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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 07:00
Si il y a des questions auxquelles j’aimerai savoir répondre en toute objectivité, celle-là en fait partie!

Les riches passent leur temps à dire que les pauvres sont pauvres parce qu’ils ne font pas d’effort, les pauvres éprouvent souvent un sentiment d'injustice à l’égard des riches, alors que penser?

Comme c’est mon blog, je commence par mon point de vue... J’ai depuis longtemps le sentiment qu’il y a quelque chose d’inéquitable dans la répartition des richesses. Mais un sentiment est subjectif alors je développe.

Raisonnons au niveau d’une entreprise. Une entreprise est composée d’hommes et de femmes oeuvrant tous pour un même objectif. Cette entreprise crée donc une richesse. Cette richesse une fois produite, il faut la partager. Qu’on le veuille ou non, chaque élément de l’entreprise a contribué à l’obtention de cette richesse. Chacun à son niveau. A partir de ce principe on pourrait imaginer dans un premier temps diviser cette richesse par le nombre d'élément et la redistribuer ainsi équitablement... Pas aussi simple, les personnes n’ont pas tous la même fonction au sein de l’entreprise, et leur contribution doit être pondérée. toutefois, tous étaient nécessaires. Il existe donc un point d’équilibre où chacun, conscient de son rôle, s’estimera justement récompensé pour son effort par une répartition pondérée de la richesse produite.

Maintenant imaginons qu’un ou plusieurs éléments de l’entreprise décide d’augmenter leur part. La richesse étant ce qu’elle est, il faut pour pouvoir le faire, diminuer la part des autres. Et là on s’écarte du point d’équilibre... L’enrichissement des premiers se fait au détriment des seconds.

Je conçois qu’il n’est pas forcement facile de trouver ce point d’équilibre. Mais ce qui me fait dire que l’économie mondiale ne fonctionne plus sur son point d’équilibre ce sont, par exemple, les chiffres du ratio entre le salaire du plus haut dirigeant et le salaire de l’ouvrier le plus mal payé. Dans les années 70, ce ratio était d’environ 10. Les dirigeants touchaient environ 10 fois le salaire de l’ouvrier. Aujourd’hui, ce ratio atteint des valeurs entre 50 et 100... Difficile d'imaginer que l’ouvrier reçoit équitablement sa part!

Ce déséquilibre se retrouve encore plus au niveau mondial. Si on regarde la répartition des richesses dans le monde, le ratio entre pays riches et pays pauvres était d’environ 3 en 1820, il était de 72 en 1992.

C’est ce qui m'amène à penser qu’aujourd’hui lorsqu’on s'enrichit on le fait forcement au détriment de quelqu’un.
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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 07:00
Dans mon article de 17/11 “la planète n’a pas besoin d’être sauvée” j’ai entre autre abordé le sujet du gaspillage. Je reviens ici à la charge avec le problème de la consommation des piles et la pollution qu’elles engendrent. Pourquoi ce titre? Parce que si il y a bien un domaine où l’utilisation des piles est complètement superflue c’est bien dans les souris et claviers sans fil de nos ordinateurs. Les piles sont un condensé de métaux lourds et toxiques, elles nécessitent beaucoup d’énergie à produire et la pollution qu’elle engendrent est énorme.

Consommer des piles (même rechargeables) pour ne plus avoir le fil de la souris qui gêne sur le bureau est symptomatique de notre société prête à tout pour supprimer le moindre gêne. La gêne qu’on supprime est sans aucune mesure avec  les conséquences que cette consommation engendre. Pourtant, le fait d’avoir libérer la souris et le clavier de leur fil, ne leur a pas fait prendre le large pour autant... Ils sont toujours bien sagement devant l’écran de l’ordinateur. Ils ne sont plus à longueur de fil, mais à longueur de bras...

De manière général, lorsqu’on utilise des piles il serait bon de se poser la question de leur véritable utilité et si il n’est pas possible de s’en passer. C’est sûr qu’il est toujours mieux d'utiliser des piles rechargeables que des piles à usage unique, mais en étant attentif on peu facilement diminuer sa consommation de piles. Par exemple, lorsqu’un appareil photo utilise des piles à usage unique (il en existe encore) lorsqu’elle sont vides pour l’appareil, elles peuvent encore faire fonctionner pendant un bout de temps des appareils à faible consommation comme un réveil, une télécommande.

Et si vraiment on ne peut pas se passer de piles, veillons au moins à les déposer dans les urnes prévues à cet effet pour le recyclage.

Pour aller plus loin et en savoir plus sur ce problème:

http://www.ekwo.org/pilenickel.php3
http://www.actionconsommation.org/publication/spip.php?article574
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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 07:35
Voici le résumé d’un texte que j’ai trouvé sur le net à l’adresse:

http://www.cerna.ensmp.fr/Documents/PNG-AlterEco-06-02.pdf

Spéculer, c’est prendre délibérément un risque de prix c’est-à-dire acheter aujourd’hui un actif financier ou tout autre bien en espérant que son prix va monter, et qu’on pourra le revendre demain avec profit. La spéculation fait souvent l’objet d’une condamnation morale. Pourtant, sans l’existence de spéculateurs, les entreprises ne seraient pas à même de s’assurer contre les effets des fluctuations du prix des matières premières, des devises ou des taux d’intérêt. Mais la spéculation n’aggrave-t-elle pas le mal en accroissant l’instabilité des marchés ? Lorsqu’un actif voit son prix déterminé par des mécanismes économiques stables et solidement enracinés dans l’économie « réelle », la spéculation introduit juste un peu de volatilité dans l’évolution des prix, sans grandes conséquences. Mais lorsque ce n’est pas le cas, par exemple pour les taux de change, la spéculation peut se révéler profondément déstabilisante.



J’ai trouvé ce texte en cherchant des infos sur la spéculation que j’ai tendance à condamner assez vite. Ce texte a eu au moins l’avantage de modérer mon propos. Initialement je ne pensais que du mal de la spéculation, le problème est cependant plus complexe...

Les plus courageux pourront lire le texte dans son intégralité, pour les autres, passons directement à la conclusion de ce texte:

En conclusion : à partir du moment où l’on reconnaît que le fonctionnement des marchés peut conduire à une multiplicité d’équilibres, ou plutôt de trajectoires, pour considérer les choses en dynamique, la spéculation ne peut plus être considérée comme une activité nécessaire engendrant tout au plus un peu de volatilité. Elle est en effet capable de faire changer de trajectoire des économies entières. Prétendre la supprimer relève cependant d’une incompréhension de son origine : elle est inévitable dans une économie de marchés puisque l’avenir est incertain. De plus, elle est, dans bien des cas, nécessaire à la fonction d’échanges de risques que doivent pouvoir remplir les marchés. Tout au plus peut-on, dans les cas où son rôle déstabilisant est avéré, trouver des modes de régulation étatiques spécifiques qui permettent d’en limiter les dégâts.


Lorsqu’elle est faite avec la motivation de limiter les risques économiques encourue pas les sociétés humaines, la motivation est louable. On tente au maximum d’éviter les situations qui pourraient déboucher sur une crise.
Par contre, dès qu’il s’agit pour quelqu’un qui dispose d’une énorme capacité financière de gagner de l’argent, je rejoins complètement la conclusion du texte cité pour que l’état intervienne pour empêcher certaines manoeuvres financières.

Illustrations
Concernant une matière première quelconque, le marché est équilibré. L’offre est la demande ont positionné le prix de celle-ci sur son prix d’équilibre. Arrive un nouvel acteur capable d’acheter la quasi totalité de la production de matière première. Une fois cet achat fait, ce nouvel acteur revend immédiatement cette production aux demandeurs habituels mais évidemment à un prix bien plus élevé pour empocher la différence.
Cette manoeuvre pour gagner de l’argent devrait être complètement interdite par les autorités étatiques car elles ne servent que des intérêts personnels au détriment de l'intérêt collectif. En effet les autres sont obligés de payer les matières premières plus chères que ce qu’elles valent vraiment.

Autre exemple, et c’est ce qui avait motivé mon envie d’écrire un peu sur le sujet. Je ne conteste pas le rôle de la bourse. Les entreprises ayant besoin d’investir peuvent ainsi se procurer des liquidités pour réaliser des projets. Les investisseurs ayant prit le risque de croire à la réussite du projet, seront récompensés par le versement d’un dividende sur les bénéfices réalisés. Soit! Par contre, on ne peut pas dire que quelqu’un qui achète une grande quantité d’action d’une entreprise à 10h00 pour les revendre à 10h30, voir avant, soit vraiment sensibilisé au problème de l’entreprise. On se détourne du but initial... C’est un peu comme si une personne qui ne sait pas nager vous demande de l’aider à traverser une rivière et qu’en plein milieu de la rivière celui qui à proposer son aide décide de se retirer...

Il serait peut être souhaitable que l’état impose aux personnes qui investissent en bourse un délais minimal de garde pour éviter des fluctuations de cours dû à la spéculation. Ou alors, pour laisser la liberté aux porteurs de titres de choisir, que le dividende soit payé au prorata du temps de garde. Ce serait plus juste et cela éviterai que certains s’enrichissent simplement parce qu’ils avaient de l’argent et la bonne information. Là encore, il s’agit d’un enrichissement injuste qui se fait au détriment des autres.
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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 10:41
Nous avons parfois tendance à oublier que naître est une des plus belles chances que nous puissions avoir. Cette chance est donné à n’importe quel nouveau né qui voit le jour sur la planète. Planète que se partage l’humanité pour profiter de ce don. Enfin partage... c’est une image... Car dès la naissance, ce qui était commun à chacun de nous laisse vite la place à un monde d’injustice et d’inégalité. Ceux qui ont la chance de naître dans un pays riche où le manque n’existe pas demande à celui qui naît dans un pays pauvre de souffrir en silence pour ne pas le déranger.

“Tu est né là où il n’y a rien à boire et rien à manger, t’as pas de chance mon gars, démerde-toi, tu n’avais qu’à naître de ce côté de la frontière...”

Le riche considère son modèle économique comme un modèle de référence, mais bizarrement, il ne le considère pas suffisamment efficace pour y intégrer le pauvre. Pourtant un modèle économique efficace doit ne doit pas dépendre du nombre de personne qui le constitue. Sinon il ne serait pas aussi efficace que ça... Un bon système économique doit permettre à toute personne qui l’intègre de pouvoir y vivre. Or ce n’est pas le cas!

Pourquoi? (et là c’est une question vraiment ouverte)

- Le riche consomme sa part plus la part du pauvre et c’est pour cela qu’il est riche. Ce qui sous entend également que le riche à besoin qu’il y ai des pauvres.
- La planète ne peut pas permettre à tout le monde de vivre dignement.
- Le pauvre est pauvre parce qu’il le veut bien...

Je ne m’avancerai pas à donner une réponse, mais juste mon point de vue. Je pense que si l’objectif d’une société humaine était de faire en sorte que chaque personne qui a eu la chance de naître puisse vivre dignement. Que si la création de la monnaie ne servait qu’à atteindre ce but. Que si devenir riche n’était pas un but en soi. Je pense que le monde d’aujourd’hui aurait certainement un autre visage. Une société humaine construite par l’homme et pour l’homme.

Or on n’est pas dans cette démarche. L’accumulation de richesse est devenu le seul objectif des sociétés modernes. Il faut être riche à tout prix.  Malheureusement on ne peux pas poursuivre ce but tous ensemble, pour s’enrichir il faut appauvrir quelqu’un. Aujourd’hui, si toute la planète devait avoir le même niveau de vie que l’Occident, ça ne marcherai pas. L’Occident à besoin pour vivre dignement d’acheter des produits fabriqués par des pays pauvres pour ne pas avoir à les payer trop cher. Si tout le monde avait le même niveau de vie, combien paierons nous ce que nous consommons? Si tout le monde avait le même niveau de vie comment faire pour assurer l’approvisionnement en ressource comme le pétrole? On a bien vu qu’avec la montée de la Chine les prix du pétrole et des matières premières se sont envolés. La pénurie de ces ressources montre bien que l’Occident n’a pas spécialement envie que le reste du monde consomme de la même façon.

Les chiffres parlent d’eux-même, 20% de la population mondiale consomme 80% des ressources. Ou plus directement, 80% de la population mondiale ne vit qu’avec 20% des ressources. Dans un monde équitable, 20% de la population mondiale ne devrait consommer que 20% des ressources... Et là nous aurions chacun la même chance...
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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 08:50

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelques temps, le mot qu’on entend le plus dans les publicités c’est “SEULEMENT”. En fait, peu importe le prix du produit vanté, si l’on veut nous faire croire qu’il n’est pas cher, il suffit de mettre avant le prix ce simple mot.

Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que les choses deviennent de plus en plus chères, et c’est certainement pour contrer cette prise de conscience du consommateur que nos chers publicitaires utilisent cette astuce commerciale.

Je repense à cette pub entendu à la radio d’une voiture allemande fonctionnant au gasoil qui fait parler un enfant et sa mère. L’enfant ayant une certaine tendance à dire des mensonges voit soudain la dite voiture avec un prix affiché à 17 000 et des bananes Euros. Il le dit à sa mère et vlan, il se prend un claque, sa mère pensant qu’il dit un mensonge. Elle devait le penser car c'est une  femme moderne qui connaît super bien le prix des voitures, et qui réalise quasiment instantanément que le prix annoncé n’est pas possible. Ça mérite une claque... En tout cas, le message est clair, la voiture est hyper pas chère, elle est presque donnée... courrons l’acheter! Si au moins la pub finissait par des excuses de la mère à son fils. Même pas!

Ce n’est peut-être qu’un problème de point de vue en fin de compte. Le vendeur dit “seulement” et l’acheteur dit “tout ça?”, de même que lorsque cet acheteur va voir son patron celui-ci lui donne “tout ça” et l’acheteur-employé se dit: “seulement?”... L’employé sera toujours trop cher pour son patron, l’employé trouvera toujours les voitures trop cher. Là où tout le monde se rejoint c’est que dès qu’il faut donner c’est toujours le moins possible, et quand il faut recevoir c’est toujours le plus possible.

Un échange équitable est-il encore possible de nos jours?

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 08:43

Il faut sauver la planète, les bons gestes pour la Terre, défi pour la Terre et j’en passe. Quand est-ce que nous allons arrêter cette stupide hypocrisie? La Terre n’a pas besoin d’être sauvée! La Terre se fout pas mal du réchauffement climatique, de la biodiversité ou de la couche d’ozone... La Terre a connu une multitude de climats et en connaîtra encore quelques-uns.

Mais alors, qu’est-ce qui doit être sauvé? Pourquoi faire tout ces efforts si ce n’est pas pour sauver la planète? La seule chose qui a besoin d’être sauvée, c’est l’espèce humaine... car la plus intelligente des formes de vies (c’est du moins comme cela qu’elle se définie) ne l’est manifestement pas assez pour se rendre compte que la seule chose qu’elle est en train de détruire ce sont les conditions nécessaires à sa propre survie. Que le CO2 augmente, la température augmente, le niveau des océans augmente, l’oxygène diminue et la Terre, comme elle le fait depuis des milliards d’années se trouvera un nouvel équilibre...  L’équilibre est une loi naturelle. Les choses tendent naturellement vers leur point d’équilibre. La Terre également. La biodiversité est le résultat de cet équilibre, et à chaque point d’équilibre correspond une biodiversité. Toutefois, point d’équilibre et biodiversité sont interdépendants. Si l’un change, l’autre aussi. La nature n'a pas d'état d’âme, c'est ainsi. Par contre, les points d'équilibres permettant la survie de l'espèce humaine ne sont pas infinis. Lorsque l'homme "joue" avec la biodiversité et la néglige ou lorsqu’il agit sur l'environnement, il déplace le point d'équilibre de la nature. Charge à l'homme de vérifier qu'il ne déplace pas le point d'équilibre vers un équilibre qui lui serait néfaste...

Malheureusement dire “il faut qu’on arrête de faire n’importe quoi sinon l’espèce humaine va disparaître” ce n’est pas politiquement correct! il faut dire: “soyez gentil avec la pauvre Terre... elle est si fragile et sans défense...” comment pouvons nous être dupe à ce point? D’un autre côté, c’est compréhensible, si nous acceptions notre responsabilité dans ce suicide collectif nous serions obligés de remettre en cause notre façon de vivre, notre modèle de société, et qui est prêt pour cela?
Idéalement nous pourrions penser que chacun aspire au bonheur, et que le but de notre vie est simplement d’être heureux, d’obtenir le bonheur tant convoité. Cela était peut-être la quête de nos ancêtres, mais aujourd’hui, nous avons résumé le bonheur à une seule chose: la richesse matérielle. Nous voulons posséder plus que ce que nos bras peuvent porter, accumuler plus que de raison, et tout ça pour quoi? Surtout ne nous posons pas la question! Et si nous avons un doute et que nous déprimons de cet état de fait, rassurons nous, on nous prescrira des antidépresseurs et tout ira mieux. Le bonheur se trouve dans la consommation et quoi qu’il arrive consommons. On est trop gros? pas de problème, n’arrêtons pas de manger, mangeons simplement des produits allégés. Et pour que nous puissions prolonger le plaisir de manger, l’industrie agro-alimentaire à mis au point une tonne de recettes 0% qui n’apportent rien, que du plaisir. Car le maître-mot, c’est de se faire plaisir quoi qu’il arrive. Ou plus simplement: Ne te pose pas de question l’ami, consomme et tu sera heureux. En plus en consommant te fera des heureux car ta consommation colle parfaitement avec l’industriel qui lui à besoin de ton argent pour être heureux.
C’est peut-être un peu caricatural, mais avons nous vraiment besoin de consommer autant? L’industrie alimentaire produit chaque année de quoi nourrir plus de 12 milliards d’individus, mais chaque année, près d’un milliard meurt de faim. Nous ne sommes pourtant que 6 milliards. Drôle d’équilibre...

Aujourd’hui, on nous parle de commerce équitable et d’agriculture biologique... ça veut dire quoi? Que le commerce tel que beaucoup le conçoivent n’est pas équitable? que l’agriculture qui nous nourrit n’est pas biologique..? L’agriculture biologique d'après la définition c’est l’agriculture sans pesticide et sans engrais. En un mot l’agriculture traditionnelle. Alors pourquoi avoir inventer un nouveau mot pour ce qui existait déjà? C’est peut être mieux de dire qu’il y a l’agriculture et l’agriculture biologique, plutôt que de dire, il y a l’agriculture traditionnelle et l’agriculture chimique... Et le commerce équitable, si il est équitable, comment qualifier le commerce normal? Non équitable? Qui se fait avoir, et qui abuse? En tout cas, si le commerce n’est pas équitable, cela ne semble pas poser de problème à ceux qui nous gouvernent. D’un autre côté puisque le but d’une entreprise est de faire de l’argent, elle en fera d’autant plus si l’équité est mise de côté. Quoi qu’il en soit, il n’est pas question de renoncer à la consommation, s'il faut nous mettre des labels “bio” ou “équitable”, on nous les mettra, mais surtout continuons de consommer, ne fermons pas nos bourses, la bourse en a besoin.

Le pire dans tout cela, c’est que ce n’est pas vraiment ce que nous consommons qui est le plus en cause... C’est simplement ce que nous gaspillons! Nous pourrions vivre aussi bien sans renoncer à rien et nous contenter de limiter le gaspillage, ça serait déjà un gros effort. Ayons le courage de regarder ce que nous jetons, ce que nous avons surconsommer. Quand nous jetons une banane à la poubelle par exemple,  réalisons nous seulement toute l’énergie qu’il a fallut pour la produire, la pollution engendré par la fabrication des pesticides, des engrais, le transport pour amener la banane jusqu’à chez nous, toute cette consommation, cette dépense énergétique, cette pollution pour au final mettre la banane à la poubelle... était-ce vraiment utile? L’idée n’est pas de manger une banane pourrie, la question est de savoir pourquoi nous avons acheter des bananes sans nous rendre compte que nous ne pourrions pas toutes les manger. C’est ce gaspillage auquel il faut renoncer... mais même cela, nous n’y sommes pas prêts! “Il vaut mieux avoir plus que pas assez” , “il vaut mieux faire envie que pitié”. Avons nous vraiment conscience de tout ce que nous jetons, de tout ce qui ne nous a jamais servi, ou peu servi?

La première réponse a apporter aujourd’hui aux problèmes environnementaux, est d’une simplicité déconcertante. En gardant le même niveau de vie mais en limitant le gaspillage, ce n’est pas la planète qui nous dira merci, nous préserverons simplement l’équilibre qui nous à permis de voir l’humanité se développer. Agir simplement sur le gaspillage c’est déjà donner une chance considérable à un avenir si fortement compromis.

Pourquoi est-il si dur de faire la chasse au gaspi? Pourquoi est-il si dur de faire des efforts? Les réponses ne sont pas simples, et il y en a certainement des tonnes. Mais quand on regarde l’environnement dans lequel nous occidentaux nous vivons, nous ne voyons que des invitations pour se simplifier la vie, l’effort est presque devenu malsain, presque synonyme  d’infériorité. Si on fait des efforts c’est qu’on à pas les moyens de les éviter. De plus, le gaspillage, n’est pas du gaspillage pour tout le monde, car l’énergie qu’on gaspille, on la paie... Et souvent, quand on achète trois produits pour le prix de deux, on en consomme un, peut être deux, mais souvent le troisième fini à la poubelle. Il se passera donc longtemps avant que les annonceurs nos invitent à modérer notre consommation pour l’adapter à nos véritable besoin. Peu importe que vous ne mangiez que 1kg de pommes par semaine, on vous en vend 3 pour le prix de 2 alors vous seriez stupides de ne pas les acheter.

L’objectif des industriels est de produire de plus en plus, de vendre de plus en plus. On n'adapte plus l’offre à la demande, c’est la demande qui doit absorber la totalité de l’offre. On ne produit plus pour assurer des besoins, on produit pour vendre.

La solution la plus raisonnable pour l’environnement est bien évidemment de modérer sa consommation à ce qui nous est vraiment nécessaire, mais pour cela il nous faut résister aux sirènes de la société de consommation mais personne ne voudra prendre le risque de provoquer une baisse de la consommation tant celle-ci est vitale pour l’économie. Economie qui n’a qu’un ambition, croître, croître, croître, sans se demander si cet objectif est pérenne ou, pour reprendre une expression dans l’air du temps: Durable.
 

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