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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 00:01
2 milliards de dollars par jour... C’est une jolie somme non? Imaginez un instant si les pays en voie de développement pouvaient disposer d’une telle somme. Il leur serait assez facile d’engager des mesures pour assurer leur développement. On entend souvent dire qu’on donne déjà bien assez aux pays pauvres. C’est vrai, mais comparé à 2 milliards par jour ce qu’on donne c’est plutôt ridicule... D’un autre côté, pourquoi comparer 2 milliards par jour avec les fonds que l’on donne aux pays pauvres. Ce serait énorme de leur donner une telle somme. Nos économies bien portantes n’y résisteraient pas!

et pourtant, 2 milliards par jour c’est ce que payent les pays pauvres aux Etats-Unis... Oui oui vous avez bien lu! Pas loin de 750 milliards de dollars passent chaque année des pays pauvres aux Etats-Unis. Comment est-ce possible?

Pour comprendre, il faut comprendre comment fonctionne le système financier mondial. Le monde est un ensemble de pays ayant chacun sa monnaie. Lorsque avant les états souhaitaient stocker de la valeur, ils stockaient de l’or. La monnaie d’un pays et l’or qu’ils détenaient était liés. Cela permettait de se faire une réserve qui avait de multiples usages. Puis un beau jour, on a décidé que l’étalon or n’était plus nécessaire. L’important, c’était la confiance qu’une monnaie inspirait. A partir de ce jour, dès qu’il s’agissait de faire une réserve de valeur, on n’utilisait plus de l’or, mais une monnaie dans laquelle on avait confiance, c’est à dire qui ne perdrait pas sa valeur avec le temps.  Cette monnaie c’est le dollar américain. Le dollar américain est devenu une monnaie de réserve. Chaque état ayant besoin de se faire une réserve pour stabiliser sa monnaie, faire face à ses emprunts etc. doit se procurer des dollars. Pour cela, il achète des bons du trésor américain (ce qu’on appelle des T-bills). Prendre des T-bills revient donc à prêter de l’argent aux Etats-Unis.

Lorsqu’on fait un prêt à sa banque pour acheter une maison, la banque demande des garanties (hypothèque, caution bancaire, etc.). Pour un état, c’est différent. Un état est souverain, on ne peut pas hypothéquer son pays. On demande donc à un état d’avoir une réserve égale à sa dette en dollars. De plus, si une entreprise du pays pauvre emprunte de l’argent, l’état doit également augmenter sa réserve d’un montant égal pour garantir le prêt. En deux mots, pour emprunter 100 millions aux Etats-Unis, on est obligé de prêter 100 millions aux états-unis... L’opération pourrait être neutre, mais non, car la différence de taux n’a rien à voir. Si les états-unis prêtent à 20%, ses t-bills eux ne rapportent qu’entre 1 et 5%... Cherchez l’erreur! Grâce à cette différence de taux, ce sont des milliards qui passent des pays pauvres aux états-unis. Les états-unis en sont les grands bénéficiaires.

Attention, si les pays pauvres le font, c’est que cela à quand même quelques avantages. Notamment en terme de stabilité de leur monnaie. Mais ce système ne peut pas marcher indéfiniment. tous les économistes sont d’accord, le système s’autodétruit petit à petit. Plus les pays prennent des dollars pour faire leur réserve, et plus la confiance dans le dollar s’amenuise... De plus, la tentation est grande pour un pays dont la monnaie est la monnaie de réserve de s’endetter de plus en plus. A plusieurs reprise, les états-unis ont financé des réductions d’impôts par ce mécanisme.

Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si ce système marche ou pas, tout le monde est d’accord pour dire qu’il ne marche pas, la question est de savoir comment sortir de ce système sans rentrer dans une récession mondiale. Si tout le monde perd sa confiance dans le dollar en même temps, les états-unis devront rembourser cette dette énorme. De plus un pays qui détient énormément de réserve en dollars (par exemple la chine) serait tenter de limiter sa part en dollars mais si elle vend trop de dollars elle fait perdre de sa valeur aux dollars qui lui restent. Tout le monde est bloqué. Tout le monde se retrouve ainsi tributaire de la consommation américaine. Tant que les américains consomment à outrance, on a l’impression que le système fonctionne. Même si chaque jour il prive les pays en voie de développement d’environ 2 milliards de dollars. C’est pour cela que tout le monde est attentif aux indicateurs de l’économie américaine et notamment sa consommation. Il existe pourtant des solutions pour sortir de ce système pervers, et le pire c’est qu’elles sont simples. Mais revenir à un système équitable reviendrait à faire perdre cet avantage énorme au états-unis. Et pour l’instant toute tentative dans ce sens a été stoppé net par le FMI.

L’argent que les pays en voie de développement sont obligés de mettre dans leur réserve, c’est autant d’argent qu’ils n’utilisent pas pour l’éducation, la santé, le développement. Il est important de bien le réaliser lorsqu’on prétend qu’on donne suffisamment d’argent aux pays pauvres car le prix qu’ils sont obligés de payer pour soutenir la consommation occidentale est énorme. L’idée n’est pas de leur donner plus, mais de moins leur prendre. Maintenant il est aisé de comprendre qu’un pays pauvre qui possède des ressources préfère laisser une compagnie étrangère exploiter ses ressources plutôt que de laisser investir une compagnie nationale qui obligerait ainsi le pays à bloquer de grosses sommes d’argent dans sa réserve.

Il est indispensable si l’on veut revenir à un système équitable de remettre le système à plat. Le système actuel n’est plus viable, les seuls à en profiter sont les pays occidentaux, et on comprend aisément pourquoi ils ne sont pas pressés de changer de système même si  celui-ci s’autodétruit au fur et à mesure.

Puissions-nous revenir à la raison à temps.
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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 00:01
Si l’on n’y prend pas garde, la mondialisation peut conduire l’humanité dans des impasses dont il lui sera difficile de se sortir. Un des exemples qui illustre ce phénomène est la disparition de plusieurs races animales destinées à l’alimentation humaine. toujours à la recherche du profit maximum, il n’a pas fallut longtemps aux adeptes de la mondialisation pour calculer le rendement de chaque espèce vivante. La vie étant ce qu’elle est, chaque race animale a donc un rendement. C’est à dire qu’on calcule le ratio entre ce que ça nous a coûté pour en faire l’élevage, et ce que ça nous a rapporté.

A partir de là, l’économie de marché fait le reste. Pour obtenir le profit maximum, on élève (de façon intensive ça va de soi) les races animales possédant le meilleur rendement. De ce fait, sur les 7600 races utilisées, 150 ont complètement disparues, 1500 sont en voie d’extinction. Par exemple, sur les 5 dernières années, 60 races ont disparues. Le biocrunch à la ferme...

Disparue, veut bien dire disparue! perdue à jamais. Or les races d’élevages sont souvent issues de sélection, de croisement opérés parmi les espèces utilisées à travers le monde. Il est donc utile, pour assurer l’alimentation de l’homme de disposer d’une biodiversité la plus large possible pour adapter les élevages aux circonstances. En se dirigeant vers les races uniques de porcs, poulets, vaches, etc on prend un risque énorme en cas d'épidémie par exemple.  Une crise de la vache folle, une grippe aviaire et c’est l’alimentation mondiale qui se trouve menacée.  Par exemple, le réchauffement climatique va certainement étendre les zones viables pour les insectes vecteurs de maladies. Ce n’est pas une surprise, encore quelques degrés et le paludisme pourra également s’attraper en Europe. Ceci est d’autant plus préjudiciable, que la race la plus rentable, n’est pas forcement la plus résistante. Beaucoup d’espèces indigènes habituées à des conditions de vie particulières sont beaucoup plus résistantes aux maladies, aux conditions climatiques etc.

Il est donc urgent de protéger cette biodiversité alimentaire. Fort heureusement des programmes commencent à se mettre en place, mais il faut aller vite, car aujourd’hui, une grande majorité de l’alimentation de l’homme n’est assurée que par une poignée d’espèces animales. L’exemple de la mutation du virus de la grippe aviaire, nous montre bien qu’on ne peut jamais se considérer à l’abri.

Je reste persuadé que la mondialisation n’est pas une mauvaise chose en soit, mais la façon dont on l’utilise pour la quête du profit maximum nous fait faire des erreurs qu’ils nous sera difficile de réparer. Que ce soit sur le climat, la biodiversité ou la condition humaine, il est utile d’avoir une vision globale de se que l’on fait pour faire de la mondialisation un outils de progrès plus qu’un générateur de cash à court terme.

Pour en savoir plus:
http://www.fao.org/ag/fr/magazine/0609sp1.htm
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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 00:01
Voilà bientôt un mois que que ce blog a vu le jour. Les visiteurs qui ont eu la gentillesse de me rendre visite et de lire mes bêtises, ont souvent souligné mon côté utopiste et rêveur. Je les en remercie, car au moins il ne m’ont placé dans aucun courant politique. C’est vrai que je me reconnais plus facilement dans ces qualificatifs que dans un quelconque parti politique.

Mais quand même, je suis en droit de m’interroger. Mon rêve n’est rien d’autre qu’un monde juste et équitable. Un monde où chacun aurait sa place, un monde ou chacun puisse manger à sa faim et vivre dignement. Pour y arriver, il suffit simplement de changer les mentalités*. Cela ne dépend que de la volonté de l’homme, celle de construire une société basée sur des valeurs plus humaines. Nous avons les moyens financiers et matériels pour le faire. On pourrait presque dire que la solution est mathématiquement possible...

Mais cela paraît manifestement impossible. J’ai souvent droit aux remarques comme quoi l’homme est tel qu’il l’est, et l’égoïsme, l’avidité, la jalousie et tout ces valeurs négatives sont sa véritable nature. Et qu’à cause de cette nature, on ne peut plus inverser le processus qu’on a mis en marche et qui conduira à notre perte si nous ne changeons pas. Nous voyons notre impact sur la nature, sur les populations, mais nous ne voulons pas renoncer. On se dit que si on arrête quelqu’un en profitera. On continue donc notre course folle en espérant que notre intelligence nous sauve, comme elle a su le faire à chaque fois. Mais quand on se conduit ainsi, on ne nous traite pas d’utopiste...

En fait, peut-être qu’être utopiste c’est simplement nager à contre-courant...

* Vu les premiers commentaires, il me faut apporter une précision sur cette phrase… Je n’ai pas la prétention de changer les mentalités. Et c’est d’autant plus vrai que je suis parfaitement d’accord avec les commentaires qui ont été laissé, et encore plus avec la citation de Gandhi laissé par Marcel : « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Ma phrase, aussi maladroite soit-elle, voulait simplement dire que si les mentalités changent, la société change. Désolé pour cette maladresse...

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 00:01

Si tu ne sais pas faire le bien, contente toi de ne pas faire le mal.

Parole du Bouddha.
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 00:01
Souvent la façon dont nous posons un problème influence considérablement la façon dont on va le résoudre. Car la solution est la réponse à la question que l’on s’est posée. Il était donc normal de se poser la question de comment allions nous faire pour déterminer que la société dans laquelle nous vivons évolue dans le bon sens. C’est ainsi que les économistes nous on offert un indicateur efficace: le PIB ( Produit Intérieur Brut ). Je ne m’amuserai pas à vous détailler la façon dont il est calculé, ceux que ça intéresse trouveront tout ce qu’il faut sur le net.

Depuis que le PIB est mesuré, toute la politique est orientée pour faire croître ce PIB. Et globalement, on peut être satisfait, cet indicateur, à quelques exceptions près progresse chaque année. De cet indicateur, on déduit la bonne santé d’une politique économique, et on part du principe que si cet indicateur est bon, tout le reste est bon...

Est-ce bien raisonnable de fonder toute la politique d’un pays sur la croissance de cet indicateur? Devons nous tout sacrifier pour que ce sacro-saint indicateur progresse d’année en année? quand on voit les indicateurs sociaux, environnementaux évoluer de manière différente voire opposée au PIB, on pourrait en douter.

Une fois n’est pas coutume, la solution pourrait venir d’un petit pays d'Asie, le Bhoutan. son roi Jigme Singye Wangchuck a choisi de créer un indicateur plus humain, et plus représentatif du bien-être de la population. Le BIB Bonheur Intérieur Brut. Ce BIB prend en compte 4 axes importants:

Croissance et développement économique
conservation et promotion de la culture
Sauvegarde de l’environnement et utilisation durable des ressources
Bonne gouvernance responsable

La politique bhoutanaise, ne cherche pas à faire croître son PIB à tout prix, mais veille à faire croître son BIB. Le pays n’est peut-être pas le plus riche, mais il est certainement un des plus heureux!

Je pense sincèrement que nous devrions réfléchir à cette démarche, que nous élaborions un indicateur en plus grande adéquation avec le bien-être de notre société. Le Canada s'intéresse déjà à cet indicateur, et des d’indicateurs plus représentatif du bien-être de la société sont à l’étude.

voilà peut-être un challenge pour les prochains candidats à la présidence...

Pour en savoir plus
http://www.bhutanstudies.org.bt/publications/gnh/gnh.htm Le site bhoutanais (en anglais)
http://www.idrc.ca/fr/ev-61364-201-1-DO_TOPIC.html un site canadien en français
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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 00:01

 

 

 

 

Regarder le ciel étoilé invite souvent à la réflexion. On réalise à quel point on est tout petit dans ce grand univers et il ne faut pas longtemps pour se poser la fameuse question: “sommes nous seul dans l’univers?”

Quand on pense à l’immensité de l’univers et son nombre incalculable d’étoiles qui le composent, on arrive à la conclusion presque certaine que la magie de la vie s’est forcement produite ailleurs. Qu’ailleurs il existe des êtres vivant dans leur monde, avec leur traditions, leurs valeurs, ou simplement une vie sauvage (au sens ou nous l’entendons tel que le règne animal). Et pourtant, on écoute le ciel, mais rien ne nous parvient. Alors on doute et finalement on se demande si nous ne sommes pas seul, perdu dans cet immense univers.

J’ai peut-être une explication... ;o)

Si l’univers est l’oeuvre d’un grand architecte (chacun lui donne le nom qu’il veut), dans sa grande clairvoyance il a du ce dire:
Il vaut mieux que j’espace suffisamment les planètes vivantes , on ne sait jamais, d’ici que les habitants d’une planète se mettent à déconner, il ne faudrait pas qu’ils aillent foutre le bazar ailleurs en plus de chez eux... Normalement, ils se seront anéanti bien avant d’avoir réussi à trouver ceux qui ont réussi à vivre en toute quiétude.

Si l’univers est le fruit du hasard, et bien dans ce cas, le hasard fait vraiment bien les choses. Car je n’ose même pas imaginer le bazar sur Terre à l’échelle galactique. Si en plus de dépenser des milliards pour se faire la guerre sur Terre, il faut en dépenser encore plus pour aller faire une guerre préventive à l’autre bout du système solaire, on risque de ne pas réussir à s’en sortir!

Le plus intriguant quand on voit tous les efforts que nous faisons pour détecter une vie extraterrestre, c’est de se demander à quoi cela va bien pouvoir nous servir? S’en faire des amis? On peut en douter, car il y a peu de chance qu’il nous ressemble. Et quand on voit la difficulté que nous avons à nous accepter les uns les autres dès que nos couleurs de peau diffèrent, nos cultures diffèrent, pourquoi irions nous ouvrir les bras à quelqu’un qui a peut-être 4 yeux, 6 bras ou je ne sais quoi? Ça n’a pas beaucoup de sens...

 Si ça se trouve, des vies extraterrestres nous ont déjà trouvé, mais s‘ils nous ont observé un petit peu, ils ont du vite renoncer à venir vers nous. S’ils sont pacifistes, nos guerres incessantes les auront certainement convaincu de poursuivre leur route sans s’arrêter. S’ils sont belliqueux, ils ont dû bien se marrer en nous voyant et se dire, “Gaspillons pas nos lasers, ils sont en train de se détruire tout seul!”

Et nous, nous regardons le ciel et nous disons: “Pour l’instant, nous n’avons pas trouvé d’autre forme de vie intelligente...”

 

 

 

 

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:01
L’ONU vient de publier un rapport dont les chiffres parlent d’eux mêmes.


- La moitié de la richesse mondiale est détenue par seulement 2% de la population mondiale.

- La moitié de la population mondiale se partage 1% de la richesse mondiale

Il y a des chances que si vous lisez cet article vous ne soyez dans aucune des deux catégories. Toutefois, pour que vous ayez une idée de là où vous vous situez voici quelques  repères:

- si vous avez 1 650 Euros de bien, vous faites partie des 50% les plus riches de la planète.

- si vous avez 45 758 Euros de bien, vous entrez dans les 10% les plus riches de la planète.

- Pour entrer dans le club très fermé des 1% les plus riches de la planètes, il vous faut posséder 375 065 Euros.


Attention, la richesse que l’on possède c’est l’actif moins le passif. en deux mots si vous avez une maison, votre richesse correspond au prix actuelle de la maison moins la somme qu’il vous reste à rembourser. A cette richesse vous pouvez rajouter vos autres bien entièrement payés.

Voilà, je ne sais pas comment réagir à cette annonce...

  1. Doit on culpabiliser d’être riche?
  2. Devons nous nous sentir responsable de la misère du monde?
  3. Croyons nous vraiment que notre enrichissement est honnête?
  4. Doit on fermer les yeux sur la façon dont nous nous procurons  les ressources que nous consommons?
  5. Devons nous nous montrer solidaires avec ceux qui n’ont rien?
  6. Le monde est-il vraiment trop injuste?
  7. Vous sentez-vous riches?
  8. Savoir que des milliards d’individus aimeraient être à votre place vous rend t-il plus heureux?
  9. ça vous est égal?

J’aimerai bien connaître votre sentiment sur le sujet. N’hésitez pas à me laisser vos commentaires.

Je commence par le mien: Quelque part, mon optimisme légendaire me fait dire que finalement avec pas grand chose à mes yeux, je peux contenter beaucoup de monde. C’est déjà ça!
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 00:01
C’est certainement l’envie d’une vie meilleure qui a conduit l’homme à vivre en société. Ainsi, il pouvait faire face au danger à plusieurs, se reposer pendant que d’autre veillaient, se partager les tâches comme la cueillette, la chasse, la cuisine, la construction d’abri, s'occuper des plus jeunes etc. Ce système a très vite montré son efficacité pour améliorer la vie de chaque membre du clan. L’individu se sentait appartenir à un groupe et la notion d’entraide en assurait la cohésion. La société devenant de plus en plus évoluée, les activités se multiplièrent. Chacun avait une activité spécifique, on rendait service à la communauté, et la communauté apportait sécurité et confort en échange.

Au fil du temps, cet échange a évolué. Quand le chasseur partageait sa viande avec l’agriculteur, l’agriculteur n’était pas forcement capable de lui rendre service immédiatement. La récolte n’ayant pas encore eu lieu. De même, si celui qui faisait l’élevage demander une aide pour refaire sa hutte, la personne qui venait l’aider n’avait pas forcement besoin d’un fromage tout de suite ou même, n’en avait pas envie.

C’est pour rendre le troc plus souple que l’homme inventa la monnaie. On donna une valeur aux choses, on matérialisa ensuite cette valeur avec des coquillages ou autre, et plutôt que de s’échanger des services, on échangeait un service contre de la monnaie, avec laquelle on pouvait ensuite obtenir le service de son choix. L’idée était révolutionnaire. Toutefois, les fondements de la vie en société restaient les mêmes. Les hommes bénéficiaient des avantages de la société en échange d’une solidarité sans faille.

En fixant une valeur juste des choses, la réserve de monnaie que chacun pouvait constituer était l’image des services qu’il avait rendu. On aurait très bien pu continuer ainsi, la monnaie n’étant qu’un moyen pour s’échanger des services au sein d’une société basée sur la solidarité de ses membres.

Quelques milliers d’années plus tard, les sociétés humaines ont bien changé... La monnaie n’est plus un moyen mais une fin en soi. Accumuler de la monnaie est devenu le but d’une vie. Les valeurs humaines qui soudaient les sociétés par le passé ont complètement disparu au profit d’un seul but: s’enrichir. L’argent a réveillé et développé les sentiments les plus bas de l’homme, l’égoïsme, l’avidité, la jalousie. Le sort de nos semblables est devenu dérisoire au regard de notre volonté d’enrichissement.

Aujourd’hui, l’Afrique meure du SIDA. L’Afrique aurait les moyens de produire des médicaments génériques pour faire face à ce fléau. Mais on trouve plus juste de leur interdire car cela pénaliserait les profits des sociétés pharmaceutiques qui détiennent les brevets de ces médicaments. On accepte sans réagir des millions de morts pour un profit. La liste est malheureusement longue, je ne prends qu’un exemple pour illustrer la dérive de nos société. Chaque années, des millions d’êtres humains meurent parce que l’argent n’est plus un moyen mais une fin. C’est devenu normal de se dire qu’une personne meure parce qu’elle n’a pas d’argent.

L’argent est et doit rester un moyen pour le bien de tous. La société n’est plus un clan, la société c’est l’humanité entière. Nous devons utiliser notre intelligence non pas pour s’enrichir ou faire la guerre, mais pour trouver la façon de faire vivre le mieux possible le plus grand nombre d’individus. Il nous faut impérativement redonner à la société des valeurs humaines comme l’altruisme, la solidarité, la compassion. Nous devons nous interroger sur la société que nous voulons pour demain. Nous interroger sur les valeurs que nous voulons partager. Car une société humaine se construit à partir de valeurs humaines.
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 00:01
Je suis sûr qu’avec un titre comme ça, je vais certainement soulever quelques interrogations... Qu’est-ce que le bio-crunch? C’est une expression que je viens d’inventer pour nommer un phénomène qui à ma connaissance n’avait pas reçu de nom de baptême.

La cosmologie a eu son big-bang qui a généré deux hypothèses. Celle de l’univers ouvert, l'expansion de l’univers se prolonge à l’infini. Celle de l’univers fermé, l'expansion va finir par s’inverser et tout l’univers va s’effondrer sur lui-même dans ce qu’on appelle  le big-crunch (en opposition au big-bang). Loin de moi l’idée de détailler ici ces théories.

Le mot biodiversité est un mot très jeune puisqu’il date de 1980. Ce mot désigne la multitude des espèces vivantes dans toute leur diversité. Aujourd’hui, cette biodiversité est menacée. Dire qu’elle est menacée, ne veux pas dire qu’elle risque de disparaître... Elle est menacée, parce qu’elle est en train de disparaître! On estime aujourd’hui qu’environ 70 espèces vivantes disparaissent chaque jour de la surface de la Terre. Environ 26000 par an.

Il est normal que la biodiversité évolue. Elle le fait depuis les origines, tantôt elle augmente, tantôt elle diminue. Ce qui est anormal par contre, c’est la vitesse à laquelle elle diminue aujourd’hui. Ce n’est plus une réduction, c’est un véritable effondrement. La vitesse à laquelle les espèces disparaissent par l’action de l’homme est devenue si rapide qu’on estime qu’en 2050, la moitié des espèces vivantes pourrait avoir totalement disparue de la surface de la Terre. On estime actuellement entre 30 et 100 millions le nombre d’espèces vivant sur Terre.

C’est cette effondrement de la biodiversité que je baptise bio-crunch. Le bio-crunch est une conséquence directe de l’action de l’homme sur son environnement. On aurait tort d’imaginer que le nombre important des espèces rend ce phénomène négligeable. Beaucoup d’espèces, aussi bien végétales qu’animales, sont interdépendantes. Le bio-crunch ressemble à un énorme jeu de domino dont on vient de faire tomber les premières pièces. La disparition de certaines espèces va en entraîner d’autres et ainsi de suite. Et en toute objectivité, je ne pense pas que l’espèce humaine soit le dernier domino à tomber...

Dame Nature nous a fait don d’une Terre viable encore quelques milliard d’année, j’ai bien peur que Dame Nature a eu un peu trop confiance en nous...

quelques liens
http://www.biodiversite2007.org/rubrique.php3?id_rubrique=25
http://www-lagis.univ-lille1.fr/~vieren/ecologie/by_thema/biodiversite/my_biodi.htm
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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 00:01
Les scientifiques savent parfois utiliser des mots simples pour nous faire comprendre des phénomènes physiques complexes. C’est le cas pour la théorie du chaos. Cette théorie est imagée par ce que les scientifiques nomment “l’effet papillon”. Un battement d’aile au Brésil, peut provoquer une tornade au Texas. Attention, cela ne veut pas dire que les papillons déclenchent les tempêtes. Cela veut simplement dire que les modèles de prédictions météorologiques sont tellement sensibles que si on se trompe dans les conditions initiales ne serait-ce qu’un tout petit peu, le résultat prédit peut être complètement différent.

Cela tient au fait que les modèles mathématiques de prédictions ne sont que des modèles approchés. Approchés car notre connaissance n’est pas complète. Nous ne pouvons donc prédire qu'approximativement l’évolution d’un système étudié. Pour des systèmes physiquement simples, cette approximation suffit. Ça nous permet d’envoyer des hommes sur la lune par exemple. Mais les scientifiques ne maîtrisent pas tout les domaines de connaissances. Et certaines connaissances sont à ce jour clairement approximatives...

La génétique par exemple est une science nouvelle. Les chercheurs jouent aux apprentis sorciers avec l’ADN des organismes vivants (végétal comme animal), mais les conséquences en sont rarement maîtrisés. Les journaux ont récemment relatés la contamination d’un riz réputé non-OGM par un gêne modifié résultant d’essais OGM non maîtrisés. Cette contamination n’était pas souhaitée par l’industrie responsable. Mais elle a eu lieu. Preuve que le processus n’est pour l’instant pas maîtrisé. Le plus stupide dans l’histoire, c’est que l’entreprise responsable n’a pas souhaité continuer ses travaux sur ce riz OGM. Mais pour éviter tout poursuite judiciaire, elle a convaincu le gouvernement américain de voter une loi en urgence pour autoriser la commercialisation de cette souche OGM. Quel va être l’impact de cette souche OGM dans la nature? L’avenir nous le dira...

Alors messieurs les scientifiques, montrez vous un peu responsables. Vous n’êtes pas omniscients, votre connaissance du vivant est grande mais limitée. Prenez bien conscience de “l’effet papillon” et arrêtez d’être des papillons qui dérangent.

Pour le bien de tous.

Pour aller plus loin
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