Dimanche 19 novembre 2006
Nous avons parfois tendance à oublier que naître est une des plus belles chances que nous puissions avoir. Cette chance est donné à n’importe quel nouveau né qui voit le jour sur la planète. Planète que se partage l’humanité pour profiter de ce don. Enfin partage... c’est une image... Car dès la naissance, ce qui était commun à chacun de nous laisse vite la place à un monde d’injustice et d’inégalité. Ceux qui ont la chance de naître dans un pays riche où le manque n’existe pas demande à celui qui naît dans un pays pauvre de souffrir en silence pour ne pas le déranger.
“Tu est né là où il n’y a rien à boire et rien à manger, t’as pas de chance mon gars, démerde-toi, tu n’avais qu’à naître de ce côté de la frontière...”
Le riche considère son modèle économique comme un modèle de référence, mais bizarrement, il ne le considère pas suffisamment efficace pour y intégrer le pauvre. Pourtant un modèle économique efficace doit ne doit pas dépendre du nombre de personne qui le constitue. Sinon il ne serait pas aussi efficace que ça... Un bon système économique doit permettre à toute personne qui l’intègre de pouvoir y vivre. Or ce n’est pas le cas!
Pourquoi? (et là c’est une question vraiment ouverte)
- Le riche consomme sa part plus la part du pauvre et c’est pour cela qu’il est riche. Ce qui sous entend également que le riche à besoin qu’il y ai des pauvres.
- La planète ne peut pas permettre à tout le monde de vivre dignement.
- Le pauvre est pauvre parce qu’il le veut bien...
Je ne m’avancerai pas à donner une réponse, mais juste mon point de vue. Je pense que si l’objectif d’une société humaine était de faire en sorte que chaque personne qui a eu la chance de naître puisse vivre dignement. Que si la création de la monnaie ne servait qu’à atteindre ce but. Que si devenir riche n’était pas un but en soi. Je pense que le monde d’aujourd’hui aurait certainement un autre visage. Une société humaine construite par l’homme et pour l’homme.
Or on n’est pas dans cette démarche. L’accumulation de richesse est devenu le seul objectif des sociétés modernes. Il faut être riche à tout prix. Malheureusement on ne peux pas poursuivre ce but tous ensemble, pour s’enrichir il faut appauvrir quelqu’un. Aujourd’hui, si toute la planète devait avoir le même niveau de vie que l’Occident, ça ne marcherai pas. L’Occident à besoin pour vivre dignement d’acheter des produits fabriqués par des pays pauvres pour ne pas avoir à les payer trop cher. Si tout le monde avait le même niveau de vie, combien paierons nous ce que nous consommons? Si tout le monde avait le même niveau de vie comment faire pour assurer l’approvisionnement en ressource comme le pétrole? On a bien vu qu’avec la montée de la Chine les prix du pétrole et des matières premières se sont envolés. La pénurie de ces ressources montre bien que l’Occident n’a pas spécialement envie que le reste du monde consomme de la même façon.
Les chiffres parlent d’eux-même, 20% de la population mondiale consomme 80% des ressources. Ou plus directement, 80% de la population mondiale ne vit qu’avec 20% des ressources. Dans un monde équitable, 20% de la population mondiale ne devrait consommer que 20% des ressources... Et là nous aurions chacun la même chance...
Par Genfi
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Mercredi 22 novembre 2006
Si il y a des questions auxquelles j’aimerai savoir répondre en toute objectivité, celle-là en fait partie!
Les riches passent leur temps à dire que les pauvres sont pauvres parce qu’ils ne font pas d’effort, les pauvres éprouvent souvent un sentiment d'injustice à l’égard des riches, alors que penser?
Comme c’est mon blog, je commence par mon point de vue... J’ai depuis longtemps le sentiment qu’il y a quelque chose d’inéquitable dans la répartition des richesses. Mais un sentiment est subjectif alors je développe.
Raisonnons au niveau d’une entreprise. Une entreprise est composée d’hommes et de femmes oeuvrant tous pour un même objectif. Cette entreprise crée donc une richesse. Cette richesse une fois produite, il faut la partager. Qu’on le veuille ou non, chaque élément de l’entreprise a contribué à l’obtention de cette richesse. Chacun à son niveau. A partir de ce principe on pourrait imaginer dans un premier temps diviser cette richesse par le nombre d'élément et la redistribuer ainsi équitablement... Pas aussi simple, les personnes n’ont pas tous la même fonction au sein de l’entreprise, et leur contribution doit être pondérée. toutefois, tous étaient nécessaires. Il existe donc un point d’équilibre où chacun, conscient de son rôle, s’estimera justement récompensé pour son effort par une répartition pondérée de la richesse produite.
Maintenant imaginons qu’un ou plusieurs éléments de l’entreprise décide d’augmenter leur part. La richesse étant ce qu’elle est, il faut pour pouvoir le faire, diminuer la part des autres. Et là on s’écarte du point d’équilibre... L’enrichissement des premiers se fait au détriment des seconds.
Je conçois qu’il n’est pas forcement facile de trouver ce point d’équilibre. Mais ce qui me fait dire que l’économie mondiale ne fonctionne plus sur son point d’équilibre ce sont, par exemple, les chiffres du ratio entre le salaire du plus haut dirigeant et le salaire de l’ouvrier le plus mal payé. Dans les années 70, ce ratio était d’environ 10. Les dirigeants touchaient environ 10 fois le salaire de l’ouvrier. Aujourd’hui, ce ratio atteint des valeurs entre 50 et 100... Difficile d'imaginer que l’ouvrier reçoit équitablement sa part!
Ce déséquilibre se retrouve encore plus au niveau mondial. Si on regarde la répartition des richesses dans le monde, le ratio entre pays riches et pays pauvres était d’environ 3 en 1820, il était de 72 en 1992.
C’est ce qui m'amène à penser qu’aujourd’hui lorsqu’on s'enrichit on le fait forcement au détriment de quelqu’un.
Par Genfi
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Dimanche 26 novembre 2006
Quand je regarde le monde dans lequel nous vivons, je ne peux m'empêcher de me dire que celui-ci est injuste. On aurait pu croire que l’humanité forme une famille solidaire, mais non. On à préféré découper le monde en pays, les pays en régions, les régions en villes, les villes en quartiers, les quartiers en maisons, dans les maisons des familles, dans les familles des individus, dans les individus... un ego. Les plus égoïstes perdent la notion de solidarité dès le franchissement de la frontière entre l’ego et l’individu. D’autres arrivent à maintenir la solidarité entre les membres de leur famille (jusqu’au mur de leur maison). Mais après, la solidarité tombe en chute libre. Au niveau du quartier il en reste encore un peu, enfin bref, tout ça pour dire qu’une fois franchi la frontière nationale, il ne reste plus rien! Au bout du monde, les gens ne meurent pas en paix, mais nous sommes en paix quand ils meurent.
Je me demande souvent comment mettre un terme à ce génocide économique, eh bien croyez le ou non, j’ai une idée! Je sais, beaucoup vont me dire que je rêve, à ceux-là je demande de ne pas me réveiller avant la fin de mon article...
Une des causes du déséquilibre mondial sont les ressources naturelles comme le pétrole. Le raisonnement qui va suivre, je vais le faire avec le pétrole, mais ça marcherait avec n’importe quelle ressource naturelle. Si le monde était solidaire, on trouverait normal que les ressources soient équitablement réparties. Au lieu de vendre le pétrole au plus offrant, on fixe un prix qui couvre les frais d’extraction plus un bénéfice (raisonnable) pour le pays qui l’extrait. Ensuite on revend au prix fixé une quantité de pétrole à chaque état du monde. La quantité étant calculée au prorata de la population du pays par rapport à la production mondiale. Là où cela devient intéressant c’est qu’ensuite les pays pauvres, souvent très peuplés et peu industrialisés n’auraient pas forcement besoin de la totalité de pétrole qui leur a été attribuée et vendue. Ils auraient donc ensuite la possibilité de revendre leur surplus au plus offrant.
Ce système n’agirait en fait que sur la répartition de l’argent du pétrole. Les gros consommateurs achèteraient le surplus des petits consommateurs au lieu d’acheter aux producteurs, les petits consommateurs bénéficieraient ainsi d'une source de revenu nécessaire à leur développement. Ce serait une façon juste de répartir les ressources mondiales, qui découlerait du fait que l’humanité est une famille qui se doit d’être solidaire entre ses membres.
Vous pouvez maintenant me réveiller avec vos commentaires...
Par Genfi
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L’ONU vient de publier un rapport dont les chiffres parlent d’eux mêmes.
- La moitié de la richesse mondiale est détenue par seulement 2% de la population mondiale.
- La moitié de la population mondiale se partage 1% de la richesse mondiale
Il y a des chances que si vous lisez cet article vous ne soyez dans aucune des deux catégories. Toutefois, pour que vous ayez une idée de là où vous vous situez voici quelques repères:
- si vous avez 1 650 Euros de bien, vous faites partie des 50% les plus riches de la planète.
- si vous avez 45 758 Euros de bien, vous entrez dans les 10% les plus riches de la planète.
- Pour entrer dans le club très fermé des 1% les plus riches de la planètes, il vous faut posséder 375 065 Euros.
Attention, la richesse que l’on possède c’est l’actif moins le passif. en deux mots si vous avez une maison, votre richesse correspond au prix actuelle de la maison moins la somme qu’il vous reste à rembourser. A cette richesse vous pouvez rajouter vos autres bien entièrement payés.
Voilà, je ne sais pas comment réagir à cette annonce...
- Doit on culpabiliser d’être riche?
- Devons nous nous sentir responsable de la misère du monde?
- Croyons nous vraiment que notre enrichissement est honnête?
- Doit on fermer les yeux sur la façon dont nous nous procurons les ressources que nous consommons?
- Devons nous nous montrer solidaires avec ceux qui n’ont rien?
- Le monde est-il vraiment trop injuste?
- Vous sentez-vous riches?
- Savoir que des milliards d’individus aimeraient être à votre place vous rend t-il plus heureux?
- ça vous est égal?
J’aimerai bien connaître votre sentiment sur le sujet. N’hésitez pas à me laisser vos commentaires.
Je commence par le mien: Quelque part, mon optimisme légendaire me fait dire que finalement avec pas grand chose à mes yeux, je peux contenter beaucoup de monde. C’est déjà ça!
Par Genfi
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Vendredi 15 décembre 2006
Voilà bientôt un mois que que ce blog a vu le jour. Les visiteurs qui ont eu la gentillesse de me rendre visite et de lire mes bêtises, ont souvent souligné mon côté utopiste et rêveur. Je les en remercie, car au moins il ne m’ont placé dans aucun courant politique. C’est vrai que je me reconnais plus facilement dans ces qualificatifs que dans un quelconque parti politique.
Mais quand même, je suis en droit de m’interroger. Mon rêve n’est rien d’autre qu’un monde juste et équitable. Un monde où chacun aurait sa place, un monde ou chacun puisse manger à sa faim et vivre dignement. Pour y arriver, il suffit simplement de changer les mentalités*. Cela ne dépend que de la volonté de l’homme, celle de construire une société basée sur des valeurs plus humaines. Nous avons les moyens financiers et matériels pour le faire. On pourrait presque dire que la solution est mathématiquement possible...
Mais cela paraît manifestement impossible. J’ai souvent droit aux remarques comme quoi l’homme est tel qu’il l’est, et l’égoïsme, l’avidité, la jalousie et tout ces valeurs négatives sont sa véritable nature. Et qu’à cause de cette nature, on ne peut plus inverser le processus qu’on a mis en marche et qui conduira à notre perte si nous ne changeons pas. Nous voyons notre impact sur la nature, sur les populations, mais nous ne voulons pas renoncer. On se dit que si on arrête quelqu’un en profitera. On continue donc notre course folle en espérant que notre intelligence nous sauve, comme elle a su le faire à chaque fois. Mais quand on se conduit ainsi, on ne nous traite pas d’utopiste...
En fait, peut-être qu’être utopiste c’est simplement nager à contre-courant...
* Vu les premiers commentaires, il me faut apporter une précision sur cette phrase… Je n’ai pas la prétention de changer les mentalités. Et c’est d’autant plus vrai que je suis parfaitement d’accord avec les commentaires qui ont été laissé, et encore plus avec la citation de Gandhi laissé par Marcel : « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Ma phrase, aussi maladroite soit-elle, voulait simplement dire que si les mentalités changent, la société change. Désolé pour cette maladresse...
Par Genfi
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