Dimanche 25 mai 2008

Déçu comme beaucoup par l’attitude du gouvernement sur les OGM, je ne peux qu’être mis devant le fait accompli. Nous avons au moins appris une chose, pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué, notre démocratie est déjà bien loin… Le gouvernement peut argumenter haut et fort qu ‘il a respecté le principe de démocratie, mais cela ne résiste pas à l’analyse.


D’abord, une démocratie, on le répète, est un système politique dans lequel le peuple est souverain. C’est-à-dire que le peuple élit un gouvernement pour que celui-ci conduise une politique acceptée par la majorité. Pour les OGM, la très grande majorité des français sont contre. Le gouvernement n’est donc pas en phase avec son peuple.


Deuxièmement, l’assemblée a refusé par deux fois ce projet de loi. L’assemblée censée être la porte-parole du peuple. Par deux fois, les députés ont dit NON. Un grand nombre de députés de la majorité ayant choisi de voter avec leur pied en allant faire un tour au moment du vote pour permettre à l’opposition d’être majoritaire en nombre de voix.


Déjà à ce moment certains députés ont admis du bout de lèvres subir de très fortes pressions de la part des semenciers OGM. Pour faire passer ce texte de loi, le gouvernement a donc usé d’un argument vraiment anti-démocratique, qui consiste à menacer de sanctions tous les députés UMP qui ne voteraient pas ce texte de loi. C’est à ce prix que la loi a été voté et la démocratie c’est envolée.


Maintenant que c’est voté, que faire ?


Fort heureusement ce gouvernement a un mode de fonctionnement très basique : pognon, pognon, pognon….


 Le gouvernement n’attend qu’un chose de nous, que nous soyons les consommateurs sages et disciplinés permettant à ceux qui manipulent nos politiques de faire des d’immenses bénéfices. Ils se disent qu’une fois la loi votée, nous n’aurons d’autre choix que de manger leurs OGM sans mot dire.


Avons-nous vraiment envie de leur donner raison ?


Que sommes nous prêts à faire pour montrer notre volonté de ne pas consommer des OGM ? De quels moyens d’actions nous disposons pour faire valoir le choix de la très grande majorité des français ?


Il y a bien sûr le mouvement des faucheurs volontaires, mais là, ce n’est pas à moi à pousser à ce genre d’action, chacun a son libre arbitre. Mais il y a surtout nos choix et nos porte-monnaie. Nous pouvons vraiment montrer au gouvernement que nous sommes viscéralement  attaché à la liberté de consommer sans OGM en refusant de les acheter.


Pour nous aider dans cette tache, Greenpeace a établit une liste des produits qui contiennent des OGM. Si l’on veut vraiment combattre les OGM dans la plus grande légalité, voici notre meilleur moyen d’action. Prendre connaissance de cette liste et refuser d’acheter les produits en contenant. Cette liste est disponible sur le site de Greenpeace :

 

http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/guide-ogm-greenpeace-2006-2.pdf

 

une autre liste :

http://www.coach-gym.com/blog/2006/12/27/7-liste-produits-contenant-ogm


Pour ma part, en plus de ne plus consommer ces produits, je vais écrire quelques courriers à ceux qui utilisent des OGM pour les informer que j’arrête de consommer leurs produits qui en contiennent et qu’il est de mon devoir d’informer mon entourage. On peut me dire que cela ne va pas servir à grand chose. C’est vrai si je suis seul. Mais les industriels n’ayant qu’un objectif : faire du profit, si nous sommes plusieurs à le leur dire, cela infléchira  sans aucun doute leur position.


Cela va t-il coûter plus cher de ne pas manger des OGM ?


Cela dépend de nos choix et de nos possibilités. La premières, c’est de bannir simplement certains produits que nous consommions et de ne pas les remplacer. Là, ça ne coûtera rien, si ce n’est l’impression qu’il nous manque quelque chose. Beaucoup de ces produits n’étant pas des produits de premières nécessité, cela ne devrait pas être trop difficile à gérer.


On peut ensuite remplacer des produits avec OGM par des produits sans. La différence de prix ne sera pas forcement significative sur tous les produits. Comme toujours à chacun de faire en fonction de ses moyens et de ses convictions.


Le geste le plus efficace, restera sans aucun doute de limiter sa consommation de viande. La majorité des OGM étant destinée à l’alimentation des animaux d’élevage. Comme nous consommons bien plus de viande que nécessaire, il est assez facile à faire. La seule difficulté à vaincre c’est que la majorité d’entre nous ne savent plus cuisiner sans viande. Pour la combattre, il suffit d’aller piquer quelques recettes chez les végétariens, pour trouver des idées de repas sans viande. N’importe quel moteur de recherche vous donnera accès à des milliers de recettes si vous tapez « recette végétarienne » dans votre champ de recherche.


En résumer, nous pouvons tous agir à notre niveau en supprimant un ou plusieurs produits contenant des OGM en fonction de nos moyens.


C’est à nous qu’il appartient de construire un monde sans OGM. Pas à nos politiques dont la docilité envers les semenciers n’est qu’un secret de polichinelle. Je fais partie des gens qui veulent pouvoir continuer à produire et consommer sans OGM, tant que j’aurai les moyens d’agir pour aller vers ça, je n’abandonne pas.


Mon porte-monnaie, mes choix et ma parole seront mes armes !


Aux armes citoyens…

par Genfi publié dans : écologie
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Lundi 19 mai 2008
J’ai commencé il y a quelques jours un livre passionnant:

Vers un nouveau capitalisme de Muhammad Yunus



Pour ceux qui ne connaissent pas
Muhammad Yunus, c’est un économiste qui a reçu le prix nobel de la paix. Il a, par une très grande détermination, réussi à sortir des millions de personnes de la pauvreté en créant le micro-crédit. L’histoire du micro-crédit mériterait à elle seule un article, mais aujourd’hui, je préfère parler de l’idée qu’il développe dans son nouveau livre, le “social-business”.

Le Social-Business quest-ce que c’est?

Il n’existe pas de traduction française pour cette expression. “entreprise sociale” ne pouvant traduire ce concept. L’idée d’un social-business est de faire une entreprise dont le but n’est pas de maximiser le profit. La raison d’être d’un social-business est d’améliorer la qualité de vie des personnes. Attention, on ne dit pas que ce doit être une entreprise qui gaspille ou qui n’est pas rentable. On dit juste que l’entreprise ne cherche pas à faire du profit. Elle doit tout de même être efficace et autonome financièrement.

Par exemple, si nous prenons une entreprise standard, son unique but est de faire du profit au bénéfice d’un ou d’une poignée d’actionnaires. Si par exemple cette entreprise fabrique des produits, elle cherchera à acheter au plus bas prix ses fournitures, payer le moins possible ses salariés et vendre le plus cher possible son produit fini. Le tout pour dégager une marge suffisante pour maximiser le profit une fois les frais de fonctionnement déduit.

La même entreprise en social-business, aura les mêmes frais de fonctionnement, les mêmes contraintes, mais elle se différenciera par le fait que la volonté de ne pas faire de bénéfice lui permettra d’acheter ses fournitures au prix le plus juste pour son fournisseur, de payer ses employées au prix du travail et de la richesse qu’ils produisent et de vendre le produit fini à un prix raisonnable. L’entreprise n’est plus créer pour le bien d’une seul ou d’une minorité, elle est créée pour le bien du plus grand nombre.

On peut se dire, “c’est bien beau mais ça ne marchera pas!” Mais là encore, comme pour le micro-crédit, Mr Yunus ne perd pas de temps en parole et met ses idées en pratique. Il a déjà créé plusieurs social-business et a même réussi à convaincre Danone de se lancer dans l’aventure en créant un social-business au Bengladesh pour pouvoir fournir des yaourts enrichis en vitamines et minéraux aux enfants souffrants de malnutrition.

Je vous encourage vivement à lire ce livre si vous en avez l’occasion, car vraiment il fait parti des livres qui me font penser que tout n’est pas perdu et que nous avons encore les moyens de croire en un monde meilleur.

Merci Mr Yunus.
par Genfi publié dans : Economie
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Dimanche 11 mai 2008
Inconditionnel de Cabrel, j'ai acheté son dernier album les yeux fermés, et j'ai vraiment été touché par cette chanson:

African Tour - Francis Cabrel



Déjà nos villages s'éloignent
Quelques fantômes m'accompagnent
Y'aura des déserts, des montagnes
A traverser jusqu'à l'Espagne
Et après... Inch'allah

On a de mauvaises chaussures
L'argent cousu dans nos doublures
Les passeurs doivent nous attendre
Le peu qu'on a ils vont le prendre
Et après...

Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
Je n'en sais rien
Est-ce que les douaniers sont armés ?
On verra bien
Si on me dit, c'est chacun chez soi
Moi je veux bien, sauf que chez moi
Sauf que chez moi y'a rien

Pas de salon, pas de cuisine
Les enfants mâchent des racines
Tout juste un carré de poussière
Un matelas jeté par terre
Au dessus... Inch'allah

Vous vous imaginez peut-être
Que j'ai fait tous ces kilomètres
Tout cet espoir, tout ce courage
Pour m'arrêter contre un grillage
 
Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
Je n'en sais rien
Est-ce que les douaniers vont tirer ?
On verra bien
Si on me dit, c'est chacun chez soi
Moi je veux bien, sauf que chez moi
Sauf que chez moi y'a rien

Je n'en sais rien
On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi...

La moitié d'un échafaudage
J'en demande pas davantage
Un rien, une parole, un geste
Donnez-moi tout ce qu'il vous reste
Et après...

Je n'en sais rien
On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi...

Déjà nos villages s’éloignent...
par Genfi publié dans : A découvrir
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Vendredi 9 mai 2008
Nos salles de cinéma sont pleines de super héros aux super pouvoirs qui sauvent le monde. Certainement le besoin d’entretenir le mythe du sauveur de l’humanité. Bizarrement, nos super héros, ne sauvent pas le Darfour, l’Ethiopie, où n’importe qu’elle autre région du monde où se développe la famine et la misère. Non! Nos super héros préfèrent en général sauver l’Amérique. Et même lorsque les extra-terrestres attaquent, c’est souvent en Amérique. A croire que le rêve américain a franchi les frontières de notre Voie Lactée et poussent les êtres des galaxies lointaines à rendre visite à la patrie de l’oncle SAM.

Plus sérieusement, si nous regardons l’état du monde, et réfléchissons un instant aux super pouvoirs qu’il faudrait posséder pour le sauver, on s'apercevra que voler dans les airs, posséder un super rayon laser, avoir une force surhumaine, une super technologie ou que sais-je encore ne serait pas vraiment d’une grande utilité...

Les super pouvoirs qu’il nous faudrait pour sauver le monde, nous les avons tous, mais c’est plus facile de rêver de superman, que de réveiller nos pouvoir enfouis... On se sent moins impliqué...

quels sont nos super pouvoirs? Inutile de chercher plus loin, nous les connaissons tous.

Amour, solidarité, compassion, altruisme, tolérance. C’est vrai, ça peut surprendre, mais imaginez un seul instant un monde où ces valeurs seraient partagées par tous.

si nous avons besoin de super pouvoirs, nous n’avons pas besoin de plus que ceux-là. Qu’une partie de la population devienne invincible, ne rendra pas le monde plus juste et équitable. Que les gens soient imprégnés de solidarité, de compassion et d’amour pour les autres, et le monde mangera à sa faim.

Malheureusement, nous sommes toujours empêtrés dans les théories confortables du style: c’est pas notre fautes, c’est la faute des autres, si les autres changent, nous changerons, etc, etc.

Il est là notre manque de courage. Quel effort sommes nous prêt à faire pour mieux vivre ensemble? Que nous faut-il pour que nous ayons le courage de l’amour, la solidarité, la compassion, l’altruisme et la tolérance?

Il faut inverser le sens de la réaction en chaîne. arrêter de se dire qu’on devient violent car l’autre est violent, qu’on devient égoïste car l’autre est égoïste. C’est un peu trop facile, on se limite ainsi à n’être que la réaction du comportement de l’autre. Pour inverser la tendance, il faut du courage. Il faut aimer pour que l’autre finisse par abandonner la violence, donner pour que l’autre abandonne l’égoïsme et ainsi de suite. Nous devons choisir la réaction en chaîne que nous souhaitons. Si nous nous disons capable de changer si les autres changent, alors ne doutons pas que changer notre attitude peut faire changer les autres.

Ces super pouvoirs sont à notre portée, il ne nous faut pas grand chose pour les développer. Nous pouvons tous être des super héros qui sauvent le monde. Je sais qu’on va encore me dire que je suis utopiste, mais entre regarder un superman qui sauve l’Amérique ou rêver un monde où chacun aurait foi dans les super pouvoirs que nous avons tous, j’ai fait mon choix...

Et personnellement, il me semble plus facile d’apprendre à aimer son prochain, apprendre à partager, plutôt que de voler dans les airs et soulever une locomotive d’un doigt...

Je compte sur vous mes super héros!
par Genfi publié dans : Valeurs humaines
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Mercredi 7 mai 2008
Un joli petit film de 10 minutes d'une légende indienne.


HUGH
envoyé par sylpaco
par Genfi publié dans : A découvrir
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Lundi 5 mai 2008
quelques photos de Corrèze où j'ai été passer quelques jours.




















par Genfi publié dans : A découvrir
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Lundi 5 mai 2008
par Genfi publié dans : A découvrir
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Lundi 28 avril 2008
Il parait qu'environ 50 milliards de mégots sont jeter chaque année sur le sol...

Je n'ai pas spécialement envie de faire la morale aux fumeurs, mais juste envie d'être constructif et positif pour résoudre ce petit soucis.

Il existe de plus en plus de modèles différents de cendrier de poche qui peuvent permettre à ceux qui souhaitent d'éviter de laisser leurs mégots sur le sol. En tapant "cendrier de poche" dans un moteur de recherche, on s'appercevra que l'offre est vraiment variée.

Pour vous faire gagner du temps,  voici quelques liens:

http://www.megopack.com/index.php
simple et efficace

http://www.mego-killer.com/
très mode

http://www.vegea.fr/cendrier-de-poche-publicitaire.htm
petit et pratique

http://www.rakuten.co.jp/izumiya-ty/429816/457825/485418/#540386%22
pourquoi pas...

Enfin, bref,  n'hésitez pas à fouiller sur le net pour trouver votre petit cendrier tendance.

Et si vous n'êtes pas fumeur, n'hésitez pas à transmettre l'info à un fumeur.

par Genfi publié dans : écologie
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Dimanche 20 avril 2008
Comme beaucoup de bloggueurs, il m'arrive de me demander si ce que j'écris sert à quelque chose ou répond simplement à mon besoin de partager avec vous ce qui me passe par a tête. Compte tenu du temps que me prend l'écriture de mes articles, il m'est arrivé plus d'une fois d'avoir envie d'arrêter ce blog pour me consacrer à autre chose. Envie qui n'a toujours était que de courte durée car un simple bilan me montre que ce blog ne m'apporte que des choses positives. J'ai par contre abondonné depuis longtemps la course au blockrank, pour éviter que mon blog soit une contrainte. Je n'écris que si j'ai envie d'écrire.

Il n'en reste pas moins qu'une question demeure, est-ce que ce que j'écris sert à quelque chose..?

C'est vrai que la société dans laquelle nous vivons n'est pas spécialement celle dont j'avais rêvé mais elle a un potentiel infini. Plusieurs de mes articles ne font que reflèter ce sentiment ou l'envie de la voir changer. Ce blog n'aura donc d'intérêt pour moi que si j'ai le sentiment qu'il participe à ce changement.

Si j'écris cet article aujourd'hui, ce n'est pas pour vous demander si mon blog vous est utile, c'est plutôt pour remercier tout ceux qui me l'on fait sentir et qui participent grandement au fait que je garde la motivation d'écrire. Il y a d'abord tous ceux que j'ai rencontré grâce à ce blog. Des gens dont beaucoup sont dans mes liens, et avec qui maintenant j'ai de véritables liens (comme quoi le mot n'a pas été choisi au hasard...). C'est vrai que ce sont des gens avec qui je partage beaucoup de choses et qui me font sentir que nous sommes plusieurs dans une même dynamique, une même énergie, que chacun à notre niveau nous faisons un petit quelque chose pour un monde meilleur. Rien que ça c'est déjà une grande source de motivation.

Puis, il y a les collègues de boulot, ceux qui me supportent presque tous les jours et avec qui je discutent souvent. Il n'est pas rare qu'on me dise: "tiens, hier soir j'ai lu ton blog" et s'ensuit un échange de point de vu sur le thème de l'article lu. Mais je crois que ce qui me motive le plus, c'est lorsque je vois qu'un article à succité un changement. Lorsque par exemple mon collègue et ami Patrice (oui je te dénonce..) me dit que depuis qu'il a lu mon article sur les oeufs (
zéro c'est bio), il fait très attention aux oeufs qu'il achète et à transmis l'info à ses proches qui maintenant font de même, je me dis vraiment que nous aurions tort de ne pas partager ce que nous pensons ou savons, car ce sont ces petites choses qui participent au changement. quand certains me disent qu'ils ont changé leur regard sur la viande après avoir pris conscience des problèmes que l'élevage industriel engendrait, je réalise à quel point il suffit parfois d'informer pour que les choses changent.

Moi-même, j'ai beaucoup appris des blogs que je visite, et plusieurs articles m'ont permis d'ajuster ou modifier mon comportement. Nous formons une société humaine qui se nourrie de tout ces échanges et partages. Nous évoluons ou régressons en fonction de ça. Aspirer à un avenir meilleur, comme le dit si bien Gandhi, c'est incarner ce changement, c'est le partager, le faire vivre. Et si cela résonne chez les autres, ce changement prend forme. Nous sommes tous une partie de ce changement. Nous pouvons nous focaliser sur ce qui ne va pas, mais c'est encore mieux de faire ce en quoi nous croyons. On peux se dire que ce monde est égoïste, mais c'est encore mieux d'incarner la générosité. C'est ce que je réalise de plus en plus. Comme quoi, il n'est jamais trop tard...

Continuons donc à semer des graines, continuons d'en prendre soin et de les arroser. A n'en pas douter, un jour, nous en récolterons le fruit...
par Genfi publié dans : Réflexion
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Mardi 15 avril 2008
Le monde a un grand besoin de solidarité. C’est par cet aspect que j’ai choisi d’aborder la crise alimentaire que traverse la planète. Les quantités produites chaque année parlent d’elles-même, il n’y a pas de crise de la production, juste une crise de répartition. Si il y a crise, c’est dans le partage, si quelque chose manque, c’est de la solidarité...

Revenons à des choses basiques. L’homme pour se nourrir, à besoin d’eau, de végétaux, de minéraux et de viande (bien qu’en tant que végétarien je me passe assez facilement de cette dernière).

L’eau, l’homme se la procure directement, au traitement prêt.

Les végétaux, il les cultive ou les récolte dans la nature

La viande, il la chasse ou l’élève.

Il faut donc à l’homme des terres pour cultiver de quoi se nourrir et nourrir les animaux qu’il mange. Si nous prenons le nombre d’être humain sur Terre et les besoins alimentaires nécessaire à chacun, nous avons largement assez pour nourrir tout le monde.

Alors où ça pêche?

Plutôt qu’un long discourt, j’ai préféré faire un dessin...


Malheureusement, pour satisfaire une envie de viande de plus en plus croissante d’une faible partie de la population mondiale, de plus en plus de terres cultivables sont affectées à l’alimentation du bétail d’élevage. Quasiment les 2/3! à cela se rajoute pour les mêmes, les cultures d’exportation comme le café, le coton etc. Puis viennent maintenant les biocarburants.

L’équation n’est plus tenable, ça ne peut plus marcher, il est temps de retrouver la voie de la raison. Nous devons être tous solidaires, partager les ressources de manières plus équitables.

Pour nous la crise alimentaire se traduit par une augmentation de la farine et des pâtes. Pour beaucoup, c’est simplement la mort...

On peut disserter des heures et des heures sur les responsabilités d’untel ou untel. c’est la faute des politiques, des riches etc. Le mécanisme on le connaît, c’est nous qui consommons trop. On nous “invite” à consommer toujours plus, et sagement on le fait...

Pourtant si la demande se réduit, la production aussi. On peut se donner bonne conscience en se disant: “puisque c’est produit autant le manger”, Mais ce qui est encore plus vrai, c’est que si on ne le mange plus, ça ne sera plus produit...

Je sais que c’est utopiste de penser qu’ayant conscience de ce problème, nous allons naturellement réduire notre consommation, pour permettre aux autres de simplement vivre. Mais les faits sont là! Nous n’avons pas besoin des politiques, des grands financiers pour réduire notre consommation, cela ne dépend que de nous. Personne ne nous dira par exemple que consommer de la viande midi et soir, c’est déjà être dans l'excès alimentaire. Nous devons consommer non pas pour notre bien-être, juste pour faire tourner l’économie.

On focalise sur les biocarburants, mais il ne faut pas oublier que l’élevage industriel est le premier consommateur de l’agriculture mondiale. Nous mangeons trop de viande. si nous arrivions à supprimer la viande d’un ou plusieurs repas par semaine, le monde irait déjà beaucoup mieux.

Face à cette pénurie, seule la solidarité est capable d’apporter une réponse viable à long terme, seule la modération de la consommation des pays riches permettra de redonner à manger à ceux qui souffrent. Il ne tient qu’à nous de faire ces choix.

par Genfi publié dans : Valeurs humaines
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