Vendredi 1 décembre 2006
Il y a des expressions qui m'inspireront toujours. J’avais aborder déjà le double sens de la question “qu’est-ce qu’on mange ce soir?”, aujourd’hui, j’ai envie de “philosopher” un peu sur “la main tendue”...

Dans un premier sens, on peut imaginer que la main tendue est celle de celui qui réclame: le mendiant. D’un autre côté, on peut aussi imaginer que c’est la main de celui qui vient en aide à quelqu’un.

Si l’on est dans un état d’esprit assez égoïste, la première image à laquelle on pense c’est celle du mendiant assit dans la rue en train de tendre la main pour venir réclamer une petite pièce. Une petite pièce, partie intégrante de notre trésor personnel, qu’on se gardera bien de sortir si on nous la réclame.

Dans un état d’esprit plus altruiste, l’expression renverra directement à l’action d’aider quelqu’un, de lui porter secours, une main secourable mu par un esprit charitable.

Finalement, c’est toujours nous, en fonction de notre état d’esprit du moment, qui donnons un sens aux choses. Les choses ne sont jamais ni toutes blanches, ni toutes noires, cela dépend beaucoup de notre façon de les regarder, de les appréhender. C’est un peu pour cela que je me méfies toujours de mes certitudes en me disant que ce n’est probablement qu’une façon de voir les choses. Et si je fais l’effort, il m’est possible de changer de point de vue et de voir les choses de façon complètement différente.

Ça me fait penser à l’histoire d’un homme qui marche dans un jardin public et qui profitant du beau temps s’assoie sur un banc pour rêvasser un peu. Très vite l’homme est incommodé par une odeur fort désagréable... Un coup d’oeil rapide, les doutes sont confirmés, une belle merde de chien a récemment été déposée à côté du banc... Beurk! c’est dégoûtant! Et tout en rouspétant, l’homme remarque que sur la merde, une grosse mouche était en train de s’en délecter... Et manifestement, cette mouche ne partageait pas son dégoût...

Dans l’absolu, la merde n’est ni bonne ni mauvaise, ça dépend de la façon dont on s’y relie...

Bonne journée à tous.
par Genfi publié dans : Réflexion
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Jeudi 30 novembre 2006
Qui n’a jamais rêvé de changer de vie? Nous sommes beaucoup à avoir voulu un jour changer de vie. Et tout autour de la planète, une multitude d’êtres ferment les yeux et rêvent à une vie nouvelle. Pour certain, c’est changer de métier, changer d’endroit, changer les conséquences d’une erreur passée, mais pour beaucoup, c’est simplement rêver à un avenir meilleur. Ce désir d’avenir (sans faire de référence politique) brille encore plus dans les yeux des enfants. Les enfants sont la plus belle ressource de la planète, celle qui peut tout changer si tenter qu’elle puisse avoir accès à un minimum d’éducation.

Notre société est pleine d’injustice, mais parfois elle sait faire preuve d’une belle solidarité. Des hommes et des femmes touchés par la souffrance des autres mettent en place de véritables ponts entre les pays développés et les pays pauvres. Des ponts qui relient des êtres à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Je veux parler du parrainage, de la chance que nous avons de pouvoir aider un enfant du bout du monde.

Malheureusement, ces ponts sont peu fréquentés, et si tout les gens qui ont les moyens de le faire le faisaient, nous changerions vraiment la face du monde. Mais l’homoconsomus que nous sommes peine à franchir le pas de la générosité et de la solidarité. On sait jamais, nous pourrions avoir besoin des poussières d’euros nécessaires à parrainer un enfant. Mais pas question de passer pour un radin, nous avons élaboré une multitude de stratégies pour se justifier de ne pas le faire... La plus classique: “Moi j’aimerai bien donner, mais tu ne sais pas où va l’argent. Si ça se trouve tu donnes et tu engraisses un escroc au passage”. C’est peut-être vrai, mais n’est-ce pas ce que nous faisons tous les jours? Quand on achète un parfum, on engraisse l’industrie du luxe et on le sait. On prend un abonnement téléphonique, les opérateurs abusent et on le sait, la liste est longue mais cela ne semble gêner personne. Certain vont même réciter par coeur le scandale de l’ARC, qui à lui seul a anéanti le travail d’une foule d’ONG honnêtes. Notre intelligence a pu efficacement être mise à contribution pour inventer toute une foule d’excuses aussi originales les unes que les autres. La main bien refermée sur notre porte-monnaie, nous nous réjouissons d’avoir pu cacher notre radinerie par notre argumentaire de génie.

C’est vraiment dommage, car le parrainage d’un enfant est vraiment quelque chose de facile, à la portée de beaucoup de bourses, et qui apporte beaucoup plus que ce que l’on donne. Nous avons ici et maintenant le pouvoir de changer la vie d’un enfant, de lui assurer une éducation de base, un avenir meilleur. Par cet acte, nous nous montrons solidaire, nous retrouvons nos vraies valeurs. Celles qui ne sont pas cotées en bourse. Pour certains, c’est même une façon de reconnaître la responsabilité que nous avons dans la pauvreté de beaucoup de pays du monde. Un juste retour des choses. On change la vie d’un enfant et voilà que notre vie change. On reçoit des lettres du bout du monde pleine de chaleur, de joie et d’affection. Nous tissons des liens fraternels entre les peuples.

Au final, le parrainage nous permet de changer DEUX vies
par Genfi publié dans : Valeurs humaines
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Mercredi 29 novembre 2006
En jetant un oeil sur le site du monde, je tombe sur un article sur la surpêche que subit le thon rouge. Cet article est intéressant car il symbolise à lui seul les travers de notre société de consommation.

Au départ, une ressource: le thon rouge. Apprécié pour sa chair et ses apports nutritionnels l’homme s’est mis à le pêcher. Jusqu’à là, pourquoi pas. Mais la société que nous avons construit considère que toute activité humaine doit croître d’année en année. Cette démarche s’applique donc également à la pêche au thon. Le seul petit problème, c’est que le thon est une ressource vivante qu’il est nécessaire, voir impératif de laisser se reproduire si nous voulons en consommer l’année suivante. Si on en pêche un peu, la population de thon continuera à croître. On peut toutefois en pêcher plus jusqu’à un point d’équilibre où la quantité pêchée stabilise la population de thon. Si on dépasse cet équilibre, plus de solution, la population se réduira jusqu’au dernier.

La population humaine augmentant, tout le monde veut sa part de thon, et chacun veut que son affaire prospère de plus en plus chaque année. La quantité de thon n’étant pas infini, si l’on veut rester en dessous du point d’équilibre nécessaire à la continuité de l'espèce consommée, il est impératif que chacun en pêche de moins en moins si on est de plus en plus à le pêcher... Malheureusement, les marchés n’ont rien de raisonnable, encore moins d’équitable, la pêche au thon menace donc sérieusement la survie de l’espèce. Personne ne voulant renoncer à sa part, le thon est aujourd’hui condamné à disparaître.

Des mesures on certes été prises, mais quelles mesures!
voici les chiffres
29 500 tonnes : quota de pêche au thon rouge autorisé en 2007 dans la zone l'Atlantique est et la Méditerranée.

15 000 tonnes : niveau de prise au-delà duquel le renouvellement du stock de thon rouge n'est pas assuré.

50 000 tonnes : niveau de prise estimé, pêche illégale comprise. L'essentiel va engraisser dans des fermes marines.

Voilà comment on sacrifie une espèce pour gagner quelques argents dans une vue à très court terme. Une vision à plus long terme nous inciterai à beaucoup plus de modération dans notre consommation de thon, mais manifestement beaucoup se disent qu’ils seront mort avant que le thon disparaisse... Au rythme où ça va, pas sûr...

Alors puisque mes frères humains ont à ce point peur de manquer de thon rouge, je crois qu’il est plus sage pour moi de renoncer et de leur laisser ma part. Puissions nous être plus chanceux que les thons...
par Genfi publié dans : écologie
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Mardi 28 novembre 2006
Avez-vous déjà remarqué que cette simple question a deux sens complètement différents?

Le premier sens, celui auquel nous sommes habitués, implique une situation que beaucoup jugent “pénible”... il faut choisir parmi tout ce qui est entassé dans nos placards et congélateurs ce qu’on aura envie de manger ce soir. Le choix est difficile, mais avec courage et détermination on écarte les premières rangées de produits dans l’espoir de tomber sur quelque chose qu’on aurait acheté et oublié. Si on est chanceux, cette découverte provoquera un petit effet de surprise. Sinon on se rabattra sur la première boite ou surgelé venu en se disant qu’il faudra penser à refaire les courses.

Le deuxième sens est aussi une situation pénible... Mais cette fois-ci il n’y a plus de choix. Il n’y a même plus rien du tout, cette question banale est devenue une question de survie. Il faut trouver quelque chose à manger.

Comme quoi, riche ou pauvre, on se pose les mêmes questions...
par Genfi publié dans : Réflexion
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Lundi 27 novembre 2006
Nous avons réussi à construire une société moderne, hi-tech et confortable et aussi bien que cette société puisse être, elle souffre d’un véritable défaut. elle n’est pas accessible à tout le monde. Ceux qui en jouissent côtoient rarement ceux qui en sont exclut. C’est même pire que ça, les premiers ne font plus attention aux seconds qui deviennent comme invisible. De temps en temps, quand l’esprit n’est pas occupé par les prochaines vacances à préparer ou la dernière console de jeux à acheter, il arrive que des images de pauvreté interpellent et frappent les consciences. On se dit qu’il faudrait faire quelque chose pour ces malheureux. Pensée éphémère qu’on balaie en se disant qu’on ne va pas s’excuser d’être riche!

Puis, viennent les dîners, les soirées entre amis, les réunions mondaines. Une multitude d’occasions pour se mettre en valeur, exposer sa réussite et montrer sa noblesse de coeur. Pour cela on se vante de quelques bonnes actions. Mais de quelles bonnes actions il s’agit..? Pour beaucoup cela se limite à dire: “Moi je ne jette pas, je donne aux pauvres!”. Voilà à quoi se résume la solidarité de nos jour. On passe pour généreux si à la place de jeter ce qui n’a plus grâce à nos yeux on le donne. On s'enorgueillit d’avoir laisser un sac de vieux vêtement aux associations caritatives plutôt que de l’avoir jeter. La bonne conscience est sauvée. On aurait pu le jeter, mais non, on s’est montré bon seigneur et on l’a donné.

Vu du côté des plus démunis, c’est une bonne chose, c’est mieux que rien. Mais vu du côté humain, c’est différent, le confort moderne nous à fait perdre toute humanité. Nous avons abandonné nos valeurs humaines pour le matérialisme. Fort heureusement nous avons gardé suffisamment de condescendance pour faire du tri sélectif et donner ce que nous aurions pu jeter sans aucun état d’âme. Mais de la compassion nous n’en avons plus. Nous ne partageons plus le pain frais avec celui qui est dans le besoin, nous ne lui laissons que le pain rassit. Celui qu’on avait gardé pour être sur de ne pas manquer et qu’au final nous n’avons pas mangé. Les pauvres ne méritent que nos poubelles.

Donner au lieu de jeter, ce n’est pas bien, c’est simplement normal pour quiconque se prétend humain. Ça ne mérite même pas qu’on en parle ou qu’on s’en vante tellement se geste doit être naturel. La solidarité c’est de renoncer à quelque chose pour l’offrir avec le coeur. C’est faire l’effort d’ouvrir son porte-monnaie à défaut d’ouvrir son coeur parce qu’on réalise que nous n’avons pas tous la même chance.

Puisque Noël approche, retrouvons un peu d’humanité, retrouvons nos valeurs de générosité offrons autre chose que nos poubelles.
par Genfi publié dans : Valeurs humaines
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Dimanche 26 novembre 2006
Quand je regarde le monde dans lequel nous vivons, je ne peux m'empêcher de me dire que celui-ci est injuste. On aurait pu croire que l’humanité forme une famille solidaire, mais non. On à préféré découper le monde en pays, les pays en régions, les régions en villes, les villes en quartiers, les quartiers en maisons, dans les maisons des familles, dans les familles des individus, dans les individus... un ego. Les plus égoïstes perdent la notion de solidarité dès le franchissement de la frontière entre l’ego et l’individu. D’autres arrivent à maintenir la solidarité entre les membres de leur famille (jusqu’au mur de leur maison).  Mais après, la solidarité tombe en chute libre. Au niveau du quartier il en reste encore un peu, enfin bref, tout ça pour dire qu’une fois franchi la frontière nationale, il ne reste plus rien! Au bout du monde, les gens ne meurent pas en paix, mais nous sommes en paix quand ils meurent.

Je me demande souvent comment mettre un terme à ce génocide économique, eh bien croyez le ou non, j’ai une idée! Je sais, beaucoup vont me dire que je rêve, à ceux-là je demande de ne pas me réveiller avant la fin de mon article...

Une des causes du déséquilibre mondial sont les ressources naturelles comme le pétrole. Le raisonnement qui va suivre, je vais le faire avec le pétrole, mais ça marcherait avec n’importe quelle ressource naturelle. Si le monde était solidaire, on trouverait normal que les ressources soient équitablement réparties. Au lieu de vendre le pétrole au plus offrant, on fixe un prix qui couvre les frais d’extraction plus un bénéfice (raisonnable) pour le pays qui l’extrait. Ensuite on revend au prix fixé une quantité de pétrole à chaque état du monde. La quantité étant calculée  au prorata de la population du pays par rapport à la production mondiale. Là où cela devient intéressant c’est qu’ensuite les pays pauvres, souvent très peuplés et peu industrialisés n’auraient pas forcement besoin de la totalité de pétrole qui leur a été attribuée et vendue. Ils auraient donc ensuite la possibilité de revendre leur surplus au plus offrant.

Ce système n’agirait en fait que sur la répartition de l’argent du pétrole. Les gros consommateurs achèteraient le surplus des petits consommateurs au lieu d’acheter aux producteurs, les petits consommateurs bénéficieraient ainsi d'une source de revenu nécessaire à leur développement. Ce serait une façon juste de répartir les ressources mondiales, qui découlerait du fait que l’humanité est une famille qui se doit d’être solidaire entre ses membres.

Vous pouvez maintenant me réveiller avec vos commentaires...
par Genfi publié dans : Réflexion
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Samedi 25 novembre 2006
Je crois que ça n’a échappé à personne, l’écologie et le développement durable sont dans l’air du temps. C’est à la mode, tout le monde en a entendu parlé, certains savent même ce que c’est. A partir de là, on pourrait imaginer qu’une prise de conscience modérerait un petit peu notre fièvre acheteuse, que nos achats deviendraient plus responsables. On pourrait l’imaginer... Mais nos publicitaires veillent...

Avant, la préoccupation des ménagères était la blancheur de leur linge. Les publicitaires leurs ont donc présentés des lessives qui lavent plus blanc que blanc... Aujourd’hui, c’est l'environnement qui à la côte. On nous présente donc des produits plus verts que verts...  Si on vous présente une lessive, on rajoute un peu de verdure, un petit ruisseau, trois oiseaux qui chantent et hop, la lessive devient écolo! C’est trop facile! Je prends l’exemple de la lessive, mais ça marche aussi pour n’importe quel produit...

Ce que les publicitaires ont compris c’est que nous avons juste besoin d’avoir bonne conscience. Nous sommes attentifs aux arguments sur le développement durable, mais pour l’instant il ne faudrait pas trop toucher à notre niveau de vie et confort actuel. Charge au industriels de nous faire des produits respectueux de l'environnement pour le même prix! L’industriel attentif au marché, réduit donc ses émissions de polluant de quelques pour-cent et nous dit: “Je pollue moins c’est bon pour l’environnement”... “Achetez mon produit c’est la nature qui vous dira merci” et j’en passe. Dans l’absolu, il n’a pas tort. 10 tonnes de polluant au lieu de 11 c’est sûr c’est moins... Mais le problème du développement durable c’est quand même de ne pas compromettre le développement des générations futures. On est plutôt loin de cet objectif pour le moment.

Donc quand un publicitaire nous vante les vertus d’un produit vert, il faut comprendre que le produit pollue toujours mais un peu moins qu’avant. Avec les lessives nous avons eu droit au blanc puis au plus blanc que blanc. Nous aurons droit maintenant aux produits verts, plus verts que verts, plus verts que le vert plus vert que vert, et ainsi de suite...

Pensez-vous vraiment que les produits sont devenus verts d’un coup de baguette magique ou bien on nous dit ça pour qu’on puisse continuer de consommer la conscience tranquille..?
par Genfi publié dans : Pub
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Vendredi 24 novembre 2006
On peut dire que parmi les débats qui animent ce siècle, celui sur les OGM fait partie de ceux qui suscitent le plus d'interrogations. Comme tout débat, on peut être pour ou contre, mais pour cela il faut des éléments pour se forger une opinion.

Tout ce qui vit sur Terre, aussi bien le végétal que l’animal dispose d’un code génétique, une sorte de mode d’emploi pour se construire. Ce mode d’emploi est porté par la célèbre molécule d’ADN (Acide DésoxyriboNucléique pour les intimes). Grosso-modo, on sait que la vie a évoluée à partir d’un point commun, une forme de vie élémentaire, qui au fil du temps c’est diversifiée en une multitude d’espèces vivantes. Aussi variées que puissent être les formes de vie, elles fonctionnent toutes suivant le même principe. Elles se reproduisent à partir de leur code génétique.

Les formes de vie entretiennent des relations complexes les unes envers les autres. Certaines formes de vie (pour ne pas dire toutes) ne peuvent exister que si une d’autres forme de vie existent. On pourrait citer des exemples comme la baleine qui ne se nourrit que de plancton, le panda qui n’utilise qu’une variété de bambou. Si le plancton disparaît, la baleine disparaîtra. Au delà des relations clairement identifiées comme celles-ci, il n’est pas aberrant de penser que les espèces vivantes entretiennent une interdépendance entre elles. Une altération d’une espèce produira une altération sur une autre. C’est ainsi qu’au cours des millions d’années qui viennent de s’écouler, la vie a évoluée jusqu’à créer la biodiversité tel que nous la connaissons aujourd’hui. Ce processus n’a rien de statique, c’est un processus d’évolution lent... très lent.

Que sont les OGM?
Les OGM comme leur nom l’indique, sont des Organismes (vivants) Génétiquement Modifiés. C’est à dire qu’on a pris leur ADN (leur mode d’emploi) et on l’a modifié pour qu’ils se construisent autrement. Pourquoi pas? après tout c’est techniquement possible... Court-on un risque à faire cela? Les experts sont divisés, certains sont pour, d’autre contre. Par conviction ou par intérêt.

Ce qui est acquit, c’est qu’un champs de culture d’OGM laissé en pleine nature modifie de façon systématique les autres espèces de végétaux qui l’entoure. Ce qui prouve que l’interdépendance entre espèces est une réalité. Les espèces n’évoluent pas indépendamment les unes des autres. Cela prouve d’une certaine façon que la biodiversité telle que nous la connaissons représente une sorte de point d’équilibre du monde vivant. Les espèces sont ce qu’elles sont car les autres espèces existent.

Ce qui est acquit également c’est que ce que nous mangeons agit sur nous. Nous ne pouvons pas manger n’importe quoi, pour vivre notre alimentation doit répondre à plusieurs critères.

Question fondamentale: Si on mange des OGM, ces OGM vont-ils agir sur nous?
Des recherches ont été mené à ce sujet en nourrissants des souris avec des OGM. Ça c’est évidemment mal passé. Les souris développant des maladies que les souris nourrit normalement de développaient pas. Lorsqu’on modifie l’ADN d’une plante pour que celle-ci soit “délaissé” par l’insecte ou la larve qui s’en délectait, comment imaginer que si l’on s’en nourrit, c’est sans danger pour nous? La vie humaine a elle aussi son réseau d’interdépendance avec les espèces qui la nourrisse. Si les cultures OGM modifient leur environnement direct, pourquoi imaginer que nous pouvons les ingurgiter sans subir une modification, ou simplement une conséquence de ce changement dans l’ADN de ce que nous mangeons?

Alors pour trancher, je ne vois qu’une seule solution pour mettre fin au débat. Puisque les cultures OGM se multiplient c’est que beaucoup de gens y croient. Je propose donc au gens convaincus par les OGM de nous convaincre que c’est sans danger. Pour cela on prend un groupe de pro-OGM qu’on nourrit exclusivement de céréales OGM pendant une durée significative, et on prend un autre groupe qu’on nourrit exclusivement de céréales bio. Et on compare les résultats. Maintenant, si on estime que cette expérimentation est trop risquée, dans ce cas les OGM n’ont rien à faire en plein air et doivent rester en milieu confiné jusqu’à ce que le doute soit levé.
par Genfi publié dans : écologie
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Jeudi 23 novembre 2006
Je crois que ça n’a échappé à personne, c’est bientôt Noël. Grande fête, ou les coeurs s’ouvrent en même temps que les portes-monnaies. Tout est bon pour nous le rappeler. Les végétaux ont perdu leurs feuilles, et les publicités fleurissent. C’est une période appréciée par la majorité des gens, ce qui, au passage, montre bien que lorsqu’on s’occupe des autres on est naturellement plus joyeux. Enfin ceci dit, Noël est quand même une période où beaucoup sont confrontés à un sacré challenge. Que peut-on offrir à quelqu’un qui a déjà tout, ou disons l’essentiel? Bien sûr, pour les enfants c’est assez facile, les catalogues et les pubs TV auront soigneusement guidé leur choix. Mais les adultes..? Ils ont perdu la fâcheuse habitude de faire une liste, et en général, quand quelque chose leur plaît, ils se l'achètent.

Fort heureusement, dans cet embarras, on ne nous laisse pas tomber... Des sociétés se sont spécialisés dans le petit cadeau à la con, qui coûte pas cher et qui fait plaisir... enfin normalement. Par respect pour ceux qui me lisent, je ne ferais pas de liste détaillée de ce genre de cadeau, mais chacun devrait deviner assez facilement de quoi je veux parler. Chacun de nous en a chez soi, et beaucoup d’entre nous en ont déjà offert... Enfin si vous les cherchez vraiment, attendez la prochaine kermesse d’école ou la prochaine tombola de quartier, vous devriez les retrouver soigneusement étiquetés sur la table des lots à gagner... Car en général c’est ce qu’on donne, lorsqu’on nous demande de faire un geste pour l’école qui veut récolter des fonds pour emmener les enfants au ski. Et c’est d’autant plus marrant qu’on laisse un cadeau à la con pensant s’en débarrasser, pour revenir avec un autre cadeau à la con, parfois pire que le précédent. Mais là, on l'a gagné, donc on est satisfait environ 23 secondes, temps qui s’écoule entre le moment où vous apprenez que votre billet est gagnant et le moment où vous voyez ce que vous avez gagné. Tant pis, il faudra attendre la prochaine kermesse...

L’expression populaire “c’est le geste qui compte”, nous laisse une marge de manoeuvre assez grande pour acheter à peu près n’importe quoi. Toutefois, en ces périodes de consommation responsable, est-ce raisonnable de faire n’importe quoi? D’un autre côté, si on vous dit avant d’acheter un cadeau de vérifier où il a été fabriqué? par qui? dans quelle conditions de travail? et tout et tout vous n’êtes pas prêt de trouver vos cadeaux... Mais si on fait l’effort, c’est déjà bien.

Voilà, c’était juste un petit article pour vous souhaiter bon courage à tous pour votre courses aux cadeaux, faites de votre mieux, et si vous avez le sentiment d’avoir cédé pour un de ces cadeaux inutiles, n’oubliez pas que vous pouvez faire aussi un cadeau utile en envoyant quelques euros à une ONG qui pourra changer la vie d’un enfant contraint de fabriquer des cadeaux à la con en se demandant à quoi et à qui ça peut bien servir...
par Genfi publié dans : Conso
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Mercredi 22 novembre 2006
Si il y a des questions auxquelles j’aimerai savoir répondre en toute objectivité, celle-là en fait partie!

Les riches passent leur temps à dire que les pauvres sont pauvres parce qu’ils ne font pas d’effort, les pauvres éprouvent souvent un sentiment d'injustice à l’égard des riches, alors que penser?

Comme c’est mon blog, je commence par mon point de vue... J’ai depuis longtemps le sentiment qu’il y a quelque chose d’inéquitable dans la répartition des richesses. Mais un sentiment est subjectif alors je développe.

Raisonnons au niveau d’une entreprise. Une entreprise est composée d’hommes et de femmes oeuvrant tous pour un même objectif. Cette entreprise crée donc une richesse. Cette richesse une fois produite, il faut la partager. Qu’on le veuille ou non, chaque élément de l’entreprise a contribué à l’obtention de cette richesse. Chacun à son niveau. A partir de ce principe on pourrait imaginer dans un premier temps diviser cette richesse par le nombre d'élément et la redistribuer ainsi équitablement... Pas aussi simple, les personnes n’ont pas tous la même fonction au sein de l’entreprise, et leur contribution doit être pondérée. toutefois, tous étaient nécessaires. Il existe donc un point d’équilibre où chacun, conscient de son rôle, s’estimera justement récompensé pour son effort par une répartition pondérée de la richesse produite.

Maintenant imaginons qu’un ou plusieurs éléments de l’entreprise décide d’augmenter leur part. La richesse étant ce qu’elle est, il faut pour pouvoir le faire, diminuer la part des autres. Et là on s’écarte du point d’équilibre... L’enrichissement des premiers se fait au détriment des seconds.

Je conçois qu’il n’est pas forcement facile de trouver ce point d’équilibre. Mais ce qui me fait dire que l’économie mondiale ne fonctionne plus sur son point d’équilibre ce sont, par exemple, les chiffres du ratio entre le salaire du plus haut dirigeant et le salaire de l’ouvrier le plus mal payé. Dans les années 70, ce ratio était d’environ 10. Les dirigeants touchaient environ 10 fois le salaire de l’ouvrier. Aujourd’hui, ce ratio atteint des valeurs entre 50 et 100... Difficile d'imaginer que l’ouvrier reçoit équitablement sa part!

Ce déséquilibre se retrouve encore plus au niveau mondial. Si on regarde la répartition des richesses dans le monde, le ratio entre pays riches et pays pauvres était d’environ 3 en 1820, il était de 72 en 1992.

C’est ce qui m'amène à penser qu’aujourd’hui lorsqu’on s'enrichit on le fait forcement au détriment de quelqu’un.
par Genfi publié dans : Réflexion
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