Dimanche 20 avril 2008
Comme beaucoup de bloggueurs, il m'arrive de me demander si ce que j'écris sert à quelque chose ou répond simplement à mon besoin de partager avec vous ce qui me passe par a tête. Compte tenu du temps que me prend l'écriture de mes articles, il m'est arrivé plus d'une fois d'avoir envie d'arrêter ce blog pour me consacrer à autre chose. Envie qui n'a toujours était que de courte durée car un simple bilan me montre que ce blog ne m'apporte que des choses positives. J'ai par contre abondonné depuis longtemps la course au blockrank, pour éviter que mon blog soit une contrainte. Je n'écris que si j'ai envie d'écrire.

Il n'en reste pas moins qu'une question demeure, est-ce que ce que j'écris sert à quelque chose..?

C'est vrai que la société dans laquelle nous vivons n'est pas spécialement celle dont j'avais rêvé mais elle a un potentiel infini. Plusieurs de mes articles ne font que reflèter ce sentiment ou l'envie de la voir changer. Ce blog n'aura donc d'intérêt pour moi que si j'ai le sentiment qu'il participe à ce changement.

Si j'écris cet article aujourd'hui, ce n'est pas pour vous demander si mon blog vous est utile, c'est plutôt pour remercier tout ceux qui me l'on fait sentir et qui participent grandement au fait que je garde la motivation d'écrire. Il y a d'abord tous ceux que j'ai rencontré grâce à ce blog. Des gens dont beaucoup sont dans mes liens, et avec qui maintenant j'ai de véritables liens (comme quoi le mot n'a pas été choisi au hasard...). C'est vrai que ce sont des gens avec qui je partage beaucoup de choses et qui me font sentir que nous sommes plusieurs dans une même dynamique, une même énergie, que chacun à notre niveau nous faisons un petit quelque chose pour un monde meilleur. Rien que ça c'est déjà une grande source de motivation.

Puis, il y a les collègues de boulot, ceux qui me supportent presque tous les jours et avec qui je discutent souvent. Il n'est pas rare qu'on me dise: "tiens, hier soir j'ai lu ton blog" et s'ensuit un échange de point de vu sur le thème de l'article lu. Mais je crois que ce qui me motive le plus, c'est lorsque je vois qu'un article à succité un changement. Lorsque par exemple mon collègue et ami Patrice (oui je te dénonce..) me dit que depuis qu'il a lu mon article sur les oeufs (
zéro c'est bio), il fait très attention aux oeufs qu'il achète et à transmis l'info à ses proches qui maintenant font de même, je me dis vraiment que nous aurions tort de ne pas partager ce que nous pensons ou savons, car ce sont ces petites choses qui participent au changement. quand certains me disent qu'ils ont changé leur regard sur la viande après avoir pris conscience des problèmes que l'élevage industriel engendrait, je réalise à quel point il suffit parfois d'informer pour que les choses changent.

Moi-même, j'ai beaucoup appris des blogs que je visite, et plusieurs articles m'ont permis d'ajuster ou modifier mon comportement. Nous formons une société humaine qui se nourrie de tout ces échanges et partages. Nous évoluons ou régressons en fonction de ça. Aspirer à un avenir meilleur, comme le dit si bien Gandhi, c'est incarner ce changement, c'est le partager, le faire vivre. Et si cela résonne chez les autres, ce changement prend forme. Nous sommes tous une partie de ce changement. Nous pouvons nous focaliser sur ce qui ne va pas, mais c'est encore mieux de faire ce en quoi nous croyons. On peux se dire que ce monde est égoïste, mais c'est encore mieux d'incarner la générosité. C'est ce que je réalise de plus en plus. Comme quoi, il n'est jamais trop tard...

Continuons donc à semer des graines, continuons d'en prendre soin et de les arroser. A n'en pas douter, un jour, nous en récolterons le fruit...
par Genfi publié dans : Réflexion
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Vendredi 15 février 2008
J’avoue être un peu dubitatif sur la dernière trouvaille de notre président concernant le devoir de mémoire... En ce qui concerne la réintroduction de la morale et de l’éducation civique, je partage assez son point de vue (c’est assez rare pour le souligner...). Mais concernant le devoir de mémoire en chargeant chaque enfants de CM2 d’incarner la mémoire d’une victime innocente... Je ne suis vraiment pas sûr du bien fondé de tout cela.

L’histoire de l’humanité est parsemée d’atrocités, qu’il me serait bien difficile de classer. En choisir une plutôt qu’une autre, c’est oublier à quel point l’homme peut se montrer imaginatif dans l’horreur...

Je comprends bien la volonté derrière tout ça, mais je pense que pour arriver au même résultat, il est préférable d’inculquer aux enfants, le caractère précieux de la vie humaine, que les vies d’un juif, d’un arabe, d’un asiatique ou autres ont toutes la même valeur, et que les atrocités surviennent lorsque nous l’oublions. Que l’on a moins de chance d’aboutir à un conflit si l’on fait des autres des amis plutôt que des rivaux qu’il faut surpasser quand il ne s’agit pas de les écraser, enfin bref, en développant de vraies valeurs humaines, sur lesquels nos enfants pourront vraiment s’appuyer en grandissant.

Nous sommes au 21ème siècle, nous avons des livres d’histoire plein les bibliothèques, et pourtant, aujourd’hui encore, l’horreur continue. Partout à travers le monde des enfants meurt d’atrocités. Malgré nos grandes leçons de morale, nous ne bougeons même pas le petit doigt. Ce qui se passe derrière la frontière ne nous regarde pas.

Ce n’est pas en retenant le nom de victimes innocentes qu’on évitera les prochains conflits, mais en réfléchissant pourquoi les hommes en sont arrivés à se faire autant de mal. Pourquoi avons nous perdu la capacité à nous respecter et à nous entraider ? Pourquoi nous battons nous pour des ressources que nous ne voulons pas partager ? pourquoi nous battons nous parce que nous avons grandi dans des cultures différentes ? C’est en se posant toutes ces questions, en insistant sur le caractère précieux de la vie humaine qu’on peut espérer faire prendre conscience de la stupidité de prendre les armes.

Je rejoints donc les déclarations de Mme Veil qui estime que cette proposition est " inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste. On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort,  cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter."

Puisse notre président écouter celle qui lui a apporté son soutien lors des élections.
par Genfi publié dans : Réflexion
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Vendredi 4 janvier 2008
Ce n’est qu’une barrière symbolique, mais le prix du baril de pétrole a franchi les 100 dollars il y a peu, avant de redescendre, ce qui a manifestement “rassurer” tout le monde...

Alors jusqu’où va t-il monter..?

Je pense que si l’on doit s’habituer à un pétrole cher, je ne pense pas que les prix s’envolent. Pourquoi? Parce que si on y regarde de plus près on réalise que le prix du baril n’est pas simplement lié à l’offre et la demande. Il y a aussi de la spéculation,  certains s’en servent comme d’un investissement à court terme, mais surtout, il y a une lutte subtile de pouvoir...

L’humanité aura toujours besoin de nourriture et d’énergie. S’en assurer le contrôle est capital pour ceux qui veulent faire beaucoup d’argent. Or que se passe t-il si le pétrole s’envole trop haut subitement...? Et bien il permet à de “nouveaux” acteurs de se positionner sur le marcher de l’énergie, notamment toutes les grandes compagnies électriques. Car tout est prêt, on sait faire des voitures électriques, avec de simples batteries ou avec des piles à combustibles, on sait faire de l’éolien, du solaire etc. Si le pétrole montre trop vite le “pouvoir” changent de main, et les pétroliers n’en ont pas spécialement envie...

Tous les constructeurs automobiles ont leurs voitures électriques, si le pétrole devient trop cher, l’électrique devient naturellement rentable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les voitures électriques se mettraient à envahir les rues. Les éoliennes se mettraient à pousser, les panneaux photovoltaïques équiperaient tous les toits. De plus industrialiser une technologie permet d’en faire baisser les coûts assez rapidement. Ce qui obligerait le pétrole à redescendre très bas pour devenir à nouveau rentable. Ce qui semble difficilement envisageable...

Pour ces raisons, je pense que le pétrole ne devrait pas grimper trop vite. Il sera maintenu à un niveau suffisamment haut pour en limiter la consommation, mais pas trop. Le temps de permettre aux groupes pétroliers d’investir les bénéfices colossaux qu’ils sont en train de réaliser pour rester les acteurs énergétiques de demain.

Ça n’engage que moi, bien entendu!

par Genfi publié dans : Réflexion
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Jeudi 3 janvier 2008
Depuis que l’homme évolue, il n’a eu de cesse de se faciliter la tâche, de trouver des solutions pour faire ce qu’il avait à faire plus vite et souvent mieux. Malgré toutes ces évolutions, nous n’avons manifestement pas réussi à réduire de manière significative la durée du travail... Nous sommes en 2008, et une seule chose est à l’ordre du jour: travailler plus...

Pourtant nous produisons beaucoup plus que par le passé. Si nos anciens avaient dû produire autant de richesses que ce que nous en produisons aujourd’hui en 8 heures, une journée de 24 heures ne leur aurait pas suffit.

Alors, pourquoi nos politiques n’ont qu’une volonté nous faire travailler plus? Je ne parle pas de l'allongement de la durée du travail du fait de l'allongement de la durée de vie, mais de la durée de travail hebdomadaire.

Où est l’erreur? Qu’avons nous raté pour en arriver là? Pourquoi des milliers d’années d’évolution n’ont pas réussi à nous permettre d’avoir plus de temps libre?

Les 35 heures étaient une véritable avancée sociale, on pouvait enfin récolter les fruits des gains en productivité que nous avons réalisés. Mais maintenant nous n’avons qu’une chose en tête détruire ce véritable acquis social.

35 heures de travail nous permet largement de produire la richesse dont nous avons besoin pour vivre décemment, mais nous n’en voulons pas! Nous voulons travailler plus parce que les autres (nations) travaillent plus... Nous sommes enfermés dans une cercle vicieux entretenu par une avidité que nous ne contrôlons plus. Il nous en faut toujours plus même si cela doit nous conduire à notre perte.

Tous les économistes le savent, la course au PIB n’est pas pérenne. Nous ne pouvons pas obtenir une croissance infinie dans un univers fini. La Terre est un espace clos, avec des ressources limitées, un potentiel de culture maximum donné. La croissance est donc forcement limitée. A un moment donné on ne pourra plus et on le sait.

Le PIB est un indicateur, rien de plus! S’acharner à le faire croître quoi qu’il en coûte est une erreur. Cela ne nous rendra pas plus heureux, c’est même le contraire, cette croissance à tout prix est devenue la source de la majorité de nos problèmes.

Il faut travailler pour produire ce dont le monde à besoin, pas plus.

Puisque nous vivons dans un monde d’image, faisons un parallèle avec la télé. Nous avons eu d’abord une chaîne, puis deux puis trois et ainsi de suite. Aujourd’hui ont est capable de recevoir plus d’une centaine de chaînes différentes. Dire à quelqu’un qu’un jour il sera capable de recevoir un milliard de chaîne différentes n’a aucun sens pour lui: à un moment donné il atteindra la limite des chaînes qu’il pourra gérer. Il s’en choisira une poignée et oubliera les autres. Vouloir s’évertuer à augmenter le nombre de chaîne indéfiniment n’a strictement aucun sens pour personne.

C'est le même principe pour la croissance. vouloir l’augmenter indéfiniment n’a aucun sens. Nous avons aujourd’hui les capacités de produire ce qui est nécessaire au bien-être de l’humanité. Mais malgré ça, nous voulons produire, produire et encore produire. A quoi bon?

Passer de 39 heures à 35, n’avait rien d’utopique. C’était réaliste dans une société tournée vers l’humain, ça l’est moins dans une société de profit. Or, depuis plusieurs décennies nous nous orientons vers des sociétés de profit, et la seule façon qu’aura l’homme d’augmenter ce profit de plus en plus, sera de travailler de plus en plus...

Quel dommage d’en être arrivé là...
par Genfi publié dans : Réflexion
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Dimanche 18 novembre 2007
Je pensais en avoir fini avec cette série d’article traitant des retraites, mais comme le débat passionne encore, j’en rajoute une petite couche.

Je suis toujours surpris d’entendre que les cheminots prennent la France en otage. Ça fait partie des expressions toutes faites qui sonnent bien à l’oreille et fait passer les cheminots pour des terroristes et nous pour des victimes.

Franchement, je ne me sens pas pris en otage, ou du moins pas par les cheminots... Certes c’est galère pour moi d’avoir un train tout les matins pour aller travailler et rentrer chez moi, mais je suis prêt à supporter cela tant qu’ils auront la possibilité de défendre leurs avantages.

C’est d’ailleurs leurs avantages que nous avons du mal à supporter... Ça nous fait chi.. de voir que d’autres ont de meilleures conditions que nous. A y regarder de plus près, c’est un peu de la jalousie non..? Finalement comme nous n’avons plus la volonté de nous mobiliser pour sauvegarder nos acquis, on en veut aux cheminots de pouvoir le faire.

Oui je sais, c’est à ce moment là que vous allez me dire: “mais leurs avantages ça nous coûte de l’argent de notre poche...” Là aussi, nous sommes tous bien conditionnés pour penser ainsi. Non, on ne paie pas de notre poche. Nous donnons notre part sous forme d’impôts, c’est à l’état de décider comment il va dépenser cet argent. Si vous voulez vous donner bonne conscience, sachez que les impôts sur le revenu ne couvrent pas le budget de l’éducation. alors au lieu d’imaginer que nos impôts vont dans les régimes spéciaux, ont peut très bien se dire que la totalité de nos impôts vont à l’éducation.

Pour 2007
- total des recettes de l’état: plus de 380 milliards
- coût des régimes spéciaux environ 8,5 milliards
- impôt sur le revenu un peu plus de 57 milliards
- budget enseignement scolaire, un peu plus de 58 milliards

Les chiffres on peut leur faire dire n’importe quoi, car après nous avoir dit que l’argent de nos impôts ne servait qu’à payer la dette, maintenant on nous dit qu’il va payer les régimes spéciaux c’est ça...?

De plus, comme je le disais dans un article précédent, c’est grâce aux infrastructures de notre pays que nous pouvons tous gagner notre argent. Parce qu’ils font leur travail, on peut tous aller bosser, circuler etc. Pourquoi ça ne devrait pas avoir un coût dans le budget de l’état puisque grâce à ça nous sommes tous gagnants?

Oui, je sais, là vous allez me dire que dans le bâtiments c’est dur et il n’ont pas ces avantages... Et vous avez RAISON! Mais au lieu de niveler par le bas, interrogeons nous pour comprendre pourquoi nous ne souhaitons pas nous mobiliser pour que les ouvriers du bâtiments aient les mêmes avantages. Car franchement, qui peut croire que supprimer les régimes spéciaux des cheminots va améliorer notre condition...

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi il n’y a qu’une seule ligne automatisée dans le métro parisien... Techniquement nous pourrions tous les rendre automatiques, et c’est évidement ce qu’il va se passer dans les années à venir. La prochaine sur la liste, la ligne 1. Donc globalement les conducteurs RATP sont une espèce en voie de disparition... Quand les derniers seront partis, il ne nous coûteront plus rien... Et c’est globalement ce qui attend la majorité des transports du futur. Automatiser une ligne de chemin de fer n’a rien d’impossible et c’est déjà dans les cartons... Alors pourquoi s’acharner sur les derniers alors qu’ils sont tant utiles à l’économie française (je sais ça vous donne une réaction épidermique)?

Donc pourquoi, nous ne nous mobilisons plus? Pourquoi nous nous laissons faire? Je sais aussi que vous allez me dire que nous, gens du privé ne pouvons pas faire grève, que lorsqu’il y a grève il faut prendre des jours de congés pour ne pas risquer le licenciement, que notre situation est fragile, qu’en deux mots... Nous sommes pris à la gorge et n’avons plus les moyens de nous défendre... Si nous sommes otages, nous sommes otages d’un système, celui qui nous condamne à n’être que des machines à produire. Impossible pour nous de se dire, on va perdre un peu aujourd’hui pour espérer gagner plus demain. Bientôt nous n’aurons plus droit à rien, il faudra s’estimer heureux que des années d’études ne nous donnent droit qu’à un salaire de misère. Puisque la durée de vie s’allonge, hors de question que cela puisse nous profiter. Nous sommes condamner à travailler et seulement travailler. On nous laisse croire que nous allons avoir une retraite, mais il sera impossible à la majorité d’entre nous d’obtenir les trimestres de cotisations, le chômage, la maladie et tout le reste nous empêcheront d’obtenir une retraite à taux plein. Et ça on le sait, mais pour noyer le poisson, on nous dit juste que pour avoir droit à une retraite il faudra “juste” travailler plus longtemps, mais combien y arriveront? Aujourd’hui on commence à parler de 42 ans de cotisation, et c’est évident que ce chiffre augmentera car un calcul facile montre que si l’état ne met pas la main à la poche pour financer le bien être de ses citoyens, le système ne pourra jamais s’équilibrer tout seul.

Une dernière remarque sur les régimes spéciaux des politiques. Tout le monde dit, "mais c’est pas pareil, ça concerne moins de monde et ça nous coûte moins cher...." Peut-être, mais si ça nous coûte, soyons logique jusqu’au bout... Je rappelle qu’il suffit d’être député pendant 5 ans pour avoir droit à une retraite de plus de 1500 euros net par mois à partir de 60 ans. Qui viendront s’ajouter aux autres régimes spéciaux et éventuellement une retraite du régime général.

Je pense sincèrement que le message du gouvernement aurait eu une autre porté si il avait décidé de commencer par s’attaquer aux régimes spéciaux des députés et qu’ensuite il s’attaque aux autres. La force de l’exemple, et la volonté d’égalité que le gouvernement ne réclame qu’entre les salariés du privé et la fonction public.

Alors de qui sommes nous vraiment otages?
par Genfi publié dans : Réflexion
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Mercredi 14 novembre 2007
aujourd’hui commence la grève. Comme beaucoup je vais faire partie des gens qui vont galérer pour se déplacer. Je ne sais même pas si je vais pouvoir avoir un train, je verrais bien.

Est-ce que cela ma perturbe?   Non pas vraiment...!

La question que je me pose, c’est qu’on passe notre temps à critiquer ces gens en disant qu’ils ne foutent rien et qu’ils ont trop d’avantages. Mais bizarrement lorsqu’ils ne font pas leur travail c’est la France entière qui est paralysée et qui ne peut plus gagner d’argent. Si on été vraiment logique, on se rendrait compte que leur travail est hyper important pour tout le monde, et que c’est grâce à leur travail qu’on peut gagner de l’argent. Finalement, nous coûtent-ils cher, ou bien nous rapportent-ils de l’argent...?

C’est sûr, avec une vision étroite, on se dit qu’ils nous coûtent de l’argent car il faut financer une partie (bien modeste aux regard d’autres dépenses) de leur régimes spéciaux. C’est un peu comme si un patron se disait que ses employés sont une charge financière qu’il oublierait de comparait à la richesse que ses employés lui permettent d’accumuler... Mais les grèves on au moins cette vertu, c’est que cela nous fait réaliser l’importance de leur travail et surtout, de la richesse qu’ils permettent à la France de gagner en un jour.


Bon allez, je vais aller courir après un train et essayer de monter dedans.

bon courage à tous.
par Genfi publié dans : Réflexion
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Dimanche 11 novembre 2007
Mon précédent article “parlons retraites” n’avait qu’un but, montrer qu’aujourd’hui si on cherche une définition de la retraite, il est difficile d’en trouver une. Les propositions faites dans les commentaires vont de ceux qui pensent que nous ne sommes pas fait pour travailler, à ceux qui pensent que nous devons être productif jusqu’à la fin. Pour ma part, je me situe assez facilement entre les deux...

Maintenant, parlons du financement. Car si il y a bien un domaine où on manipule l’opinion publique avec brio, c’est bien celui-là... On nous dit que les comptes des caisses de retraites sont déficitaires et qu’on ne peut donc plus les financer. De plus à cause de la dette et du déficit budgétaire de la France, il est irresponsable de financer les retraites par l’argent public.

Si j’ai commencé à parler de la définition des retraites, c’est parce que je pense que la retraite doit être un choix de la société. Nous grouper en société humaine doit nous donner quelques avantages. Un de ceux-là est de pouvoir bénéficier de quelques années de tranquillité à la fin de notre vie. Si on fait ce choix, on aura la volonté de le financer. Le piège c’est qu’au début, les retraites étaient payées par les actifs, car c’était possible. Aujourd’hui le nombre d’actifs est insuffisant pour assurer ce financement. Il est donc normal que l’état mette la main à la poche pour les financer. Car l’état, c’est nous, si nous choisissons d’avoir droit à une retraite, nous choisissons également qu’une partie du budget y soit affecté?

Ça y est, la moitié d’entre vous sont déjà monté au plafond... Mais regardons de plus près. Nous avons fait le choix de l’éducation, nous le finançons sans chercher à avoir un équilibre entre ce que ça nous coûte et ce que ça nous rapporte. Idem pour l’armement, nous avons fait le choix de dépenser des milliards pour acheter des bombes, des chars et autre jolis jouets, et là aussi, nous ne nous inquiétons pas de combien ça nos coûtent. Idem pour la culture la santé et tout le reste. Nous acceptons de payer car cela correspond à nos choix.

Si le budget est en déficit, ce n’est pas à cause des retraites mais de l’ensemble, de la totalité des choix. C’est un peu comme si un père de famille très dépensier disait à son fils:

“Tu vois mon garçon, si ton père a des problèmes c’est à cause de tes céréales que tu prends au petit déj, des habits qu’il faut t’acheter, des jouets qu’il faut t’offrir à Noël, etc, si tu n’étais pas là, ton père aurai moins de problème d’argent”.

Pour les retraites, c’est pareil. Pourquoi seraient-elles responsables d’un déficit et pas les bombes qu’on achètent, les monuments qu’on retape, le coût du 14 juillet, et j’en passe.

C’est comme la dette... on nous rabâche sans cesse qu’elle est énorme... et qu’il faut gérer l’état comme un bon père de famille... Alors prenons l’exemple d’un bon père de famille qui aurait 200000 Euros de dettes. Si ce sont des dettes de jeux, c’est sûr c’est grave, mais si c’est pour acheter une maison, ça l’est déjà moins car il a une dette de 200000 Euros, mais a aussi un actif: la maison. Son banquier n’est donc pas inquiet. Il le deviendrait si le prix de la maison devennait inférieur à la totalité de la dette restante.

On nous dit, que la dette représente environ 18000 euros par français. Et pour nous faire culpabiliser, on utilise la corde sensible et on dit, chaque enfant qui né en France, né avec une dette de 18000 euros...  On oublie par contre de nous dire que l’actif de l’état français répartie sur la population fait que chaque français a un actif de plus de 150000 euros... Donc si on gère en bon père de famille, il n’y a pas péril en la demeure. Pour votre banquier vous n’avez pas de problème votre dette est très inférieure à votre actif. n’oublions pas que si cela devait faire peur, l’euro ne coûterai pas aussi cher aujourd’hui... Rassurez vous les financiers n’ont pas peurs, les discours dramatiques ne sont fait que pour nous.

Maintenant abordons les retraites sous un autre angle. Une des premières mesures de notre gouvernement a été d’installer le bouclier fiscal. Là aussi, les mots sont bien choisis...  “Tout homme qui travaille ne doit pas voir plus de la moitié de ses revenus partir en impôts”... en deux mots, la solidarité à ses limites. soit! L’état ne s’est donc pas poser la question de savoir si ça allait lui faire perdre des recettes, il a décidé de financer ce choix.

Et bien il serait temps de penser au bouclier vital! Tout homme qui travaille ne doit pas travailler plus de la moitié de sa vie... Et encore je ne compte pas les années d’études comme du travail ou une contrainte. Sachant que l'espérance de vie est aujourd’hui de 77,2 ans, en cotisant 40 ans, nous avons déjà dépassé le bouclier vital... Là aussi, il appartient à l’état de faire un choix et de le financer par la suite. Si l’état pense que la solidarité à ses limites, transformer l’homme en machine à produire doit également en avoir. Malheureusement aujourd’hui, l’état ne cherche pas à définir ce que doit être une retraite, il se contente de dire qu’il ne sera pas la financer.

Par contre il a fait le choix d’augmenter les régimes de retraites des députés, et là il a trouvé des solutions pour financer, il a fait le choix du bouclier fiscal, là aussi il trouvera un moyen de le fiancer, fait le choix d’exonérer les droits de successions là encore il compensera autrement, fait le choix d’augmenter le salaire du président, alors que l’état est soi-disant très endetté, mais c’est pas grave, on financera encore, fait le choix d'exonérer les heures supplémentaires, pas grave on trouvera aussi du financement.

D’ailleurs arrêtons nous sur les heures supplémentaires sensées augmenter le pouvoir d’achat des français, et donc de mieux faire tourner l’économie. Pour les retraite c’est pareil... d’après vous où va l’argent qu’on donne aux retraités, tout simplement dans la consommation! Donc si l’état faisait le choix de compléter nos cotisations retraites pour assurer une retraite à tous, il ne serait pas aussi perdant que ça... il récupérerait énormément d’argent en TVA et impôts sur les sociétés.

Donc arrêtons de croire que les retraites sont un problèmes. C’est juste un choix que l’état ne veut pas faire, pour quelles raisons? Je laisse à chacun de vous le soin d’y réfléchir...

par Genfi publié dans : Réflexion
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Mercredi 7 novembre 2007
Pour continuer sur la lancée de mon article précédent, et puisque dans quelques jours des mouvements sociaux vont avoir lieu pour défendre les retraites, c’est peut être l’occasion de parler un peu retraite...

C’est manifestement un sujet où tout le monde à quelque chose à dire, alors pour commencer, je vais me limiter dans cet article à simplement définir la retraite, et vous invite à participer à cette réflexion.

L’idée est de définir la retraite car si on se réfère à sa définition du dictionnaire, c’est tout simplement le fait de se retirer de la vie active. Or, en tant que membre d’une société humaine, que pouvons nous attendre de la retraite?

Si nous faisons le bilan, nous passons d’abord la première partie de notre vie à l’école pour y emmagasiner des connaissances. C’est une période qu’en général on apprécie quelques années après qu’elle soit terminée... ensuite, nous travaillons et produisons de la richesse, et enfin, après de bons et loyaux services, on considère qu’on a plus rien à vous demander et vous pouvez enfin faire ce que bon vous semble. Et pour cela on nous donne tout les mois de l’argent de poche pour faire face à nos dépenses courante. En fait la retraite est un peu la récompense d’une vie de labeur.

A partir de là, quand avons nous droit à cette récompense? Avant de parler financement de la retraite, il est serait intéressant de se demander à quoi doit correspondre cette récompense? 5, 10, 20 ans? Le problème c’est que nous ne savons pas quand nous mourrons. La seule donnée que nous ayons c’est l’espérance de vie calculée par l’insee.

aujourd’hui pour un homme elle est de 77,2 ans. D’ailleurs ce qui est surprenant lorsqu’on manipule ces chiffres, c’est que l’espérance de vie qu’on donne en 2006, concerne les enfant née en 2006. La définition de l’insee est bien clair sur ce sujet. Mais dès qu’il s’agit politique, si en 2006 on dit qu’un homme qui naît aujourd’hui aura une espérance de vie de 77,2 ans, le politique comprend que tout homme encore en vie en 2006 a des chances de vivre 77,2 ans...


Donc on dispose d’une durée de vie statistique. La question est, et là je vous demande de répondre sans réfléchir à son financement:

A combien d’années de retraite avons nous droit pour une vie de labeur? On peut raisonner en % ou en nombre d’année.

Comme c’est moi qui écris l’article, je donne ma réponse en premier. J’imagine au minimum 10 ans de retraite. Une vie de labeur mérite au moins 10 ans de tranquillité en fin de vie.

Mais quand on dit 10 ans, on dit 10 ans en pleine possession de ses moyens ou bien on ne tient pas compte de l’état de santé? Si on dit au moins 10 ans en pleine possession de ses moyens, sachant qu’on n’arrête pas de nous dire que si les cancers sont plus nombreux, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson sont plus répandues c’est parce qu’on vit plus vieux, si on veut bénéficier de 10 ans en pleine possession de ses moyens, c’est sûr partir à 67 ans est plutôt risqué... Si je prend mon cas personnel, j’ai commencé à travailler apres l’armée à 24 ans, sachant qu’il me faudra environ 42 ans de cotisations, je pourrais partir à la retraite à 66 ans. A 66 ans j’ai combien de chance de pouvoir passer 10 ans en pleine possession de mes moyens? Un étude à montrée qu’à 75 ans, environ 20% des personnes ont des “chances” d’être atteintes par la maladie d’Alzheimer ou une maladie dégénérative apparentée. Et on ne parle pas ici de cancer et autre joyeuseté de la vieillesse... Donc si je pars en retraite en 66 ans, avoir 10 ans en pleine possession de mes moyen est loin d’être acquit. Et ceci bien sûr, si je ne connais pas une seule fois le chômage, ce qui m’obligerai à retarder mon départ...

En conclusion estimer qu’une vie de labeur me donnerait droit à 10 ans de tranquillité semble un peu utopique... Il me faut donc revoir mes prétentions à la baisse.

Je vous repose la question. A combien d’année pensez-vous que nous ayons droit pour une vie de labeur? Répondez à cette question sans vous soucier du financement, j’aborderai ce point dans les article suivants.
par Genfi publié dans : Réflexion
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Dimanche 7 octobre 2007
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par Genfi publié dans : Réflexion
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Dimanche 7 octobre 2007
voilà une question (parmi tant d’autres) que je me pose ces temps ci.

Prenons le contexte mondial. tout le monde s’accorde à dire que la fin du pétrole est programmée pour d’ici une cinquantaine d’années. Je laisse les experts se chamailler sur les chiffres et leurs doutes et certitudes, toujours est-il que une bonne majorité considère que la fin du pétrole est prévisible. Et l’économie mondiale s’y prépare.

Le pétrole est vital à la majorité des économies occidentales, et si la fin du pétrole arrive avant que les solutions alternatives soient matures, il y a de fortes chances que ceux qui bénéficient des derniers barils disposent d’un avantage certain sur les autres.

La demande en pétrole de la Chine est quasi exponentielle. Sa croissance est forte et l’évolution de son PIB directement proportionnelle à la quantité de pétrole consommée. C’est d’ailleurs le cas pour tout les pays en voie de développement.

L’Iran dispose d’une partie non négligeable des réserves de pétrole restantes. Et si elle doit choisir à qui vendre, il n’est pas dit qu’elle préfère vendre aux pays occidentaux lorsque le pétrole se fera rare. De plus, rien ne garanti aujourd’hui à l’occident que la Chine n’utilisera pas la force pour mettre la main sur le pétrole iranien.

Il est donc crucial pour les économies occidentales de se garantir un approvisionnement en pétrole pour les années à venir.

Bien sûr, il est hors de question d’aller faire la guerre pour du pétrole... ce n’est politiquement pas correct. La majorité des populations dirait non. Il est donc important de “convaincre” l’opinion si l’on veux se réserver un peu de pétrole...

La menace iranienne...

“Grâce” au concept de guerre préventive développé par nos amis américains, maintenant il n’est plus nécessaire d’être attaqué pour pouvoir lancer une offensive. On peut juste se contenter d’estimer la menace trop pesante... La machine est donc lancée, L’Iran est devenue LA menace de la paix mondiale. L’Iran, par ses travaux sur le nucléaire menace la paix mondiale de façon certaine. Et pour l’Iran, c’est encore plus facile que pour l’Irak, il n’y a pas besoin de trouver des armes nucléaires, juste convaincre qu’ils ont l’intention d’en faire.


Plaçons nous maintenant quelques instant à la place des iraniens. Ils savent qu’ils ont du pétrole, ils savent que bientôt il n’y en aura plus pour tout le monde, ils savent que la majorité des grandes puissances convoitent son pétrole et sont à peu près certain d’être attaqué pour cela.

N’oublions pas que la majorité des pays disposant de l’arme nucléaire, appellent cela une force de dissuasion. En deux mots ça veut dire “laissez moi tranquille car j’ai les moyens de me défendre et ça peut faire mal”.

Sentant la menace grandissante, l’Iran aimerait certainement faire jeu égal avec ceux qui la menacent. Donc de leur point de vue, s’armer semble répondre à une logique de protection, car ils savent pertinemment que leurs prochains agresseurs seront des puissances nucléaires.

Pour les puissances occidentales, c’est une super aubaine. De notre point de vue, ils n’essaient pas de s’armer pour se défendre, mais ils s’arment pour mener la guerre au monde. Comme si les Iraniens, n’avaient pas conscience qu’ils n’auraient aucune chance d’engager une guerre avec le reste du monde... Comme tout esprit rationnel arriverait à la même conclusion, que l’Iran ne sera jamais assez stupide pour s’attaquer au reste monde, il est impératif de mettre un peu d’irrationnel dans tout ça.

Deuxième aubaine, le fanatisme religieux. Ils suffit d’étendre le concept des attentats suicides à un pays et se dire que si ils ont la bombe atomique, ils iront forcement se suicider en lançant leur nouveau jouet sur Israël. Les tensions permanentes entre l’état hébreu et le monde musulman nous aide à donner vie à ce scénario catastrophe.

C’est ce qu’on va essayer de nous faire croire dans les mois à venir, que l’Iran veux l’arme nucléaire pour mener un baroud d’honneur et rayer Israël de la carte. Ce qui bien évidemment déclencherait une guerre nucléaire mondiale, autant dire la fin de l’humanité. Voilà qui devrait suffire à faire peur à tout le monde.

Pourtant, dans “l’axe du mal” il y a la Corée du nord qui s’est montrée bien plus menaçante et qui plus est, a démontré sa capacité à produire l’arme nucléaire, ce qui a bien joué son rôle de dissuasion puisque personne n’a osé l’attaquer... malgré les menaces proférées par la communauté internationale.

Une fois que l’opinion sera convaincue que la paix mondiale est menacée par l’Iran, il ne restera plus qu’à y aller...

Et nous, allons nous y aller..?

D’abord, nous sommes une puissance occidentale très dépendante du pétrole. ensuite, nous avons un niveau de vie très supérieur à ce que dame nature peut nous donner, et surtout, nous n’avons pas spécialement envie de réduire notre niveau de vie ce qui se traduirait à nos yeux comme une régression. Donc prenons le problème dans le sens, il nous faut du pétrole, on ne veut pas être en reste lorsqu’il commencera à manquer.

Si nous y allons, cette décision sera prise par notre président. Nous savons tous que nous avons le meilleur président du monde, capable de dire aux autres ce qu’il faut faire. Si on analyse son discours, on s'aperçoit que c’est quelqu’un qui est très martial dans les mots qu’il emploi. De plus, nous savons que son envie de marquer son ou ses mandats est bien là, et que gagner une guerre serait pour lui la meilleure des choses. Pour finir, un de ses meilleurs amis, qui lui apporte son amitié et évidement sa puissance financière, est un grand marchand d’armes... Il est plutôt normal d’aider ses amis et de leur renvoyer l'ascenseur, et la seule chose que puisse faire notre président pour aider son ami, c’est bien évidement de participer à une action offensive...

Ce n’est bien évidemment qu’un sentiment personnel que je partage aujourd’hui avec vous, comme d’habitude chacun à le droit de dire ce qu’il pense et me dire que je me trompe. D’ailleurs, si aujourd’hui, je décide de mettre cette article en ligne après beaucoup d’hésitations, c’est pour qu’on puisse me dire que je me trompe et que je dit n’importe quoi. Car c’est vraiment mon voeu le plus cher, me tromper et passer pour un imbécile d’ici quelques mois.
par Genfi publié dans : Réflexion
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