Lundi 10 mars 2008
Pendant ces vacances, j’ai eu l’occasion de me rendre à l’exposition sur les perles au muséum d’histoire naturelle. Une belle expo, où l’on apprend comment s’obtiennent les perles, leur différences, des infos sur les huîtres qui les produisent etc.

Comme il s’agit d’un produit de luxe, on essaie par tout les moyens d’obtenir des perles bien rondes, avec un éclat parfait. Alors on cherche, on analyse, et petit à petit on comprend. On comprend, que l’environnement de la perle est primordial. Que celui-ci doit être sans défaut, d’une qualité irréprochable. Pour obtenir cette qualité, il n’y a pas d’autre solution que de transformer les zones de production de perles en véritable paradis écologique. Toute pollution en est complètement bannie, pas de pesticides d’engrais où autre sur les cultures à proximité, il est nécessaire de préserver l’équilibre naturel. C’est à ce prix que les huîtres parviendront en quelques années à produire les perles tant convoitées.

Il n’y a rien de surprenant à ce que l’environnement soit des plus purs si l’on veut obtenir des perles de qualité. Ce qui surprend, c’est qu’on est capable de nous dire que tous les pesticides et engrais que l’on répand à tour de bras dans nos campagnes sont sans effet notoire sur l’environnement et notre santé et d’un autre côté, exigé un environnement irréprochable pour obtenir de simples perles. La nature a la même sensibilité partout. Ce qui n’est pas bon pour les huîtres perlières a des chances de ne pas être très apprécié par la biodiversité qui borde nos champs. Que les micro-organismes nécessaires à un bon équilibre de l’environnement des huîtres perlières et aussi fragile que les micro-organismes qui peuplent la terre et la rendent fertile.

Les engrais et les pesticides chimiques exterminent littéralement tous les micro-organismes qui se trouvent dans la terre. En quelques années la terre devient pauvre et stérile. Elle doit ensuite être gorgée de plus en plus d’engrais chimiques pour  espérer nourrir la moindre plante. On le sait, mais si l’intérêt économique sont les perles, on protège l’environnement, si maintenant l’intérêt économique est de vendre des pesticides et des engrais, alors bizarrement ceux-ci n’ont plus d’effet...

On nous bombarde d’études pseudo-scientifiques pour nous convaincre de l'innocuité des produits phytosanitaires, alors qu’on voit bien dans le cas des perles que ces produits anéantissent la bio-diversité nécessaire à la survie de l'huître et la fabrication d’une perle de qualité.

L’interdépendance des organismes vivants est une réalité. Y a t-il un sens a la nier dans un cas et la défendre dans un autre en fonction de là où se place les intérêts économiques?

Préserver la biodiversité localement nous permettra d’obtenir de belles perles, mais préserver la biodiversité globalement fera de la Terre notre plus belle perle...
par Genfi publié dans : écologie
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Samedi 23 février 2008
Les méthodes de manipulation de l’opinion n’ont guère évolué au cours des siècles. On peut constater que notre président utilise toujours la même roue de secours... Alors que la majorité des français sont en train de se rendre compte que sa politique est aussi “bling-bling” que ses lunettes de soleil, les municipales approchant, le gouvernement a décidé de recentrer le débat sur le sécuritaire. Soyez certains que dans les jours à venir on va en parler du sécuritaire...

C’est tellement facile de faire peur aux gens, de leur nouer les tripes, c’est une technique vieille comme le monde.

Je veux me placer du côté des victimes
Il ne faut pas laisser les monstres dehors


Les mots sont bien choisis

Le gouvernement crée une polémique pour faire oublier le vide sidéral des mesures sur le pouvoir d’achat. Le sécuritaire marche toujours, car lorsque les gens ont peur, on en fait n’importe quoi. Les municipales approches,  il faut que les gens associent UMP et sécurité.

Après Buffy et les vampires, voilà maintenant BLuffy et les monstres...


bien sûr qu’il faut protéger les victimes, bien sûr qu’il faut faire quelque chose contre les récidivistes. Mais ce qui est en train de se passer sort largement de ce cadre...

Ce qui devrait nous faire vraiment peur c’est ce qu’est en train de devenir notre démocratie... Plus besoin d’assemblée nationale, de sénat, de conseil constitutionnel. NON! juste un homme pour décider de tout.

Le peuple parle, on ne l’écoute plus. Le conseil constitutionnel parle on ne veut plus l’entendre. Notre président veut choisir l’histoire qu’on enseigne, vérifier chaque ligne du programme scolaire.

De plus en plus de signaux d’alarmes sont tirés à droite comme à gauche sur les dangers d’une dérive de plus en plus perceptible. Après l’appel à la vigilance, les réserves de Simone Veil, c’est aujourd’hui Robert Badinter qui exprime de véritables inquiétudes sur la manière dont le gouvernement essai de s’affranchir de la décision du conseil constitutionnel pour imposer ses mesures.

Voilà ce qui devrait nous faire vraiment peur. Alors que nous devrons bientôt voter, ne nous laissons pas manipuler par les vieilles méthodes. Bien sûr que si un monstre s’attaque à mes enfants je risque d’avoir envie de me montrer aussi violent que le monstre, de me débarrasser de toute humanité pour pouvoir me conduire comme une bête et punir voir détruire le monstre qui a osé s’attaquer à mes enfants. En personnalisant les peurs, en nous disant, que si on ne le fait pas, ce sont NOS ENFANTS qui seront touchés, on oubli le pouvoir d’achat et tout le reste. Ce qu’on veut c’est protéger nos enfants. On perd toute logique et on vote pour calmer nos peurs.

Je ne veux pas voter parce que j’ai peur, je veux voter pour un projet de société dans lequel je crois.
par Genfi publié dans : Politique
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Vendredi 22 février 2008
tous ceux qui mangent dans un self ou une cantine on la possibilité de voir la quantité de nourriture qu’il reste sur les plateaux lorsque le repas est fini. Le phénomène est aussi visible chez nous, mais nous en mesurons plus facilement l’ampleur dans la restauration collective. Chaque jours, ce sont des tonnes de nourriture qui partent à la poubelle car non consommées par ceux qui les ont prise.

Un gaspillage qui fait parti de notre mode de vie. La peur de manquer, la peur de ne pas avoir assez à manger, nous incite à remplir nos assiettes plus que de raison. C’est d’ailleurs assez pathétique de voir l’acharnement que certains mettent à remplir une coupe ou une assiette lorsque les entrées ou les desserts sont vendus non pas au poids, mais au récipient. Certains arrivent à ériger de véritables cathédrales d’hors-d’oeuvre dans une petite assiette pour éviter de payer les quelques centimes supplémentaires que leur aurait coûté une grande assiette. Arrivé aux caisses, les récipients débordent de compotes, fromage blanc, car s’arrêter à un millimètre du bord nous aurait laissé l’impression d’avoir été floué de quelques microcentimes. Oui, nous en sommes là...

Parmi tout ce gâchis, il y a celui de la chair animale. Chaque jours les tonnes de viande et de poissons jetées renvoie l’image d’animaux morts pour rien! D’animaux nourris et abattus sans avoir apporté la moindre calorie, la moindre protéine, à ceux qui justifie la boucherie par le besoin de se nourrir. Tout ça, simplement pour avoir eu peur de manquer, de ne pas être rassasié en fin de repas.

nous payons cette peur de plus en plus cher. en moyenne, 10 kg de céréales sont nécessaire pour faire un kilo de viande. Le cours des céréales s’envolent, mais nous gaspillons toujours autant de viande. Chaque kilo de viande jetée représente 10 kilos de céréale soustrait à l’alimentation humaine.

si on considère le bilan écologique, c’est encore pire. Des produits chimiques répandus sur et dans les sols, l’énergie consommée pour produire engrais, pesticides et faire fonctionner les élevages, les nappes phréatiques polluées, les tonnes de CO2 émises, tout ça pour rien...

Quand nous entendons que les stocks de céréales n’ont jamais été aussi bas, que la pénurie frappe déjà les populations les plus fragiles, prenons vraiment conscience de ce que nous jetons. Prenons vraiment conscience que la solution réside dans la modération. Nous pouvons continuer à manger autant, mais il faut faire l’effort de n’acheter que ce que nous consommons. Faire l’effort de réduire notre gaspillage au minimum. On n’évitera pas le gaspillage, mais on peut vraiment le réduire au strict minimum si on fait l’effort.

Il serait vraiment stupide de manquer, simplement parce qu’à une époque on a eu peur de manquer....
par Genfi publié dans : écologie
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Samedi 16 février 2008
Démocratie:
du grec ancien dèmokratia, « souveraineté du peuple », de dèmos, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté »


La démocratie, c’est le pouvoir par le peuple. Un peuple qui choisi un président pour mettre en place une politique voulu par ce même peuple. La démocratie, nous y tenons tous et la voulons tous. Il n’y a donc aucun mal à rappeler sans cesse cette attachement à notre système de gouvernance.

Le 14 février, des personnes de droite comme de gauche ont choisi de rappeler cette attachement à la démocratie dans un appel à la vigilance républicaine. Si cet appel à la vigilance se place clairement dans l’exercice de la démocratie, les réactions virulentes des membres du gouvernement montrent que finalement cet appel est plus que légitime...

La démocratie, n’est pas un chèque en blanc. Un fois élu, le gouvernement n’a pas le droit de faire ce qu’il veut comme le laisse entendre certains membres du gouvernement. Aujourd’hui, une grande majorité des français n’ont plus confiance dans le gouvernement. Dans une véritable démocratie, cette perte de confiance devrait conduire le gouvernement à revoir sa copie. Car le gouvernement est au service du peuple SOUVERAIN.

Entendre des membres du gouvernement nous demander de nous taire pendant cinq ans sous prétexte que les urnes ont parlé, c’est déjà le signe que nous ne sommes plus dans une démocratie. Le peuple souverain à le droit de dire NON au gouvernement, et le gouvernement à le devoir d’entendre le peuple lorsque une large majorité de ce même peuple dit NON.

La démocratie ce n’est pas choisir une monarchie pour cinq ans...

Restons vigilants!
par Genfi publié dans : Politique
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Vendredi 15 février 2008
J’avoue être un peu dubitatif sur la dernière trouvaille de notre président concernant le devoir de mémoire... En ce qui concerne la réintroduction de la morale et de l’éducation civique, je partage assez son point de vue (c’est assez rare pour le souligner...). Mais concernant le devoir de mémoire en chargeant chaque enfants de CM2 d’incarner la mémoire d’une victime innocente... Je ne suis vraiment pas sûr du bien fondé de tout cela.

L’histoire de l’humanité est parsemée d’atrocités, qu’il me serait bien difficile de classer. En choisir une plutôt qu’une autre, c’est oublier à quel point l’homme peut se montrer imaginatif dans l’horreur...

Je comprends bien la volonté derrière tout ça, mais je pense que pour arriver au même résultat, il est préférable d’inculquer aux enfants, le caractère précieux de la vie humaine, que les vies d’un juif, d’un arabe, d’un asiatique ou autres ont toutes la même valeur, et que les atrocités surviennent lorsque nous l’oublions. Que l’on a moins de chance d’aboutir à un conflit si l’on fait des autres des amis plutôt que des rivaux qu’il faut surpasser quand il ne s’agit pas de les écraser, enfin bref, en développant de vraies valeurs humaines, sur lesquels nos enfants pourront vraiment s’appuyer en grandissant.

Nous sommes au 21ème siècle, nous avons des livres d’histoire plein les bibliothèques, et pourtant, aujourd’hui encore, l’horreur continue. Partout à travers le monde des enfants meurt d’atrocités. Malgré nos grandes leçons de morale, nous ne bougeons même pas le petit doigt. Ce qui se passe derrière la frontière ne nous regarde pas.

Ce n’est pas en retenant le nom de victimes innocentes qu’on évitera les prochains conflits, mais en réfléchissant pourquoi les hommes en sont arrivés à se faire autant de mal. Pourquoi avons nous perdu la capacité à nous respecter et à nous entraider ? Pourquoi nous battons nous pour des ressources que nous ne voulons pas partager ? pourquoi nous battons nous parce que nous avons grandi dans des cultures différentes ? C’est en se posant toutes ces questions, en insistant sur le caractère précieux de la vie humaine qu’on peut espérer faire prendre conscience de la stupidité de prendre les armes.

Je rejoints donc les déclarations de Mme Veil qui estime que cette proposition est " inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste. On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort,  cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter."

Puisse notre président écouter celle qui lui a apporté son soutien lors des élections.
par Genfi publié dans : Réflexion
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Mardi 12 février 2008
Difficile d’oublier les paroles qu’avait prononcé Mr Bruni en mai dernier: “Je serai le président du pouvoir d’achat...”. A l’époque, nous n’avions pas vraiment saisi qu’il parlait seulement du sien et de celui de ses amis. Mr Bruni ayant le privilège de choisir son salaire, et de faire des cadeaux fiscaux à ses proches.

Maintenant que nous sommes une majorité à avoir pris conscience de ses mensonges, il serait peut-être utile de se poser un instant et de se demander ce que peut bien vouloir dire “pouvoir d’achat”. Si on y regarde de plus prêt, le pouvoir d’achat s’applique à n’importe qui, le smicard comme le PDG. Les deux voulant gagner plus. L’un pour survivre, l’autre, juste pour gagner plus. Parler du pouvoir d’achat n’est donc qu’une façon élégante de maquillé une réalité bien plus triste.

Le principal problème de notre société, c’est qu’une large majorité de personnes travaillant durement n’arrivent pas à vivre des fruits de leur travail. Le problème est là et pas ailleurs. Qu’un PDG veuille gagner plus, c’est son droit, mais dans l’absolu, comme il dépense moins d’argent que ce qu’il en gagne, on ne peut pas parler de problème en soi.

Pour les autres, il faut tenter de comprendre pourquoi travailler ne permet plus de vivre décemment. Pourquoi y a t-il un tel déséquilibre entre l’argent gagné tous les mois, et les dépenses qu’il faut couvrir pour vivre?

On nous rabâche à longueur de temps que le libéralisme c’est le marché qui se régule tout seul, mais manifestement dans une société libérale, les salaires ont de plus en plus de mal à s’adapter au coût de la vie.

Tant qu’on ne se décidera pas à réfléchir à ce que doit être une répartition équitable de la richesse produite, le système ne pourra pas s’améliorer. Les bas salaires sont en train de devenir de la chair à profit pour satisfaire l’avidité toujours plus grande d’une élite qui a la chance de définir de manière quasi unilatérale les règles de la répartition de la richesse produite.

Pour exemple, on apprend aujourd’hui dans les médias que les patrons ont vu leur rémunération augmenter de 40% en moyenne... Ce n’est pas prendre les gens pour des c...? Ce qui, avec le bouclier fiscal offert par Mr Bruni, fait qu’au final l’augmentation de leur pouvoir d’achat frise l’insolence.

On justifie souvent les hauts salaires en disant que grâce à l’action des dirigeants, la société fait du profit. Pourquoi pas, mais c’est oublier un peu vite que le profit que génère les bas salaires est loin d’être négligeable aussi. En voici un exemple.

Dans beaucoup d’industries, il existe une boite à idée. Un jour, un ouvrier de l’industrie automobile trouve une idée de génie. Une manière astucieuse d’empiler les vilebrequins. Il devient donc possible d’en transporter plus en un seul transfert. Ça ne vous parle peut-être pas, mais cette idée a permis à l’industrie automobile du monde entier de gagner des milliards. Si on appliquait la même règle que pour les hauts salaires, cet homme aurait du toucher à vie les gains de productivité qu’il avait engendré. Mais non... Il a juste touché une prime, certes conséquente au regard de son salaire, mais après terminé. Le reste des gains de productivité, ce n’est pas lui qui va les empocher mais des gens qui n’y sont pour rien. Est-ce normal?

Par ailleurs, la productivité des entreprises en France augmente de manière constante et soutenue. Mais ces gains de productivité ne profitent quasiment pas aux bas salaires. est-ce normal?

On ne peut donc pas aborder le problème du pouvoir d’achat en faisant l’économie d’une réflexion sur les mécanismes de répartition de la richesse. Aujourd’hui, on prive les bas salaires d’une part non négligeable de la richesse qu’il produisent. Leur demander de travailler plus est un leurre, il suffit simplement de leur donner leur juste part...
par Genfi publié dans : Politique
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Dimanche 10 février 2008
Puisque c’est dimanche, profitons en pour aborder des sujets un peu plus légers...

Qui n’a jamais été embêté avec une table bancale..? Eh bien, si vous n’avez pas de papier à plier pour faire une cale, nos mathématiciens de génie ont démontré récemment une chose super pratique...

Si une table à 4 pieds est bancale, il est TOUJOURS possible de la rendre stable en lui faisant faire une, deux ou trois rotations de 90°... C’est balèze non?

Faisons fi des équations mathématiques qui démontrent ce phénomène et voyons ce que ça veut dire en image.

si vous avez une table bancale à 4 pieds disposés en carré (cette précision est importante sinon ça ne marche pas), commencez par lui faire faire une rotation de 90°, c’est-à-dire que dans le dessin ci-dessous, le pied rouge va prendre la place du pied vert.
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Si la table est encore bancale, recommencez l’opération. Si ça ne marche toujours pas encore un coup et là c’est obligé de marcher. En fait, il y a 4 positions possibles, et il y en a forcement une qui rendra la table stable.
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J’ai testé pour vous, ça marche vraiment à tout les coups!

Bon dimanche à tous.
par Genfi publié dans : A découvrir
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Samedi 9 février 2008
Il y a quelques temps encore, pour entrer dans le bâtiment où je travaille, il me fallait franchir un sas composé de deux doubles portes. Les portes n’étaient pas spécialement faciles à ouvrir, et l’hiver, lorsqu’elles restaient ouvertes, un froid glacial envahissait le couloir sur lequel elle donnaient.

Mais on n’arrête pas le progrès. Cette année, le Père-Noël avait dans sa hotte, de belles portes automatiques qui après quelques travaux, équipèrent le fameux sas. La classe! Une entrée toute neuve. Maintenant, lorsque j’arrive, inutile de sortir les mains glacées que je réchauffe tant bien que mal dans les poches de mon pantalon. Non! Il me suffit d’avancer, de garder mon pas décidé et volontaire, et d’avoir confiance en la technique. Un capteur détectera ma présence et, sans que je lui demande, actionnera les portes.

Les premiers jours, j’avais presque envie d’entrer et sortir du bâtiment, juste pour jouer avec les portes, mais comme on ne me paie pas pour ça, j’ai abandonné cette folle idée... Néanmoins, après quelques jours, je fini par me rendre compte que quelque chose avait changé. Quelque chose n’était plus comme avant. Ce qui avait changé, c’était les gens que le sas avale ou recrache à longueur de journée.

Avec les anciennes portes, nous faisions tout le temps attention qu’il n’y ai personne derrière. Si c’était le cas, nous tenions la porte, quitte à faire une pause pour laisser le temps à la personne d’arriver. On se disait merci, on se regardait, se souriait, et si on se connaissait, on échangeait quelques mots. Maintenant, ce n’est plus le couloir qui est froid, mais l’ambiance... chacun reste dans sa bulle. Plus besoin de faire attention l’un à l’autre, le capteur et là pour ça. Plus besoin de politesse ou de galanterie, chacun peut resté concentré sur ce qu’il a à faire...

Je vous rassure, je ne vais pas monter une association pour l’abolition des portes automatiques... C’est juste une façon de souligner que souvent, des progrès comme celui-ci destiné à nous simplifier la vie, nous enlève, sans que nous n’y prenions garde, des interactions que nous avions avec nos semblables. Ce qui est dommage, ce n’est pas de perdre ces interactions, mais simplement de ne pas s’en rendre compte. Nous avons encore un peu moins besoin de faire attention aux autres.

Heureusement, il me reste les portillons de tourniquet dans le métro pour avoir la chance de tenir la porte à une jolie femme... C’est d’ailleurs assez amusant de regarder les gens interagir entre eux. Ceux qui ont la chance d’avoir encore des portes à l’ancienne à franchir peuvent s’en rendre compte. Si par exemple on ne veux pas tenir la porte à quelqu’un, on accélère le pas pour mettre la distance nécessaire qui fait comprendre à l’autre qu’il était trop loin pour qu’on lui tienne la porte. Si c’est une jolie femme qui avance, il n’est pas rare de voir un homme adapter son pas pour se synchroniser avec le moment où elle devra franchir la porte afin de lui faire cette politesse et avoir un sourire en échange. La porte agissant comme un goulet d’étranglement, nous étions obligé de faire attention les uns aux autres bien avant d’arriver sur elle...

Ce sont tout ces petits échanges gratuits, sans attente particulière que je regrette d’avoir perdu avec les portes automatiques. Les portes s’ouvrent plus facilement mais les coeurs se ferment encore un peu plus. Une société humaine a besoin de ces échanges qui tissent des liens permanents entre les êtres. Ne nous éloignons donc pas un peu plus les uns des autres. Soyons vigilant et...

Portez-vous bien...
par Genfi publié dans : Valeurs humaines
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Mercredi 6 février 2008
qu'est-ce que la démocratie?

un effort perpétuel des gouvernés contre les abus du pouvoir.

Alain, "Propos"


L'occasion de vous faire découvrir un site où vous pourrez télécharger gratuitement plusieurs ouvrages de ce philosophe

http://www.laphilosophie.fr/livres-de-Alain-texte-integral.html
par Genfi publié dans : Politique
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Samedi 2 février 2008
Il paraît que notre président dévisse dans les sondages... Une chute manifestement imputable à son incapacité à redonner du pouvoir d’achat qu’il avait pourtant promis.

En disant que le seul moyen d’augmenter le pouvoir d’achat, c’est de travailler plus, notre président sous-entend deux choses:


- La première : le système de répartition de la richesse produite est équitable et n’a pas besoin d’être changé.

- La deuxième : il est normal qu’aujourd’hui, notre travail ne suffise plus à nous faire vivre correctement.

Aujourd’hui, le système de répartition de richesse est fortement inéquitable. Certains gagnent trop, d’autres pas assez. On peut faire tous les rapports qu’on veut, consulter tous les experts de la planète, on ne pourra pas ramener ce système à l’équité sans demander à ceux qui gagnent trop de renoncer à une parti de leur gain. Et comme ceux qui gagnent trop sont ceux qui décident... Il est inutile d’espérer....

En attendant, voici une belle leçon de démagogie donnée par notre président. Observez la conviction de son discours avant son élection (première partie de la vidéo). A l’écouter, il va tout faire pour redonner aux français du pouvoir d’achat. Beaucoup l’ont crut... Le discours une fois élu (le seconde partie de la vidéo) est carrément désinvolte, en deux mots, “me faites pas chi... si vous voulez du pognon aller bosser... car moi j’ai rien à vous donner”.

Il n’est pas utile d’espérer quoi que ce soit de notre président. Il a déjà fait ce pour quoi il a été mis au pouvoir : installer le bouclier fiscal pour les plus riches, defiscaliser les droits de successions pour les grosses fortunes.

Ce qui frappe le plus, c’est de voir que sa priorité a été de vider les caisses en donnant des milliards à ceux qui n’en n’avaient pas besoin, et dire ensuite aux français qui ont du mal à joindre les deux bouts (c’est son expression) : “désolé, les caisses sont vides...”

Quelle belle leçon de démagogie vous nous avez donnez là Monsieur le président..!

par Genfi publié dans : Politique
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