travailler pour les OGM c’est travailler au bien de tous. Nous l’avons vu plus haut, les arguments humanitaires ne résistent pas une seconde à l’analyse.

Dans le même temps démontrer que les semences naturelles, qui nous ont nourri pendant des milliers d’années sont inefficaces, sensibles aux maladies et procurant des rendements médiocres. Pour cela, il faut réduire la quantité de variété des semences. C’est ce qui est fait depuis des années, sous couvert de sélectionner les variétés les plus rentables à exploiter, une grande quantité de variétés ont aujourd’hui disparues. Par exemple aujourd’hui, 80% de l’alimentation en blé n’est fournie que par 4 variétés différentes. Cette réduction des variétés est un véritable danger car si une maladie touche une céréale, c’est une grosse partie de l’alimentation mondiale qui est menacée. Les semenciers OGM trouvent dans cette faiblesse créée artificiellement un argument de poids pour promouvoir leurs OGM.

Il faut ensuite interdire aux paysans de replanter une partie de sa récolte. Ce qui est maintenant le cas. Les paysans sont obligés de se fournir en semence auprès de semenciers.

Dernier point, il faut cultiver le plus possible d’OGM en plein champs, la contamination des cultures saines par les OGM finissant le travail. Ces cultures se multiplient  aujourd’hui, et le nombre de contamination augmentent sans cesse.

Pouvoir se nourrir seul, doit rester un droit inaliénable. On ne peut accepter que l’alimentation de base soit contrôlée par une puissance financière, avec pour seul motivation la recherche du profit. La seule est unique motivation des OGM est purement financière. Nous pouvons nourrir l’humanité entière si nous le voulons vraiment sans avoir à pervertir la nature. C’est nos choix qui font qu’aujourd’hui une partie de l’humanité vie dans l'opulence et une autre meure de faim. La nature a permis à des milliards d’être vivants toutes espèces confondue de vivre depuis des milliards d’années, et elle le pourra encore longtemps si nous ne jouons pas les apprentis sorciers.
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 08:55
eh bien ils auraient dû..! Je sais que c’est une recette de grand-mère est que presque tout le monde la connais, mais je suis toujours en admiration devant les recettes archi-simples et efficaces!

Comme chaque année à cette époque, je suis obligé de prendre un peu de temps pour désherber ma terrasse et les alentours de la maison. Pour le faire, je n’utilise qu’une méthode... L’eau chaude. Je prends ma bouilloire électrique, je mets de l’eau, ça chauffe, et quand c’est prêt, j’arrose les mauvaises herbes qui poussent entre les dalles de ma terrasse ou sur le bord de la maison. Elles n’y résistent pas... c’est d’une efficacité redoutable!

En plus pas de pollution des sols, action très localisée, atteinte à l'environnement quasi-nulle. C’est à se demander pourquoi l’on persiste à nous vendre des produits chimiques pour procéder à ce désherbage de printemps. L’énergie utiliser pour la production du désherbant, son conditionnement, son transport et tout et tout n’ont strictement rien à voir avec l’énergie nécessaire pour faire bouillir de l’eau. Si l’on parle de pollution, le désherbant est encore plus incapable de supporter la comparaison avec l’eau chaude.

Je vous laisse, j’ai du désherbage à faire.
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 07:49
C’est une évidence, il nous faut manger pour vivre. Et dès les premiers cours de sciences naturelles, le décor est planté, nous faisons partie des prédateurs... Notre place dans la chaîne alimentaire ne laisse aucun doute à ce sujet. L’homme est omnivore et doit consommer aussi bien des végétaux que des animaux. C’est du moins ce que l’on nous dit depuis que nous sommes tout petit...

Nous pouvons en effet manger de tout, aussi bien de la viande que des légumes. Mais le devons nous ou simplement le pouvons nous..? Malgré les idées reçues, l’homme pourrait très bien se satisfaire d’un régime végétarien. Il y a suffisamment de personnes qui ont fait ce choix et qui sont en bonne santé pour se rendre compte que c’est possible. Manger de la viande et donc un choix. Un choix de facilité, un choix gustatif. Même si certains prétendent que manger de la viande est d’une nécessité absolue pour l’être humain, il n’en demeure pas moins qu’on peux vivre aussi bien et aussi longtemps sans manger de viande. Et c’est d’autant plus vrai que le régime végétarien n'exclut pas les oeufs et le lait, riches en protéines animales.

Mais au-delà du débat végétarien ou carnivore qui relève du choix de chacun, il y a un vrai débat à mener sur ce que nous sommes prêt à faire pour consommer de la viande. Aujourd’hui, la majorité de la viande que nous consommons provient de l’élevage industriel. Or, dans le contexte actuel de réchauffement climatique, de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, de problèmes de raréfaction des ressources en eau, l’élevage industriel apparaît comme une aberration écologique, ce que j’ai déjà détaillé dans un précèdent article. Mais plus encore, l’élevage industriel nous impose de perdre une partie de notre humanité.

Si au début, c’est sur de simples considérations écologiques que j’ai limité ma consommation de viande industrielle, c’est maintenant parce que je ne veux plus cautionner par mon silence et mon acte d’achat des méthodes d’élevage indignes d’une société qui se dit humaine et civilisée que je renonce tout simplement à la viande industrielle. Aucun propriétaire d’animal de compagnie n’accepterait de voir souffrir son animal comme souffre un animal destiné à l’alimentation humaine. On n’accepterai même pas que notre chien ou notre chat ne vive qu’un seul jour dans ces conditions. Alors que nous sommes prêt à dépenser des fortunes pour soigner, limiter la souffrance, augmenter le bien-être de notre animal de compagnie, nous considérons les animaux destiner à notre alimentation comme déjà mort à la naissance, ne justifiant même pas un comportement humain de notre part, ni même notre compassion.

Ce n’est pas parce que nous devons ou nous voulons manger des animaux, qu’il nous faut renoncer à notre humanité. Pour économiser quelques centimes d’euros sur le prix d’achat de la viande nous sommes prêt à accepter des pratiques barbares. Les animaux sont des êtres sensibles au même titre que nous, c’est-à-dire qu’ils éprouvent par leurs sens la souffrance, la douleur, la tristesse, le bien-être, l’affection etc. Parce que nous avons choisi de les manger, nous faisons comme si tout cela n’existait plus. Nous les privons de leur caractères vivants et sensibles pour ne les considérer que comme un steak sur pattes.

Je suis convaincu que si la majorité des consommateurs voyaient la façon dont les animaux d’élevages sont traités, la quasi totalité dirait “stop, nous voulons manger de la viande mais pas comme ça!” J’en suis persuadé. Nous avons les moyens de traiter avec plus d’humanité les animaux que nous choisissons de consommer, l’argument du prix ne peut pas, ne doit pas nous faire renoncer à nos valeurs humaines.

Lorsque nous achetons de la viande industrielle, notre acte d’achat cautionne ces pratiques, certes par ignorance, mais cette ignorance est par moment bien confortable... Ne pas savoir ce qui se passe derrière les murs d’un élevage industriel, nous évite d’avoir le moindre problème de conscience. Cela nous permet d’imaginer des méthodes d’élevages respectueuses de nos valeurs humaines, alors que ces valeurs on bel et bien disparu!

Si le coeur vous en dit, vous pouvez visionner une vidéo en anglais soustitrée détaillant les souffrances que subissent les animaux pour notre "bien-être" et notre confort... La vidéo est un peu longue, mais pour quiconque veut savoir pourquoi de plus en plus de gens renoncent à la viande... La vidéo a été mis en ligne sur le site de Zara.

http://zara-ecolo.over-blog.com/article-5785742.html



Pour qui est imprégné de compassion, consommer de la viande est aussi effroyable qu’une mère qui dévorerait la chair de son propre enfant. Matthieu Ricard. La citadelle des neiges
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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 21:15
C'était aujourd'hui que Nicolas Hulot organisait son grand rassemblement pour la planète. Beaucoup d'articles sont déjà disponible sur les sites d'infos, je me contenterai donc de partager avec vous quelques photos que j'ai prise de cette journée. Je les ai mise sur mon site perso pour que vous puissiez disposer de la fonction diaporama.

http://perso.orange.fr/genfi/hulot/Quelques%20photos.html


En tout cas, un journée bien sympathique qui m'a permis de rencontrer quelques blogueurs:

Zara, Marie-Lore, Fotoyan, évolutionnaire.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 20:59
Si la curiosité vous en dit, vous pouvez taper sur un moteur de recherche les deux mots suivants: “Sarkozy tchernobyl”...

tout le monde se rappel ce grand mensonge d’état prétendant que le nuage radioactif s’était arrêté à la frontière. De mémoire je crois que c’était parce que les radiations n’avaient pas de visa...

Quelques mois après la catastrophe, Mr Sarkozy est nommé Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l´Intérieur. C’est à dire qu’il a du gérer le dossier Tchernobyl, vu sa fonction de l’époque, il ne pouvait en être autrement.

Cette épisode de sa vie, semble pourtant embarrasser aujourd’hui le candidat à l’élection présidentielle, qui a préféré faire disparaître toute trace de ce passage dans les bio officielles. Difficile d’en trouver encore des traces, sauf sur le site du magazine l’express.

http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?ida=433332

Contacté par le groupe “sortir du nucléaire” pour avoir des compléments d’informations, sur son inaction de l’époque et sa part de responsabilité dans le mensonge d’état, Mr Sarkozy c’est toujours refusé à tout commentaire... Sa franchise à des limites... Les médias ayant choisi de ne pas relayer l’info puisque nous sommes en période électorale, il ne reste plus que les blogs pour la faire circuler.

Encore une fois, comme sur les OGM, Mr Sarkozy préfère le silence. Et ses silences, nous en apprennent beaucoup plus sur sa politique environnementale que toutes ses belles paroles démagogiques destinées à obtenir nos bulletins de vote...

A vous de juger.
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 21:51
Dimanche 1er Avril, une grande manifestation est organisée par Nicolas Hulot pour interpeller les politiques sur l'environnement. Pour une fois, il ne s’agit pas d’appeler à voter pour untel ou untel, mais simplement de montrer aux politiques que le peuple demande à prendre l’environnement en compte dans la politique de notre pays.

Beaucoup des candidats ont signé le pacte de Nicolas Hulot pour faire genre... Mais après cette signature et l’assurance que Nicolas Hulot ne se présenterait pas, les candidats ont eu du mal à garder un intérêt pour l’environnement. L’alliance pour la planète a noté les mesures environnementales dans les programmes des candidats... C’est pas joli joli...

Deux partis ont la moyenne, les verts avec 16,5/20 et le PS avec 13/20. tous les autres ont moins de 10...

alors pour sensibiliser les candidats ou simplement votre candidat sur les problèmes environnementaux, rendez-vous dimanche de 17h à 18h place du trocadéro. Plus d’info ICI.

Bien évidemment j’y serai, et avec un peu de chance, je croiserai certains d’entre vous.

Venez nombreux!
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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 19:26
Mais que fait Mr Sarkozy..?

Alors que la majorité de la population est contre les OGM et qu’une plus grand majorité est favorable à un moratoire sur les OGM, Mr Sarkozy ne se prononce toujours pas sur le sujet. Ce n’est évidemment pas un oublie de sa part, en période électorale Mr Sarkozy sait que s’il se prononce en faveur des OGM il perdra une bonne partie de ses bulletins de vote. Il ne reste à Mr Sarkozy que le choix de la lâcheté de ne pas avouer qu’il est pour les OGM.

Mr Sarkozy proclame haut et fort qu’il veut être le président d’une démocratie irréprochable. Voilà encore un exemple de belles paroles non suivies d’effet. La démocratie c’est le pouvoir par le peuple. Le peuple dit clairement NON AUX OGM, ce qui veut dire que dans une démocratie irréprochable l'exécutif interdit les OGM. Imposer les OGM à un peuple qui dit NON n’est plus de la démocratie.

Alors que Mr Sarkozy raille le moindre fait et geste de ses principaux concurrents, greenpeace déverse des tonnes de maïs transgéniques devant le QG de Mr Sarkozy et toujours rien, pas un mot. Un silence complice, un silence approbateur. Vous pouvez voir une vidéo de cette livraison en cliquant ICI.

Comme je le relatais dans un précédent article, les dangers des OGM sont réels. De récentes études l’ont encore démontré. Un moratoire est le minimum à ce stade, mais manifestement Mr Sarkozy n’en veut pas. C’est-à-dire qu’une fois élu, Mr Sarkozy permettra le développement des plants OGM contre la volonté de la population. Les OGM seront incorporés à nos préparations alimentaires que nous achetons sans qu’il soit obligé de le mentionner sur l’étiquette. Ceci dit, ce n’est pas une surprise de sa part, il fait quand même partie du gouvernement actuel qui vient d’autoriser les cultures en plein champs des maïs OGM. Il n’y aura donc pas de rupture avec Mr Sarkozy comme il se plaît à le dire, mais une réelle continuité de la politique actuelle.

Mr Sarkozy, nous ne voulons pas être les cobayes d’une alimentation OGM, pas plus que nous voulons être les cobayes de votre politique économique. Nous ne voulons pas avaler n’importe quoi et encore moins des OGM.
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