Mercredi 29 novembre 2006
En jetant un oeil sur le site du monde, je tombe sur un article sur la surpêche que subit le thon rouge. Cet article est intéressant car il symbolise à lui seul les travers de notre société de consommation.
Au départ, une ressource: le thon rouge. Apprécié pour sa chair et ses apports nutritionnels l’homme s’est mis à le pêcher. Jusqu’à là, pourquoi pas. Mais la société que nous avons construit considère que toute activité humaine doit croître d’année en année. Cette démarche s’applique donc également à la pêche au thon. Le seul petit problème, c’est que le thon est une ressource vivante qu’il est nécessaire, voir impératif de laisser se reproduire si nous voulons en consommer l’année suivante. Si on en pêche un peu, la population de thon continuera à croître. On peut toutefois en pêcher plus jusqu’à un point d’équilibre où la quantité pêchée stabilise la population de thon. Si on dépasse cet équilibre, plus de solution, la population se réduira jusqu’au dernier.
La population humaine augmentant, tout le monde veut sa part de thon, et chacun veut que son affaire prospère de plus en plus chaque année. La quantité de thon n’étant pas infini, si l’on veut rester en dessous du point d’équilibre nécessaire à la continuité de l'espèce consommée, il est impératif que chacun en pêche de moins en moins si on est de plus en plus à le pêcher... Malheureusement, les marchés n’ont rien de raisonnable, encore moins d’équitable, la pêche au thon menace donc sérieusement la survie de l’espèce. Personne ne voulant renoncer à sa part, le thon est aujourd’hui condamné à disparaître.
Des mesures on certes été prises, mais quelles mesures!
voici les chiffres
29 500 tonnes : quota de pêche au thon rouge autorisé en 2007 dans la zone l'Atlantique est et la Méditerranée.
15 000 tonnes : niveau de prise au-delà duquel le renouvellement du stock de thon rouge n'est pas assuré.
50 000 tonnes : niveau de prise estimé, pêche illégale comprise. L'essentiel va engraisser dans des fermes marines.
Voilà comment on sacrifie une espèce pour gagner quelques argents dans une vue à très court terme. Une vision à plus long terme nous inciterai à beaucoup plus de modération dans notre consommation de thon, mais manifestement beaucoup se disent qu’ils seront mort avant que le thon disparaisse... Au rythme où ça va, pas sûr...
Alors puisque mes frères humains ont à ce point peur de manquer de thon rouge, je crois qu’il est plus sage pour moi de renoncer et de leur laisser ma part. Puissions nous être plus chanceux que les thons...
Dimanche 26 novembre 2006
Quand je regarde le monde dans lequel nous vivons, je ne peux m'empêcher de me dire que celui-ci est injuste. On aurait pu croire que l’humanité forme une famille solidaire, mais non. On à préféré découper le monde en pays, les pays en régions, les régions en villes, les villes en quartiers, les quartiers en maisons, dans les maisons des familles, dans les familles des individus, dans les individus... un ego. Les plus égoïstes perdent la notion de solidarité dès le franchissement de la frontière entre l’ego et l’individu. D’autres arrivent à maintenir la solidarité entre les membres de leur famille (jusqu’au mur de leur maison). Mais après, la solidarité tombe en chute libre. Au niveau du quartier il en reste encore un peu, enfin bref, tout ça pour dire qu’une fois franchi la frontière nationale, il ne reste plus rien! Au bout du monde, les gens ne meurent pas en paix, mais nous sommes en paix quand ils meurent.
Je me demande souvent comment mettre un terme à ce génocide économique, eh bien croyez le ou non, j’ai une idée! Je sais, beaucoup vont me dire que je rêve, à ceux-là je demande de ne pas me réveiller avant la fin de mon article...
Une des causes du déséquilibre mondial sont les ressources naturelles comme le pétrole. Le raisonnement qui va suivre, je vais le faire avec le pétrole, mais ça marcherait avec n’importe quelle ressource naturelle. Si le monde était solidaire, on trouverait normal que les ressources soient équitablement réparties. Au lieu de vendre le pétrole au plus offrant, on fixe un prix qui couvre les frais d’extraction plus un bénéfice (raisonnable) pour le pays qui l’extrait. Ensuite on revend au prix fixé une quantité de pétrole à chaque état du monde. La quantité étant calculée au prorata de la population du pays par rapport à la production mondiale. Là où cela devient intéressant c’est qu’ensuite les pays pauvres, souvent très peuplés et peu industrialisés n’auraient pas forcement besoin de la totalité de pétrole qui leur a été attribuée et vendue. Ils auraient donc ensuite la possibilité de revendre leur surplus au plus offrant.
Ce système n’agirait en fait que sur la répartition de l’argent du pétrole. Les gros consommateurs achèteraient le surplus des petits consommateurs au lieu d’acheter aux producteurs, les petits consommateurs bénéficieraient ainsi d'une source de revenu nécessaire à leur développement. Ce serait une façon juste de répartir les ressources mondiales, qui découlerait du fait que l’humanité est une famille qui se doit d’être solidaire entre ses membres.
Vous pouvez maintenant me réveiller avec vos commentaires...
Vendredi 24 novembre 2006
On peut dire que parmi les débats qui animent ce siècle, celui sur les OGM fait partie de ceux qui suscitent le plus d'interrogations. Comme tout débat, on peut être pour ou contre, mais pour cela il faut des éléments pour se forger une opinion.
Tout ce qui vit sur Terre, aussi bien le végétal que l’animal dispose d’un code génétique, une sorte de mode d’emploi pour se construire. Ce mode d’emploi est porté par la célèbre molécule d’ADN (Acide DésoxyriboNucléique pour les intimes). Grosso-modo, on sait que la vie a évoluée à partir d’un point commun, une forme de vie élémentaire, qui au fil du temps c’est diversifiée en une multitude d’espèces vivantes. Aussi variées que puissent être les formes de vie, elles fonctionnent toutes suivant le même principe. Elles se reproduisent à partir de leur code génétique.
Les formes de vie entretiennent des relations complexes les unes envers les autres. Certaines formes de vie (pour ne pas dire toutes) ne peuvent exister que si une d’autres forme de vie existent. On pourrait citer des exemples comme la baleine qui ne se nourrit que de plancton, le panda qui n’utilise qu’une variété de bambou. Si le plancton disparaît, la baleine disparaîtra. Au delà des relations clairement identifiées comme celles-ci, il n’est pas aberrant de penser que les espèces vivantes entretiennent une interdépendance entre elles. Une altération d’une espèce produira une altération sur une autre. C’est ainsi qu’au cours des millions d’années qui viennent de s’écouler, la vie a évoluée jusqu’à créer la biodiversité tel que nous la connaissons aujourd’hui. Ce processus n’a rien de statique, c’est un processus d’évolution lent... très lent.
Que sont les OGM?
Les OGM comme leur nom l’indique, sont des Organismes (vivants) Génétiquement Modifiés. C’est à dire qu’on a pris leur ADN (leur mode d’emploi) et on l’a modifié pour qu’ils se construisent autrement. Pourquoi pas? après tout c’est techniquement possible... Court-on un risque à faire cela? Les experts sont divisés, certains sont pour, d’autre contre. Par conviction ou par intérêt.
Ce qui est acquit, c’est qu’un champs de culture d’OGM laissé en pleine nature modifie de façon systématique les autres espèces de végétaux qui l’entoure. Ce qui prouve que l’interdépendance entre espèces est une réalité. Les espèces n’évoluent pas indépendamment les unes des autres. Cela prouve d’une certaine façon que la biodiversité telle que nous la connaissons représente une sorte de point d’équilibre du monde vivant. Les espèces sont ce qu’elles sont car les autres espèces existent.
Ce qui est acquit également c’est que ce que nous mangeons agit sur nous. Nous ne pouvons pas manger n’importe quoi, pour vivre notre alimentation doit répondre à plusieurs critères.
Question fondamentale: Si on mange des OGM, ces OGM vont-ils agir sur nous?
Des recherches ont été mené à ce sujet en nourrissants des souris avec des OGM. Ça c’est évidemment mal passé. Les souris développant des maladies que les souris nourrit normalement de développaient pas. Lorsqu’on modifie l’ADN d’une plante pour que celle-ci soit “délaissé” par l’insecte ou la larve qui s’en délectait, comment imaginer que si l’on s’en nourrit, c’est sans danger pour nous? La vie humaine a elle aussi son réseau d’interdépendance avec les espèces qui la nourrisse. Si les cultures OGM modifient leur environnement direct, pourquoi imaginer que nous pouvons les ingurgiter sans subir une modification, ou simplement une conséquence de ce changement dans l’ADN de ce que nous mangeons?
Alors pour trancher, je ne vois qu’une seule solution pour mettre fin au débat. Puisque les cultures OGM se multiplient c’est que beaucoup de gens y croient. Je propose donc au gens convaincus par les OGM de nous convaincre que c’est sans danger. Pour cela on prend un groupe de pro-OGM qu’on nourrit exclusivement de céréales OGM pendant une durée significative, et on prend un autre groupe qu’on nourrit exclusivement de céréales bio. Et on compare les résultats. Maintenant, si on estime que cette expérimentation est trop risquée, dans ce cas les OGM n’ont rien à faire en plein air et doivent rester en milieu confiné jusqu’à ce que le doute soit levé.
Mercredi 22 novembre 2006
Si il y a des questions auxquelles j’aimerai savoir répondre en toute objectivité, celle-là en fait partie!
Les riches passent leur temps à dire que les pauvres sont pauvres parce qu’ils ne font pas d’effort, les pauvres éprouvent souvent un sentiment d'injustice à l’égard des riches, alors que penser?
Comme c’est mon blog, je commence par mon point de vue... J’ai depuis longtemps le sentiment qu’il y a quelque chose d’inéquitable dans la répartition des richesses. Mais un sentiment est subjectif alors je développe.
Raisonnons au niveau d’une entreprise. Une entreprise est composée d’hommes et de femmes oeuvrant tous pour un même objectif. Cette entreprise crée donc une richesse. Cette richesse une fois produite, il faut la partager. Qu’on le veuille ou non, chaque élément de l’entreprise a contribué à l’obtention de cette richesse. Chacun à son niveau. A partir de ce principe on pourrait imaginer dans un premier temps diviser cette richesse par le nombre d'élément et la redistribuer ainsi équitablement... Pas aussi simple, les personnes n’ont pas tous la même fonction au sein de l’entreprise, et leur contribution doit être pondérée. toutefois, tous étaient nécessaires. Il existe donc un point d’équilibre où chacun, conscient de son rôle, s’estimera justement récompensé pour son effort par une répartition pondérée de la richesse produite.
Maintenant imaginons qu’un ou plusieurs éléments de l’entreprise décide d’augmenter leur part. La richesse étant ce qu’elle est, il faut pour pouvoir le faire, diminuer la part des autres. Et là on s’écarte du point d’équilibre... L’enrichissement des premiers se fait au détriment des seconds.
Je conçois qu’il n’est pas forcement facile de trouver ce point d’équilibre. Mais ce qui me fait dire que l’économie mondiale ne fonctionne plus sur son point d’équilibre ce sont, par exemple, les chiffres du ratio entre le salaire du plus haut dirigeant et le salaire de l’ouvrier le plus mal payé. Dans les années 70, ce ratio était d’environ 10. Les dirigeants touchaient environ 10 fois le salaire de l’ouvrier. Aujourd’hui, ce ratio atteint des valeurs entre 50 et 100... Difficile d'imaginer que l’ouvrier reçoit équitablement sa part!
Ce déséquilibre se retrouve encore plus au niveau mondial. Si on regarde la répartition des richesses dans le monde, le ratio entre pays riches et pays pauvres était d’environ 3 en 1820, il était de 72 en 1992.
C’est ce qui m'amène à penser qu’aujourd’hui lorsqu’on s'enrichit on le fait forcement au détriment de quelqu’un.
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