Valeurs humaines

Lundi 27 novembre 2006
Nous avons réussi à construire une société moderne, hi-tech et confortable et aussi bien que cette société puisse être, elle souffre d’un véritable défaut. elle n’est pas accessible à tout le monde. Ceux qui en jouissent côtoient rarement ceux qui en sont exclut. C’est même pire que ça, les premiers ne font plus attention aux seconds qui deviennent comme invisible. De temps en temps, quand l’esprit n’est pas occupé par les prochaines vacances à préparer ou la dernière console de jeux à acheter, il arrive que des images de pauvreté interpellent et frappent les consciences. On se dit qu’il faudrait faire quelque chose pour ces malheureux. Pensée éphémère qu’on balaie en se disant qu’on ne va pas s’excuser d’être riche!

Puis, viennent les dîners, les soirées entre amis, les réunions mondaines. Une multitude d’occasions pour se mettre en valeur, exposer sa réussite et montrer sa noblesse de coeur. Pour cela on se vante de quelques bonnes actions. Mais de quelles bonnes actions il s’agit..? Pour beaucoup cela se limite à dire: “Moi je ne jette pas, je donne aux pauvres!”. Voilà à quoi se résume la solidarité de nos jour. On passe pour généreux si à la place de jeter ce qui n’a plus grâce à nos yeux on le donne. On s'enorgueillit d’avoir laisser un sac de vieux vêtement aux associations caritatives plutôt que de l’avoir jeter. La bonne conscience est sauvée. On aurait pu le jeter, mais non, on s’est montré bon seigneur et on l’a donné.

Vu du côté des plus démunis, c’est une bonne chose, c’est mieux que rien. Mais vu du côté humain, c’est différent, le confort moderne nous à fait perdre toute humanité. Nous avons abandonné nos valeurs humaines pour le matérialisme. Fort heureusement nous avons gardé suffisamment de condescendance pour faire du tri sélectif et donner ce que nous aurions pu jeter sans aucun état d’âme. Mais de la compassion nous n’en avons plus. Nous ne partageons plus le pain frais avec celui qui est dans le besoin, nous ne lui laissons que le pain rassit. Celui qu’on avait gardé pour être sur de ne pas manquer et qu’au final nous n’avons pas mangé. Les pauvres ne méritent que nos poubelles.

Donner au lieu de jeter, ce n’est pas bien, c’est simplement normal pour quiconque se prétend humain. Ça ne mérite même pas qu’on en parle ou qu’on s’en vante tellement se geste doit être naturel. La solidarité c’est de renoncer à quelque chose pour l’offrir avec le coeur. C’est faire l’effort d’ouvrir son porte-monnaie à défaut d’ouvrir son coeur parce qu’on réalise que nous n’avons pas tous la même chance.

Puisque Noël approche, retrouvons un peu d’humanité, retrouvons nos valeurs de générosité offrons autre chose que nos poubelles.
Par Genfi
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Jeudi 30 novembre 2006
Qui n’a jamais rêvé de changer de vie? Nous sommes beaucoup à avoir voulu un jour changer de vie. Et tout autour de la planète, une multitude d’êtres ferment les yeux et rêvent à une vie nouvelle. Pour certain, c’est changer de métier, changer d’endroit, changer les conséquences d’une erreur passée, mais pour beaucoup, c’est simplement rêver à un avenir meilleur. Ce désir d’avenir (sans faire de référence politique) brille encore plus dans les yeux des enfants. Les enfants sont la plus belle ressource de la planète, celle qui peut tout changer si tenter qu’elle puisse avoir accès à un minimum d’éducation.

Notre société est pleine d’injustice, mais parfois elle sait faire preuve d’une belle solidarité. Des hommes et des femmes touchés par la souffrance des autres mettent en place de véritables ponts entre les pays développés et les pays pauvres. Des ponts qui relient des êtres à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Je veux parler du parrainage, de la chance que nous avons de pouvoir aider un enfant du bout du monde.

Malheureusement, ces ponts sont peu fréquentés, et si tout les gens qui ont les moyens de le faire le faisaient, nous changerions vraiment la face du monde. Mais l’homoconsomus que nous sommes peine à franchir le pas de la générosité et de la solidarité. On sait jamais, nous pourrions avoir besoin des poussières d’euros nécessaires à parrainer un enfant. Mais pas question de passer pour un radin, nous avons élaboré une multitude de stratégies pour se justifier de ne pas le faire... La plus classique: “Moi j’aimerai bien donner, mais tu ne sais pas où va l’argent. Si ça se trouve tu donnes et tu engraisses un escroc au passage”. C’est peut-être vrai, mais n’est-ce pas ce que nous faisons tous les jours? Quand on achète un parfum, on engraisse l’industrie du luxe et on le sait. On prend un abonnement téléphonique, les opérateurs abusent et on le sait, la liste est longue mais cela ne semble gêner personne. Certain vont même réciter par coeur le scandale de l’ARC, qui à lui seul a anéanti le travail d’une foule d’ONG honnêtes. Notre intelligence a pu efficacement être mise à contribution pour inventer toute une foule d’excuses aussi originales les unes que les autres. La main bien refermée sur notre porte-monnaie, nous nous réjouissons d’avoir pu cacher notre radinerie par notre argumentaire de génie.

C’est vraiment dommage, car le parrainage d’un enfant est vraiment quelque chose de facile, à la portée de beaucoup de bourses, et qui apporte beaucoup plus que ce que l’on donne. Nous avons ici et maintenant le pouvoir de changer la vie d’un enfant, de lui assurer une éducation de base, un avenir meilleur. Par cet acte, nous nous montrons solidaire, nous retrouvons nos vraies valeurs. Celles qui ne sont pas cotées en bourse. Pour certains, c’est même une façon de reconnaître la responsabilité que nous avons dans la pauvreté de beaucoup de pays du monde. Un juste retour des choses. On change la vie d’un enfant et voilà que notre vie change. On reçoit des lettres du bout du monde pleine de chaleur, de joie et d’affection. Nous tissons des liens fraternels entre les peuples.

Au final, le parrainage nous permet de changer DEUX vies
Par Genfi
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Samedi 2 décembre 2006
Personne n’est dupe, Noël est devenu au fil du temps une fête commerciale. Mais bizarrement, celle-ci garde quelque chose de magique, d’indéfinissable qui la rend si particulière. C’est peut-être ce qu’on appelle la magie de Noël. Pendant cette période, nous nous consacrons vraiment aux autres, nous avons vraiment à coeur de faire plaisir à ceux qu’on aime.

Certes, l’agitation qui précède Noël, la course aux cadeaux ajoute un peu de stress, mais globalement, on peut dire que les gens sont plus généreux pendant cette période. C’est d’ailleurs le moment où l’on donne le plus aux associations caritatives. C’est comme si le coeur s’ouvrant un peu plus que d’habitude, l’amour qui en découle va au-delà du cercle de nos proches. Pendant quelques jours, les autres comptent plus que nous-même.

Puis vient le moment où les gens se retrouvent et les cadeaux s’échangent. Et là c’est encore plus magique. Malgré le bonheur de recevoir des cadeaux, ce que nous voulons surtout c’est que les cadeaux que nous offrons fassent plaisir. Et pour une fois, pas vraiment par orgueil. Simplement pour avoir la satisfaction d’avoir réussi à faire plaisir, avoir réussi à rendre un proche heureux. La surprise et la joie qui se manifestent à l’ouverture du cadeau est notre plus belle récompense.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, dès qu’on se préoccupe un peu plus des autres et qu’on cherche à leur faire plaisir et les rendre heureux, la magie est la même on reçoit autant de bonheur que celui qu’on donne. Cet échange d’émotion nous fait un bien fou.

Aussi complexe que soit notre façon de penser, une chose est sûre, nous ne pouvons pas éprouver de l’amour et de de la haine (ou de la colère) au même instant. On arrive bien sûr à éprouver l’une ou l’autre de ces émotions à des moments différents, mais les éprouver ensemble au même instant n’est pas possible. Et c’est bien ça la magie de Noël. Préoccupé par l’envie de faire plaisir et de rendre heureux, nous sommes libéré de nos pensées névrotiques de colère et de haine. Débarrassé momentanément de ces poisons de l’esprit, notre vie est bien plus agréable, et notre esprit glisse vers une certaine paix.

De même que la lumière chasse d’un coup l'obscurité, les pensées altruistes et bienveillantes chassent les pensées égoïstes et plein de haine aussi facilement.

Vous savez, je crois que ça marche aussi les autres jours que Noël...




Par Genfi
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Mercredi 6 décembre 2006
C’est certainement l’envie d’une vie meilleure qui a conduit l’homme à vivre en société. Ainsi, il pouvait faire face au danger à plusieurs, se reposer pendant que d’autre veillaient, se partager les tâches comme la cueillette, la chasse, la cuisine, la construction d’abri, s'occuper des plus jeunes etc. Ce système a très vite montré son efficacité pour améliorer la vie de chaque membre du clan. L’individu se sentait appartenir à un groupe et la notion d’entraide en assurait la cohésion. La société devenant de plus en plus évoluée, les activités se multiplièrent. Chacun avait une activité spécifique, on rendait service à la communauté, et la communauté apportait sécurité et confort en échange.

Au fil du temps, cet échange a évolué. Quand le chasseur partageait sa viande avec l’agriculteur, l’agriculteur n’était pas forcement capable de lui rendre service immédiatement. La récolte n’ayant pas encore eu lieu. De même, si celui qui faisait l’élevage demander une aide pour refaire sa hutte, la personne qui venait l’aider n’avait pas forcement besoin d’un fromage tout de suite ou même, n’en avait pas envie.

C’est pour rendre le troc plus souple que l’homme inventa la monnaie. On donna une valeur aux choses, on matérialisa ensuite cette valeur avec des coquillages ou autre, et plutôt que de s’échanger des services, on échangeait un service contre de la monnaie, avec laquelle on pouvait ensuite obtenir le service de son choix. L’idée était révolutionnaire. Toutefois, les fondements de la vie en société restaient les mêmes. Les hommes bénéficiaient des avantages de la société en échange d’une solidarité sans faille.

En fixant une valeur juste des choses, la réserve de monnaie que chacun pouvait constituer était l’image des services qu’il avait rendu. On aurait très bien pu continuer ainsi, la monnaie n’étant qu’un moyen pour s’échanger des services au sein d’une société basée sur la solidarité de ses membres.

Quelques milliers d’années plus tard, les sociétés humaines ont bien changé... La monnaie n’est plus un moyen mais une fin en soi. Accumuler de la monnaie est devenu le but d’une vie. Les valeurs humaines qui soudaient les sociétés par le passé ont complètement disparu au profit d’un seul but: s’enrichir. L’argent a réveillé et développé les sentiments les plus bas de l’homme, l’égoïsme, l’avidité, la jalousie. Le sort de nos semblables est devenu dérisoire au regard de notre volonté d’enrichissement.

Aujourd’hui, l’Afrique meure du SIDA. L’Afrique aurait les moyens de produire des médicaments génériques pour faire face à ce fléau. Mais on trouve plus juste de leur interdire car cela pénaliserait les profits des sociétés pharmaceutiques qui détiennent les brevets de ces médicaments. On accepte sans réagir des millions de morts pour un profit. La liste est malheureusement longue, je ne prends qu’un exemple pour illustrer la dérive de nos société. Chaque années, des millions d’êtres humains meurent parce que l’argent n’est plus un moyen mais une fin. C’est devenu normal de se dire qu’une personne meure parce qu’elle n’a pas d’argent.

L’argent est et doit rester un moyen pour le bien de tous. La société n’est plus un clan, la société c’est l’humanité entière. Nous devons utiliser notre intelligence non pas pour s’enrichir ou faire la guerre, mais pour trouver la façon de faire vivre le mieux possible le plus grand nombre d’individus. Il nous faut impérativement redonner à la société des valeurs humaines comme l’altruisme, la solidarité, la compassion. Nous devons nous interroger sur la société que nous voulons pour demain. Nous interroger sur les valeurs que nous voulons partager. Car une société humaine se construit à partir de valeurs humaines.
Par Genfi
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Samedi 23 décembre 2006

La société avance vite, nos cafés chauffent en quelques secondes, nous commandons quelque chose que nous nous faisons livrer en 24h chrono, notre quotidien fourmille d’exemples où le temps nécessaire à quelque chose s’est réduit au minimum.

Le travers de cela, c’est que maintenant, nous ne savons plus attendre. Notre patience s’amenuise au profit du « tout, tout de suite ». Nous n’acceptons plus d’attendre. Que notre ordinateur mette un peu de temps à se lancer et on râle, que le film commence en retard et on râle, que la personne devant nous mette du temps à démarrer au feu vert et on râle…

Les files d’attentes sont devenues interminables, et quand nous y sommes, nous maudissons nos semblables. « qu’est-ce qu’il fout l’autre devant ? trois plombes pour demander un timbre ! », « bon elle le bouge son gros c.. la madame ! ». Notre emploi du temps dépend des personnes qui sont devant nous, et nous n’aimons pas ça ! Ils le font forcement exprès. Ils ont vu qu’on était pressé alors ils prennent leur temps. L’idée que la raison de leur présence dans la file soit plus importante que la nôtre ne nous effleure même pas, que leur emploi du temps soit plus important que le notre : impossible ! Nous sommes la personne qui souffre le plus de cette attente.

 

Pourtant la patience est une belle vertu, mais on se dit qu’être patient c’est accepter de perdre du temps, et nous n’avons plus de temps à perdre. C’est vrai, dans une file d’attente nous ne pouvons pas faire grand chose, mais pourquoi considérons nous ce temps comme perdu ? Parce qu’il ne peut pas être mis à profit pour autre chose ? sommes nous vraiment démunis lorsque nous n’avons rien à faire ? Nous avons pourtant toujours notre capacité d’analyse et de réflexion avec nous, cela ne nous quitte jamais. Mais bizarrement si nous n’avons rien à faire, nous ne savons plus alimenter seul notre réflexion ou notre rêverie. Même cela nous l’avons sous-traité à notre société moderne.

 

Et c’est dommage, car ces temps d’attente peuvent être mis à profit pour faire un petit retour sur soi, réfléchir, philosopher ou simplement rêver. Prendre le temps d’observer les gens, de voir à quel point ils nous ressemblent dans cette course contre le temps. Et si on les observe bien, c’est nos propres défauts que nous voyons. Nous commençons à prendre une sorte de recul, comme si l’on s’élevait au dessus de cette agitation, et on sourit. On sourit de nous-mêmes, de se voir pris dans cette agitation permanente. D’un coup, le temps prend une autre dimension, notre pensée change de rythme et soudain…

 

c’est à nous !

Par Genfi
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Mercredi 3 janvier 2007
« Ce qui n'est pas utile à l'essaim n'est pas non plus utile à l'abeille.  »
MARC-AURÈLE


C’est par cette phrase de Marc-Aurèle que j’ai choisi de commencer mon article traitant de l’altruisme. Pourquoi traiter de l’altruisme? Parce que je pense que le modèle de société que nous prônons et défendons en est complètement dépourvue.

Puisqu’on entend souvent dire que l’homme est un animal social, j’aimerai bien connaître quelle espèce animale  dite “sociale” type abeilles, fourmis termites etc. a été capable de se développer de manière efficace avec pour seul moteur l’égoïsme de ses membres. Les espèces comme les abeilles, les termites ou les fourmis sont redoutablement efficaces pour construire une société pérenne puisque chaque membres (pour être exact, la majorité) agit pour le bien de la colonie. Lorsqu’un animal a un tempérament égoïste, c’est plutôt un animal solitaire. Est ce notre intelligence qui nous pousse à croire que le chacun pour soi peut aboutir à une société qui fonctionne correctement, ou notre crédulité?

Si l’égoïsme échoue à construire une société efficace, qu’en est-il de son contraire, à savoir l’altruisme? L’altruisme c’est l’amour désintéressé d’autrui. Que se passerait-il si une dose d’altruisme était rajoutée dans notre société? Pas que chacun devienne altruiste, on en demande pas tant, mais juste un peu plus d’altruisme dans la façon dont la société est gérée. Si les hommes ne peuvent pas être tous altruistes, les lois qui régissent la société peuvent l’être. Car si nous avons fait des lois, c’est pour que les hommes puissent vivre en société, et que cette société soit juste et équitable.

Que se passerait-il donc si l’altruisme était une valeur fondamentale de notre société, une valeur que nous défendrions au même titre que notre liberté?

Un élément de réponse est donné par un article parut dans une revue scientifique plutôt sérieuse:

Physica A (Science Direct)
(article n° 35, 15 Mars 2005, volume 348, page 453-464)


L’article dont le titre parle de lui-même: “La loi de répartition des richesses dans une société altruiste.” expose de façon claire et assez compréhensible comment un peu d’altruisme abouti à une meilleure répartition des richesses. Il est clair qu’intuitivement on pouvait s’en douter, mais c’est quand même mieux de le montrer scientifiquement. Avant ça, il faut savoir que l’éconophysique a pour principe de base l’étude des systèmes économiques et de leur évolution en faisant une analogie avec un système physique composé de systèmes simples: les agents économiques. Pour reprendre les propos de l’auteur:
Pour les éconophysiciens, l'agent économique idéal se comporte de manière exclusivement égocentrique. Et il mettra en œuvre des stratégies pour poursuivre son intérêt égoïste et tenter de ramener à lui le plus de richesses possible. Les éconophysiciens appellent même cela «se comporter rationnellement». Ce type de comportement est la base reconnue d'un système économique réel tel que le capitalisme.


En considérant que l’agent économique ne se comporte que de façon égoïste on abouti à une répartition des richesses qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, a savoir une minorité qui se partage la plus grosse partie de la richesse pendant que le majorité survie avec ce qui reste.

En fait, c’est ni plus ni moins que la loi du plus fort qu’on a voulu supprimer en construisant des sociétés humaines qui a été remplacée par la loi du plus riche. Pour au final produire le même effet.

Maintenant en considérant qu’une partie des agents se comportent de manière altruiste, l’auteur démontre que la répartition des richesse devient plus équitable. Et là ça devient intéressant. Car si l’homme n’est pas forcement enclin à l’altruisme naturellement, les lois qui encadrent son activité peuvent l’être. Car le but des lois, c’est bien cela, faire une société humaine juste et équitable malgré les travers de ses membres. En mettant un frein à l’égoïsme des plus riches (car après tout, à partir d’une certaine somme, est-il encore légitime de s’enrichir encore?), on donne la possibilité à d’autre de pouvoir s’enrichir, ce qui réparti les richesses de façon plus équitable.

Mais l’altruisme ne s’arrête pas là. Le monde est de plus en plus interdépendant et nos actions auront toujours une répercussion sur les autres d’une manière ou d’une autre. D’après Jacques Attali (dans son dernier livre: une brève histoire de l’avenir) l’économie altruiste n’a pas d’autre choix que de s’imposer et c’est elle qui s’imposera. voici ce qu’il répond à un journaliste lors d’un interview au journal 20 minutes (ici):

Qu’est-ce qui vous fait penser que l’économie altruiste prévaudra ?

Aujourd’hui se développe le sentiment selon lequel nos actions quotidiennes ont des conséquences sur la vie des autres ; on a intérêt au bonheur de l’autre ; la paix chez nous dépend du recul de la pauvreté ailleurs. Le fait qu’on emploie de plus en plus souvent le terme « communauté internationale » – qui est un mot flou mais qui signifie quand même « gouvernement mondial » – traduit une conscience que la planète a un sens en tant que tel. La technologie permettra aussi la naissance progressive d’une intelligence collective qui sera bientôt celle de l’humanité tout entière.



On a intérêt au bonheur de l’autre... Des mots qui me remotive l’utopiste que je suis à croire en une société plus juste et équitable. Une société où l’altruisme en serait une des principales valeurs.

Et en fouillant encore un peu plus dans le web, je tombe sur des travaux de Pitirim Sorokin sociologue à l’université de Harvard qui a travaillé pendant plus de 25 ans sur l’altruisme et qui pense que l’humanité alterne en permanence entre deux systèmes de valeurs complètement opposées et que le matérialisme et l’égoïsme qui prévaut aujourd’hui dans nos sociétés capitalistes finiront par laisser la place à une société plus altruistes. Voilà qui me regonfle encore un peu plus.

Pour finir, Jacques Languirand auteur d’un essai “La voie c’est... les autres” dit:

Si on m'avait dit qu'un jour j'écrirais un essai sur la redécouverte des autres et la compassion... Cette entreprise, pourtant, s'est imposée à moi le plus naturellement du monde.

Je me proposais au départ d'écrire un article sur la gestion du stress... par l'altruisme. Je voulais simplement faire état de l'importance d'une interaction positive avec les autres, l'être humain étant un animal social. Des recherches récentes démontrent en effet qu'un esprit de compétition excessif comporte des risques pour la santé et que l'entraide et la coopération sont au contraire bénéfiques. Cette théorie est aujourd'hui solidement documentée.

Je devais aussi découvrir que l'entraide et la coopération ont jusqu'ici contribué davantage à l'évolution de l'humanité que la compétition. Or, au moment où s'impose à nous la convergence des races, des peuples, des cultures, il ne fait pas de doute que la redécouverte des autres représente, pour la suite du monde, la prochaine étape de notre évolution.

Cette transformation des mentalités, alors que nous sommes quelques part entre l'animal et le Surhomme, doit nécessairement passer par l'éveil de la compassion chez des individus.

Ces individus seront ainsi parvenus à un état de mieux-être et, du même coup, à un niveau de conscience plus élevé. D'où le titre de cet essai : La Voie, c'est... les autres!


L’altruisme est une des plus belle valeur humaine, plutôt que de l’oublier, nous gagnerions vraiment à construire nos sociétés sur des valeurs telle que celle-ci. Je sais que vous me dirait que la nature de l’homme n’est pas forcement toujours très altruiste, mais nos lois peuvent l’être, nos modèles de sociétés peuvent l’être. Nous pouvons avoir la volonté de construire un monde plus juste et équitable pour le bien de tous.

Puissent ces hommes avoir raison!
Par Genfi
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Jeudi 4 janvier 2007
La haine jamais ne met fin à la haine ici-bas
La bonté seule apaise la haine, telle est la loi éternelle.
Bouddha

L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut.
M. Luther King

Quel mérite y a t-il à aimer ceux qui vous aiment? En vérité je vous le dis, aimez vos ennemis, aimez-vous les uns les autres.
Jésus

En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.
Gandhi



Le XXIeme siècle ne nous a pas mis à l’abri de la haine, trop de liens de haine se tissent entre les êtres. La couleur de peau, la culture, la religion, les idées, un bout de terre, une ressource, tout est prétexte à nous haïr les uns les autres. Chacun se haït en tenant l’autre pour responsable. Il faut gagner, écraser l’autre à tout prix. Mais la victoire n’engendre que plus de haine chez le vaincu. Nous justifions notre haine par la haine de nos ennemis. Nous nous disons que nous arrêterons de haïr quand l’autre arrêtera de nous haïr. Mais personne ne veut arrêter de haïr en premier. L’escalade de la haine est sans fin, elle n’a pas d’issue.

A un moment donné, il faut que quelqu’un se montre plus intelligent, plus courageux, il faut que quelqu’un fasse le choix du pardon, c’est la seule solution pour mettre fin à la haine.

Puisse le monde être plus courageux...
Par Genfi
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Jeudi 18 janvier 2007
Comme je l’ai succinctement évoqué dans mon article sur le congé solidaire, j’ai fait mon service militaire dans les Nations-Unies au Liban. Ce n’était évidemment pas hier, mais ce n’est pas si loin non plus... disons pas très loin... C’est en tout cas une expérience que je n’ai jamais regretté. D’abord parce qu’on côtoie plusieurs nationalités, et ensuite parce que le contact que nous avions avec la population (pas tous...) était humainement très riche.  La FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban) était composée de plusieurs bataillons de différentes nationalités. Il y avait les italiens, les suédois (et les suédoises qui s’occupaient de l'hôpital...), les norvégiens, les finlandais, les fidjiens, les ghanéens, les népalais, je crois n’avoir oublié personne. Il y avait 4 compagnies françaises, j’appartenais à l’unité de combat, la CCB (Compagnie de Combat Blindée). J’étais pilote VAB (Véhicule de l’Avant Blindé). Notre principale mission consistait à escorter les officiels qui souhaitaient circuler dans la zone. Vous pouvez vous faire une idée de cette zone à cette adresse.

http://www.un.org/Depts/Cartographic/map/dpko/unifil.pdf

On réalisait également des missions humanitaires dans des villages assez reculés pour apporter des soins médicaux et dentaires. Le rythme était invariablement le même, un jour d’escorte, un jour de garde (2h de mirador suivi de 4h de repos et ce pendant 24h) et un jour d’alerte hijack (enlèvement). Le temps passait vite, pas le temps de réfléchir, sauf peut-être lorsqu’on était seul pendant les 2h de mirador. Les journées d’escortes avaient ma préférences, mêmes si elles étaient plus “risquées”. On voyait du pays, on était en contact avec la population, et on rencontrait les autres bataillons étrangers. Un véritable tour du monde. J’adorais les fidjiens, ils étaient vraiment cool!, les finlandais... assez froid. Les norvégiens sympa, les népalais... surprenant... enfin bref, à chaque fois que nous nous arrêtions dans un bataillon étranger, c’était un peu comme si nous étions dans leur pays, tant la culture était présente.

Je crois que je pourrai noircir des pages et des pages sur ce passage de ma vie, mais aujourd’hui j’ai juste envie de vous faire partager une de ces expériences. Pas une expérience de guerre, les journaux s’en charge assez, non juste une expérience humaine.

Près du camp vivaient beaucoup de personnes. Certains y avaient ouvert une petite boutique où nous pouvions dépenser nos dollars. On y trouvait à peu près tout ce qui pouvait se vendre, et la population locale était toujours prête à rendre service. Nous avions donc pris l’habitude de faire laver et repasser notre linge dans une famille en échange de quelques dollars. Au fil du temps, cette famille devenait comme une famille d’accueil, à qui on rendait visite dès que nous avions un peu de temps libre pour discuter un peu et donner notre sac de linge. Un soir, je me rendis donc dans ma famille d’accueil, et j'eus le privilège d’être invité dans l’arrière boutique par le propriétaire des lieux. Sa joie se lisait sur son visage et je voyais bien qu’il avait vraiment envie de me faire plaisir. Il me prit de m'asseoir, ce que je fit. Nous commençons à discuter jusqu’au moment où réjouie, il me tendit un verre de lait chaud. Du lait chaud, ce n’était pas ma tasse de thé... Je n’avais donc pas spécialement envie de le boire, et n’y prêta qu’une vague attention. Je vis très vite que mon désintérêt pour son verre de lait le décevait vraiment. Il m’a fallut un peu de temps pour comprendre que ce qui le réjouissait depuis le début, c’est qu’il voulait m’offrir un verre de lait. Le lait, nous n’en manquions pas au camp et bizarrement j’avais extrapolé en pensant que eux non plus n’en manquaient pas... Ben j’avais tout faux... Ce procurer du lait, ça n’avait rien de facile pour eux. Et m’offrir ce verre de lait dépassait largement le cadre du “tiens tu bois un coup?”. J’ai donc fait l’effort de boire ce verre en le remerciant chaleureusement pour ce geste. Je n’en ai pas laissé une goutte!

Je repense souvent à cette anecdote et au fait qu’un produit courant comme le lait puisse devenir un produit de luxe pour certains. Chaque fois qu’il y a une collecte alimentaire dans mon supermarché pour les restos du coeur ou autres, je repense à cette histoire, et je réalise le bien que je peux faire en achetant quelques boites, couches pour bébé, ou autre nécessaire d'hygiène. Je repense à ces sourires, à cette générosité et je me dis qu’en achetant quelques denrées c’est certainement à un bonheur identique que je contribue. Qu’une mère ou un père sera heureux de pouvoir donner quelque chose de bon à ses enfants ou sa famille. C’est à ça que je pense lorsque je tends ce que j’ai acheté aux bénévoles qui font la collecte.
Par Genfi
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Mardi 23 janvier 2007

“Il n’y a pas de petit geste lorsqu’on est des millions à le faire”. Ce slogan d’EDF me plaît beaucoup tant il est parlant. Si chacun de nous fait un peu, on pourrait déplacer des montagnes. Par exemple, il existe des tas de façon d’aider la recherche sur le cancer le sida ou toute autre maladie, en voici une originale.

Mettre à disposition de la recherche la puissance de votre ordinateur que vous n’utilisez pas. En effet, les ordinateurs sont largement surdimensionnés par rapport à notre utilisation quotidienne.  Votre ordinateur peut donc faire des calculs en taches de fond pour la recherche sans que cela vous gêne.

Comment ça marche?
Cela ne peut pas se faire à votre insu... ouf! il faut donc télécharger un petit programme qui faut ensuite installer, et c’est fini. A partir de là, le programme regarde si vous utilisez toute la puissance de votre ordinateur, et si vous ne l’utilisez pas, ou bien qu’il se met en veille, le programme va commencer à réaliser des calculs pour la recherche. Le petit programme se connecte au centre de recherche, télécharge un paquet de données à calculer, les calcules et les renvoie. C’est aussi simple que ça.

bien sûr dans le calcul partagé, il y a du bon et du mauvais. Par exemple, certaines sociétés privées utilisent cette méthode “gratuite” de calcul et vend ensuite les résultats... Pour ceux qui comme moi avaient envie de participer à des recherches à vocation humanitaires, il fallait trouver une solution.
La solution je l’ai trouvé auprès de World Community Grid (WCG), pas de soucis, c'est en français. La WCG recense les projets de calculs partagés suivant 4 critères.

    •    axées sur la résolution de problèmes profitables à l'humanité ;
    •    conduites par des organisations publiques ou à but non lucratif ;
    •    versées dans le domaine public et
    •    susceptibles d'être accélérées par la technologie de l'informatique distribuée.

C’est à dire qu’en s’inscrivant auprès de la WCG, on est sûr de mettre a disposition la puissance de notre ordinateur pour des causes qui profiteront à tout le monde, puisque par contrat, les résultats de recherches doivent être rendus public. Pour info le Programme de Développement des Nations-Unies fait partie de la commission consultative qui sélectionne les projets éligibles. Les principaux projets concernant le domaine médical et notamment le sida et le cancer.

Il suffit donc de s’inscrire, c’est gratuit et facile. Une fois inscrit on télécharge le programme, on l’installe et ensuite tout se fait tout seul. Vous pouvez suivre l’évolution de votre contribution si cela vous chante, ou bien ne plus vous occuper de rien. Cela ne procure aucune gêne sur votre poste, les calcul se font lorsque vous ne faite rien, ou bien que vous avez une activité qui ne nécessite pas beaucoup de puissance comme le traitement de texte ou l’internet par exemple.

Ne sous-estimez pas cette méthode de calcul, elle a réellement fait ses preuves. des projets ont déjà abouti et les résultats ont été publié conformément à la charte. La puissance du calcul partagé, vient du nombre de participants. Pour info, la WCG totalise plus de 73000 ans de calcul en temps cumulé. J’y suis bien évidemment inscrit, et pour l’instant je n’ai pas de problème.

Le programme installé (BOINC) permet en plus de participer à d’autre projets plus ludiques si cela vous chante comme des programmes d’analyse de jeu d’échec ou bien des programmes qui cherchent la meilleure façon de placer 18 points dans un graphe tout en minimisant les intersections... Ne rigolez pas, les débouchés concernent par exemple des optimisation de circulation dans les grandes villes. Vous pouvez aussi participer à la recherche pour le CERN. Enfin bref après c’est à chacun de voir à quels projets il souhaite participer. La WCG ne vous fera participer qu’à des projets dont l’éthique a été détaillée plus haut. Pour les projets plus funs, c’est à vous qu’il incombe d’aller vous inscrire sur les autres projets. Le programme BOINC étant multiprojets ce n’est pas génant si vous rajoutez un projet fun aux projets de la WCG.
Par Genfi
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Dimanche 25 février 2007
Je n’étonnerai personne en disant que le savoir est une force et qu’avoir accès à la connaissance donne un avantage certain. Je fais donc parti des gens qui pensent que le savoir doit être en accès libre et gratuit pour tous. C’est également le point de vue de la fondation WIKIMEDIA qui est une organisation à but non lucratif dont l’objectif est de partager une information libre avec chaque personne de par le monde et ce en plus de 200 langues. C’est la fondation WIKIMEDIA qui gère l’encyclopédie en ligne gratuite WIKIPEDIA, dont j’ai fait un lien dans mon précédent article pour présenter l’automatique.

Cette encyclopédie se veut un espace d’échange de toute les connaissances humaines dès l’instant qu’une personne est prête à partager ses connaissances. En effet, ce sont les gens comme vous et moi qui alimentent cette immense base de donnée. Si on fait une erreur il y a de forte chance qu’elle soit corrigée par quelqu’un d’autre. Est-ce fiable? La célèbre revue scientifique NATURE  c’est penché sur WIKIPEDIA et son concurrent de référence, la célèbre encyclopédie BRITANICA. Le verdict est simple. Il y a grosso modo autant d’erreur dans une encyclopédie que dans l’autre, avec un avantage certain pour WIKIPEDIA (en plus d’être gratuit) qui se corrige beaucoup plus vite que BRITANICA dès qu’une erreur est répertoriée. L’encyclopédie WIKIPEDIA

Cette liberté, a quand même un coût. Si sont accès est gratuit, il faut des serveurs pour héberger les millions de pages créées dans toutes les langues, il faut également assurer de la bande passante pour que les utilisateurs ne souffrent pas de temps de chargement trop long. Pour se faire, la fondation WIKIMEDIA, ne fonctionne qu’avec la cotisation des adhérents (il n’est pas nécessaire d’être adhérents pour consulter et modifier l’encyclopédie) et les dons des utilisateurs (là encore non obligatoire). La fondation ayant fait le choix de ne pas faire appel à la publicité pour se financer. Quoi qu’il en soit l’encyclopédie est victime de son succès car les utilisateurs devenant de plus en plus nombreux, il devient impératif à la fondation d’augmenter le nombre et la capacité de ses serveurs.

Le libre va t-il l’emporter? les dons seront t-ils assez nombreux pour que l’encyclopédie puisse perdurer? c’est ce que j’espère. Internet donne une opportunité de penser le savoir autrement, de permettre à quiconque qui est équipé d’un ordinateur ou qui a simplement accès à internet d’avoir accès à la connaissance. La fondation WIKIMEDIA gère en plus de l’encyclopédie une bibliothèque universelle, une multitude de textes pédagogiques libres de droits, un reccueil de citation, un inventaire du vivant qui devrait plaire à PATRIARCH, des news et plein d’autres choses gratuites.

Vous l’aurez deviné, je fais évidemment partie des donateurs à la fondation WIKIMEDIA, parce que je pense vraiment que le savoir doit être en libre accès pour tout le monde. Je ne vous demande bien évidemment pas de faire pareil, il appartient à chacun de décider ce qu’il a envie de faire avec son argent. Maintenant si certains d’entre vous partage ce point de vue et souhaitent le défendre, c’est par ici:

http://wikimediafoundation.org/wiki/Faire_un_don

Par Genfi
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