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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 07:35
Voici le résumé d’un texte que j’ai trouvé sur le net à l’adresse:

http://www.cerna.ensmp.fr/Documents/PNG-AlterEco-06-02.pdf

Spéculer, c’est prendre délibérément un risque de prix c’est-à-dire acheter aujourd’hui un actif financier ou tout autre bien en espérant que son prix va monter, et qu’on pourra le revendre demain avec profit. La spéculation fait souvent l’objet d’une condamnation morale. Pourtant, sans l’existence de spéculateurs, les entreprises ne seraient pas à même de s’assurer contre les effets des fluctuations du prix des matières premières, des devises ou des taux d’intérêt. Mais la spéculation n’aggrave-t-elle pas le mal en accroissant l’instabilité des marchés ? Lorsqu’un actif voit son prix déterminé par des mécanismes économiques stables et solidement enracinés dans l’économie « réelle », la spéculation introduit juste un peu de volatilité dans l’évolution des prix, sans grandes conséquences. Mais lorsque ce n’est pas le cas, par exemple pour les taux de change, la spéculation peut se révéler profondément déstabilisante.



J’ai trouvé ce texte en cherchant des infos sur la spéculation que j’ai tendance à condamner assez vite. Ce texte a eu au moins l’avantage de modérer mon propos. Initialement je ne pensais que du mal de la spéculation, le problème est cependant plus complexe...

Les plus courageux pourront lire le texte dans son intégralité, pour les autres, passons directement à la conclusion de ce texte:

En conclusion : à partir du moment où l’on reconnaît que le fonctionnement des marchés peut conduire à une multiplicité d’équilibres, ou plutôt de trajectoires, pour considérer les choses en dynamique, la spéculation ne peut plus être considérée comme une activité nécessaire engendrant tout au plus un peu de volatilité. Elle est en effet capable de faire changer de trajectoire des économies entières. Prétendre la supprimer relève cependant d’une incompréhension de son origine : elle est inévitable dans une économie de marchés puisque l’avenir est incertain. De plus, elle est, dans bien des cas, nécessaire à la fonction d’échanges de risques que doivent pouvoir remplir les marchés. Tout au plus peut-on, dans les cas où son rôle déstabilisant est avéré, trouver des modes de régulation étatiques spécifiques qui permettent d’en limiter les dégâts.


Lorsqu’elle est faite avec la motivation de limiter les risques économiques encourue pas les sociétés humaines, la motivation est louable. On tente au maximum d’éviter les situations qui pourraient déboucher sur une crise.
Par contre, dès qu’il s’agit pour quelqu’un qui dispose d’une énorme capacité financière de gagner de l’argent, je rejoins complètement la conclusion du texte cité pour que l’état intervienne pour empêcher certaines manoeuvres financières.

Illustrations
Concernant une matière première quelconque, le marché est équilibré. L’offre est la demande ont positionné le prix de celle-ci sur son prix d’équilibre. Arrive un nouvel acteur capable d’acheter la quasi totalité de la production de matière première. Une fois cet achat fait, ce nouvel acteur revend immédiatement cette production aux demandeurs habituels mais évidemment à un prix bien plus élevé pour empocher la différence.
Cette manoeuvre pour gagner de l’argent devrait être complètement interdite par les autorités étatiques car elles ne servent que des intérêts personnels au détriment de l'intérêt collectif. En effet les autres sont obligés de payer les matières premières plus chères que ce qu’elles valent vraiment.

Autre exemple, et c’est ce qui avait motivé mon envie d’écrire un peu sur le sujet. Je ne conteste pas le rôle de la bourse. Les entreprises ayant besoin d’investir peuvent ainsi se procurer des liquidités pour réaliser des projets. Les investisseurs ayant prit le risque de croire à la réussite du projet, seront récompensés par le versement d’un dividende sur les bénéfices réalisés. Soit! Par contre, on ne peut pas dire que quelqu’un qui achète une grande quantité d’action d’une entreprise à 10h00 pour les revendre à 10h30, voir avant, soit vraiment sensibilisé au problème de l’entreprise. On se détourne du but initial... C’est un peu comme si une personne qui ne sait pas nager vous demande de l’aider à traverser une rivière et qu’en plein milieu de la rivière celui qui à proposer son aide décide de se retirer...

Il serait peut être souhaitable que l’état impose aux personnes qui investissent en bourse un délais minimal de garde pour éviter des fluctuations de cours dû à la spéculation. Ou alors, pour laisser la liberté aux porteurs de titres de choisir, que le dividende soit payé au prorata du temps de garde. Ce serait plus juste et cela éviterai que certains s’enrichissent simplement parce qu’ils avaient de l’argent et la bonne information. Là encore, il s’agit d’un enrichissement injuste qui se fait au détriment des autres.

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Published by Genfi - dans Economie
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commentaires

Barbarette 21/11/2006 01:00

Quelle langue parle-t-il? Et dire que j'ai passé un bac économique à la base... il y a une éternité je pense... ;o)Bonne nuit. Je vais spéculer sur mes rêves ;o)

nathalie 20/11/2006 16:13

c'est pas mon truc non plus, mais je veux bien progresser! bisous

Genfi 20/11/2006 21:30

J'ai bien peur de ne pas être une référence en la matière...

zara whites 20/11/2006 14:54

petit problème pour moi ici aussi, je n'y comprends absolutement rien, les chiffres c'est pas trop mon truc (c'est d'aillers pour ça que je n'en ai pas sur mon compte en banque, bien sur!)

Genfi 20/11/2006 21:28

C'est quand même sympa d'y avoir fait un petit tour.

lea 20/11/2006 12:25

j'avoue mon incompétence en matière d'économie, mais tu remets en cause le fonctionnement totale de la bourse!! est-ce mathématiquement possible?

Genfi 20/11/2006 21:27

Une petite remise en cause alors... Il s'agit juste de réglementer un peu plus son fonctionnement pour le bienfait du plus grand nombre.à mon avis c'est humainement et mathématiquement possible.